L’annonce de la venue de la Coupe du monde en sol canadien en 2026 a suscité une joie immense chez Julian De Guzman, le directeur général du Fury d’Ottawa. Comme joueur, il a représenté le pays dans 89 matches sans jamais pouvoir participer à un match du Mondial.

Mondial 2026: De Guzman fou de joie

Julian De Guzman a la feuille d’érable tatouée sur le coeur.

Joueur le plus titularisé de l’histoire de l’équipe nationale canadienne senior avec 89 matches internationaux à son actif, «JDG» a rêvé toute sa vie de voir la Coupe du monde de soccer débarquer dans son pays.

Quand la FIFA a octroyé la présentation du Mondial 2026 à la candidature conjointe du Canada, des États-Unis et du Mexique mercredi matin, le directeur général du Fury d’Ottawa était au septième ciel.

«C’est comme si c’était Noël, mon anniversaire et la naissance de mon enfant en même temps!»

Premier véritable joueur canadien à s’imposer dans les meilleures ligues d’Europe, Julian De Guzman a amassé amplement d’argent durant sa carrière pour se retirer l’esprit tranquille, mais le soccer canadien lui coule dans les veines.

Avec le Fury, il caresse un projet qui lui est cher. Il tient à ce que les Canadiens soient reconnus à leur juste valeur. Pour s’y faire, il compte utiliser sa position avec le club pour attirer la future génération de joueurs de soccer au pays.

«Mon rêve a commencé quand j’avais cinq ans en regardant l’équipe nationale canadienne au Mexique pendant la Coupe du monde de 1986. Je suis tombé en amour avec l’idée de représenter mon pays dans un Mondial. Je l’ai fait chez les moins de 20 ans, mais c’est une pièce qui m’a échappé pendant ma carrière de joueur chez les seniors. Cependant, ce rêve ne m’a jamais quitté. Je suis encore impliqué dans le soccer et je veux donner au suivant. Je veux me servir de mon expérience pour aider le Canada à démontrer qu’il a sa place avec l’élite mondiale.»

Pour cet ambassadeur canadien de la candidature conjointe, l’annonce de la venue du Mondial 2026 dans quelques villes canadiennes n’est qu’un début.

«C’est le temps de se mettre au travail. Ça va devenir un fait saillant dans l’histoire du soccer canadien, mais du sport en général dans notre pays. Le Mondial, c’est le plus gros tournoi au monde, tous sports confondus. La venue de ce tournoi aura un impact majeur sur nos jeunes joueurs et l’avenir de notre sport. À court terme, j’aimerais voir notre pays se qualifier pour le Mondial 2022 au Qatar, mais d’ici 2026, je ne vois pas ce qui empêcherait le Canada de faire partie de l’élite mondiale et du top-50 si nous faisons bien les choses.»

Un Fury au Mondial 2026?
Actuellement, le Canada occupe le 79e rang mondial. Il n’a jamais participé au Mondial depuis sa seule présence en 1986, mais De Guzman est convaincu que son projet avec le Fury pourra se transformer en pépinière à jeunes joueurs de foot canadiens qui participeront au Mondial de 2026.

«C’était un pari audacieux d’assembler une équipe presque toute canadienne pour évoluer dans la USL cette année, mais je crois que les gens constatent maintenant que nous avons assez de talent pour connaître du succès. Nos joueurs ont besoin d’équipes pour se faire valoir. Ottawa, c’est l’endroit parfait pour développer des joueurs de soccer de calibre international. Nous sommes dans la capitale nationale d’un des meilleurs pays pour vivre sur la planète. Il faut faire de la place pour nos joueurs. Il faut que notre club devienne une référence pour le soccer canadien.»

À titre de directeur général du Fury, De Guzman souhaite que son équipe offre le meilleur environnement possible pour encadrer les talents canadiens.

Il reste encore huit ans avant que la planète soccer amène son spectacle en sol nord-américain. D’ici là, Julian De Guzman voudrait bien qu’Ottawa soit reconnue comme un site d’entraînement pour un club du Mondial 2026.

«Le potentiel est là. Nous avons déjà un des plus beaux stades avec les meilleures installations de la USL.»