Harry Kane (numéro 9) a marqué les deux buts des siens, en route vers une victoire de 2-1 face à la Tunisie.

Harry Kane se charge de la Tunisie

VOLGOGRAD, Russie — Harry Kane a complété un doublé avec une tête peu avant la fin des arrêts de jeu, lundi, permettant aux Anglais de l’emporter 2-1 contre la Tunisie, à la Coupe du monde.

Seul au poteau droit, Kane a converti de la tête une passe du même genre de Harry Maguire, après une deuxième demie terne.

« Il ne faut jamais arrêter de lutter, a dit Kane. Je suis complètement enchanté. »

Gareth Southgate a ainsi pu savourer une victoire à son premier match du Mondial comme entraîneur des Anglais.

« Les meilleures équipes au monde continuent de croire que leur travail va rapporter, a dit Southgate. Elles finissent par briser la résistance adverse. »

« C’est le fruit du travail des dernières semaines, a ajouté le défenseur Kyle Walker. Nous sommes unis et nous croyons en nous-mêmes. »

L’Euro 2016 a tourné à l’humiliation pour Kane et les siens, battus par l’Islande en ronde des 16. Et l’Angleterre n’a pas gagné un seul match lors du dernier Mondial, en 2014. Mais Southgate a revampé le groupe, devenu plus persistant, plus tenace.

Lundi, plusieurs fautes avaient été appelées contre l’Angleterre, avant le dénouement. Kane avait été amené deux fois au sol, incluant lors d’une séquence avec Yassine Meriah, en deuxième demie.

« Peut-être qu’il y a eu une justice à la fin », a dit Kane.

N’ayant pas marqué à l’Euro 2016, Kane a eu l’instinct du prédateur si souvent montré avec Tottenham.

Il a d’abord fait mouche de près à la 11e minute, après que Moez Hassen ait fait un brillant arrêt sur une puissante tête de John Stones.

Le penalty de Ferjani Sissi a toutefois ramené tout le monde à la case départ, dix minutes avant l’entracte. Jordan Pickford a plongé en vain. Walker avait été fautif aux dépens de Fakhreddine Ben Youssef.

Avec le pointage de 1-1, l’Angleterre a manqué de chance quand une tête de Dele Alli a touché la transversale. Plus tard, un tir de Jesse Lingard a touché le poteau.

L’Angleterre se tourne maintenant vers le Panama, l’adversaire dimanche. Les Tunisiens vont affronter la Belgique samedi.

Pour la Belgique, ce 20e match consécutif sans défaite lance une campagne dont les « Diables Rouges » espèrent qu’elle les mènera enfin jusqu’au dernier carré, après les éliminations en quarts du Mondial-2014 et de l’Euro-2016.

LA BELGIQUE RENVERSE LE PANAMA

SOTCHI — Rude apprentissage pour le Panama : avec une volée de Mertens et un doublé de Lukaku, la Belgique a brisé le rêve panaméen (3-0) lors du premier match des « Canaleros » en Coupe du monde, lundi à Sotchi, prenant d’entrée la tête du groupe G.

Sur les rives de la Mer Noire, des Belges apathiques ont peiné 45 minutes avant que Dries Mertens n’expédie un splendide tir lobé dans le petit filet opposé (47e).

Et sur un merveilleux extérieur du pied de Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku a enfoncé le clou de la tête (69e), avant de doubler la mise six minutes plus tard du gauche après une passe d’Eden Hazard dans l’espace (75e).

« On est contents même s’il y a des choses à améliorer », a reconnu Hazard. « Même si on n’a pas fait un excellent match, on rentre quand même bien. On marque des buts, on ne prend pas de but. »

Cela n’a pas empêché les quelque 4 500 supporters venus du petit pays d’Amérique centrale (4 millions d’habitants) de profiter bruyamment de cette rencontre inaugurale, la première de leur histoire dans un Mondial. Mais les Panaméens auraient sans doute aimé obtenir davantage dans un tournoi où les sans-grades n’ont cessé de déjouer les pronostics.

Pour la Belgique, ce 20e match consécutif sans défaite lance une campagne dont les « Diables Rouges » espèrent qu’elle les mènera enfin jusqu’au dernier carré, après les éliminations en quarts du Mondial-2014 et de l’Euro-2016.

Galvanisés

Il y aura toutefois beaucoup de choses à revoir pour le sélectionneur Roberto Martinez : gâchis dans la finition et manque criant d’énergie sous le chaud climat du sud de la Russie, peut-être plus favorable à leurs adversaires.

Galvanisés par l’enthousiasme de leurs supporters et par la sympathie du public russe, les Panaméens ont longtemps fait déjouer les Belges.

Immédiatement dans le bain, les débutants ont pris confiance et malgré leur net déficit technique, sous les vivats d’un public conquis qui scandait « Si se puede ! » (oui, c’est possible) ou « Eh-eh, Panama ! »

« C’était fantastique, les joueurs, le public, tout a été formidable. C’était un beau spectacle et l’équipe n’a pas détonné par rapport à l’adversaire », s’est réjoui le sélectionneur Hernan « Bolillo » Gomez.

Pour le reste, les « Diables Rouges » ont globalement dominé ce match, que les Panaméens, qui n’avaient plus rien dans le réservoir, ont achevé en communiant ensemble à genoux au centre du terrain, avant de saluer leurs supporters.

La Belgique lancée

Souvent, la Belgique a manqué de mouvement, s’en remettant aux inspirations de De Bruyne. Avant même sa passe décisive (74e), « KDB » avait d’ailleurs offert à Lukaku un but tout fait évité in extremis par le capitaine Roman Torres (21e).

Les Belges ont aussi beaucoup buté sur l’expérimenté gardien Jaime Penedo et multiplié les tentatives trop personnelles, à l’image du soliste Hazard.

Ce dernier a eu une occasion en or sur une passe en retrait mal assurée de Torres mais il a tiré dans le petit filet extérieur (12e) avant de gâcher plusieurs opportunités (26e, 38e).

Au final, sans le coup de génie de Mertens, les Belges auraient pu peiner longuement.

« Nous sommes devenus un peu anxieux, mais je suis ravi de la manière dont l’équipe a réagi. Le premier but (de Mertens) a été essentiel, c’est un choc mental pour l’équipe qui l’encaisse », a souligné Martinez.

En tout cas, voilà la Belgique déjà lancée avant d’affronter la Tunisie le 23 juin. Et à la différence de l’Allemagne ou du Brésil, c’est l’une des rares équipes favorites du Mondial à y être parvenu...

« On a montré qu’on était là. Même si c’était compliqué, on a quand même gagné 3-0 donc c’est peut-être un message pour les autres équipes », a prévenu Eden Hazard.

Les Suédois mettent de la pression sur l'Allemagne en rejoignant le Mexique en tête du groupe F.

LA SUÈDE REJOINT LE MEXIQUE EN TÊTE DU GROUPE F

NIJNI NOVGOROD — Victorieuse 1-0 d’une équipe de Corée du Sud totalement inoffensive lundi à Nijni Novgorod, la Suède a rejoint le Mexique en tête du groupe F de la Coupe du Monde et se prépare ainsi à compliquer la vie de l’Allemagne, son prochain adversaire.

Le seul but du match a été inscrit sur penalty, le septième sifflé et le cinquième transformé, déjà, de cette Coupe du monde.

La faute de Kim Min-woo était très nette mais il a fallu l’intervention de la VAR pour que l’arbitre salvadorien M. Aguilar la repère. Granqvist a transformé sans trembler (1-0, 65e) et les Suédois ont ensuite encore un peu plus fermé boutique pour protéger leurs trois points.

« Sur ce cas, la VAR n’aurait même pas dû être utilisée, le penalty était tellement évident... », a estimé le sélectionneur suédois Janne Andersson, très heureux de la performance de son équipe.

« On n’a pas concédé de but et on a joué comme on l’avait décidé. Je suis content du résultat et de la performance et je suis fier de mes joueurs », a-t-il dit.

Les champions du monde allemands, battus d’entrée dimanche par le Mexique, sont donc prévenus : ils n’auront pas vraiment d’autre option que la victoire vendredi à Sotchi et elle ne sera pas offerte d’avance.

Car on a retrouvé lundi les Suédois comme on les avait laissés en novembre au moment de leur qualification en barrages face à l’Italie : sans génie, certes, mais extrêmement compacts et solides.

Les attaquants maladroits

Dans un match plus riche en fautes et en cartons jaunes qu’en actions d’éclat, les Scandinaves ont d’ailleurs assez tranquillement maîtrisé la Corée, qui de son côté a semblé très faible.

La victoire des hommes de Janne Andersson ne souffre d’aucune discussion, car ils ont été de très loin les plus dangereux, la Corée ne l’ayant de toute façon pas été du tout.

Le meilleur des Coréens a ainsi été le gardien Jo Hyeon-woo, décisif à plusieurs reprises devant Berg et Toivonen, tous les deux terriblement maladroits à l’approche du but.

Le défenseur Kim Young-gwon a lui aussi sauvé deux fois son équipe, devant Granqvist, puis Berg, mais la Corée a logiquement fini par craquer.

Offensivement, les hommes de Shin Tae-yong n’ont à peu près rien proposé en dehors de deux déboulés de la vedette Son Heung-min et de quelques efforts désordonnés en toute fin de match.

« On va se préparer pour faire mieux dans les deux prochains matches. On sait que le Mexique va être un adversaire très dur mais on va bien se préparer », a expliqué le sélectionneur sud-coréen Tae-Yong Shin.

La victoire du Mexique contre l’Allemagne a brouillé les cartes dans ce groupe F mais sur ce qu’elle a montré lundi, la Corée aura tout de même du mal à se mêler à la lutte pour la qualification.

Et dans le match à trois qui se dessine, l’Allemagne est pour l’instant la moins bien placée.

Avec Agence France-Presse