Les partisans russes avaient encore de bonnes raisons de se réjouir, mardi, leurs favoris ayant remporté une deuxième victoire dans le tournoi, cette fois par la marque de 3-1 contre l'Égypte.

La Russie fait encore sensation!

SAINT-PÉTERSBOURG — La «Sbornaïa» y est presque : la Russie a fait un grand pas vers la qualification pour les huitièmes de finale en battant l’Égypte 3-1, mardi, lors de la deuxième journée du groupe A du Mondial 2018.

Contre l’Arabie saoudite (5-0), la Russie avait fait plaisir à son public, balayant les craintes de tout un peuple après sept matchs de préparation sans victoire. À Saint-Pétersbourg, ils ont fait encore mieux, se qualifiant virtuellement pour le second tour grâce à cette deuxième victoire consécutive.

Avec huit buts en seulement deux matchs, s’il vous plaît! «Si la règle c’était d’arriver le premier à huit buts, alors nous serions champions du monde. Nous avons fait un pas dans la bonne direction», a d’ailleurs plaisanté le bourru sélectionneur Stanislav Cherchesov, promettant encore «plein» de jours heureux.

Les Égyptiens, eux, déjà battus par l’Uruguay, n’ont pu profiter du retour au jeu de Mohamed Salah et sont pratiquement éliminés. Seul un improbable succès des Saoudiens contre la Celeste mercredi (11h) pourrait faire durer encore un peu le suspense...

La question était revenue sans cesse avant la rencontre : comment arrêter Salah? «Je vous donne une réponse simple : nous sommes prêts à l’arrêter et nous ALLONS le faire», avait lancé Cherchesov, remonté.

Ses joueurs n’auront pas trop eu à forcer tant le meilleur buteur de Premier League, enfin de retour au jeu après plus de trois semaines d’absence en raison d’une blessure à l’épaule a paru rouillé.

Il faut se l’avouer, «Mo» n’a pas été bon, faisant plutôt briller le latéral gauche Zhirkov, efficace au marquage de la vedette de Liverpool.

Chassé par les milieux russes, la star égyptienne a perdu de nombreux ballons, à l’image de ses passes complètement manquées ou de ses interventions peu tranchantes.

Il a fallu attendre la 39e minute pour voir Salah négocier son premier bon ballon, sur une contre-attaque qui ne donnait rien. Trois minutes plus tard, il tirait pour la première fois au but. Héritant d’un ballon à l’entrée de la surface, il manquait d’abord son contrôle avant de tirer en se retournant.

Trop peu, trop tard

Si le petit ailier a tout de même obtenu et transformé un penalty en seconde période, c’était beaucoup trop peu, bien trop tard. On jouait la 73e minute et l’Égypte avait alors déjà trois buts de retard.

Car non contents de museler Salah, les Russes, sous les cris des «Rossya, Rossya!» ont été les plus entreprenants.

C’est la «Sbornaïa» qui a fait en grande partie le jeu. Sans grandes idées, mais avec une volonté de fer, les Russes ont maîtrisé la rencontre, s’appuyant sur un Dzyuba parfait en tour de contrôle.

Sa présence imposante dans la surface des Pharaons a permis l’ouverture du score. Le colosse poussait le capitaine égyptien Fathi à la faute, le forçant à la 47e minute à dévier dans son propre but un centre de Zobnin.

Douze minutes plus tard, Fernandes se jouait de la défense pour servir Cheryshev en retrait. L’attaquant de Villarreal ne gâchait pas l’offrande, pour réussir son troisième but du Mondial.

Et puis, trois petites minutes après la réussite de Cheryshev, Dzyuba y allait de son but à son tour. Se servant de sa taille, il contrôlait de la poitrine dans la surface, passait une charnière égyptienne assommée et trompait El Shenawy de près.

Il ne restait alors plus qu’à tenir. Face à ce Salah-là, ce n’était pas mission impossible. Surtout à la maison, dans un stade en plein délire.