Il s'agissait du quatrième but en 89 matchs pour la Canadienne Kadeisha Buchanan (à droite).

Buchanan procure la victoire au Canada à la Coupe du monde de soccer

MONTPELLIER — Le Canada a surmonté un peu de rouille de début de tournoi et une défense pugnace du Cameroun pour lancer sa Coupe du monde de soccer féminin par un gain difficilement obtenu de 1-0.

La défenseuse centrale Kadeisha Buchanan est venue à la rescousse du Canada, faisant dévier de la tête un corner dans le filet juste avant la mi-temps pour les Canadiennes cinquièmes au classement de la FIFA.

Le soulagement était palpable dans le clan canadien face aux Lionnes indomptables, classées 46es au monde.

«Nous devrons offrir de meilleures performances dans les deux prochaines rencontres, a déclaré l’attaquante Janine Beckie, qui a décoché le corner menant au but victorieux. Des adversaires de plus grande qualité s’en viennent. Mais donnons le mérite au Cameroun, elles ont joué un fort match.»

La milieu de terrain Sophie Schmidt a choisi de se concentrer sur le résultat final.

«C’est certain que vous voulez bien jouer et gagner, mais nous avons les trois points, nous avons le jeu blanc. C’est très bien.»

La capitaine Christine Sinclair a aussi regardé la performance dans son ensemble.

«Une fois que nous avons trouvé notre rythme, nous avons eu les meilleures occasions pour le reste du match. Ne restait qu’à voir si nous allions marquer ou pas et nous l’avons fait.»

Le Cameroun joue défensivement

L’histoire de la première demie a été que le Canada a tenté de jouer le ballon pendant que le Cameroun a tenté de l’arrêter. Les Africaines ont joué à cinq défenseuses formant une ligne derrière une milieu de terrain défensive quand le Canada avait le ballon. Le Cameroun souhaitait récupérer celui-ci, avant de tenter la longue passe à une attaquante en foulée.

À certains moments, les Canadiennes ont semblé à la recherche du jeu parfait alors qu’un tir au but aurait très bien fait l’affaire.

L’impasse a été dénouée à la 45e minute, sur le corner de Beckie. Buchanan a traversé la surface comme un boulet de canon au deuxième poteau, puis s’est envolée pour rediriger le ballon de la tête. Après un bond, le ballon a frappé le haut du filet.

Il s’agit du quatrième but en 89 matchs pour Buchanan.

Même s’il a eu la possession du ballon 65 % du temps et qu’il a obtenu 10 corners contre quatre pour son adversaire, le Canada n’a dirigé que 10 tirs au but contre quatre - quatre tirs cadrés contre un seul.

Le Canada fera maintenant 295 kilomètres vers le nord-est pour se rendre à Grenoble, où il fera face à la Nouvelle-Zélande, samedi. La nation qui occupe le 19e rang mondial lance son tournoi mardi, contre les Pays-Bas, classés neuvièmes.

Dans l’autre match au programme, l’Argentine et le Japon n’ont pu faire de maître dans le groupe D, se livrant un verdict nul de 0-0.

Les deux équipes accusent donc un retard de deux points sur l’Angleterre, qui a battu l’Écosse à son premier match.

Autour du globe, 23 juillet 2019

Coupe de monde féminine

Sinclair marque, mais le Canada s’incline

REIMS — Le Canada s’est fait faire la leçon, jeudi, à la Coupe du monde de soccer féminin, payant cher un lent départ et quelques erreurs défensives.

Christine Sinclair a inscrit son 182e but en carrière, mais ça n’a pas empêché le Canada de s’incliner 2-1 devant les Pays-Bas, le reléguant ainsi au deuxième rang du groupe E à la Coupe du monde de soccer féminin.

Coupe du monde

Un duel difficile attend le Canada

REIMS, France — Quand il affrontera les Pays-Bas pour son dernier match du groupe E, jeudi à Reims, le Canada disputera son plus difficile duel de la Coupe du monde de football féminin jusqu’ici.

« Il s’agit d’un groupe très talentueux, a souligné la capitaine canadienne, Christine Sinclair. Elles comptent sur trois attaquantes de classe mondiale. Elles offriront un calibre de jeu une coche au-dessus de ce que nous avons affronté jusqu’ici. Ce sera un match bien différent des deux premiers. »

Soccer

Le Canada se méfie de la Nouvelle-Zélande

GRENOBLE, France — La capitaine Christine Sinclair s’attend à affronter une équipe désespérée samedi, quand le Canada disputera son deuxième match de groupe de la Coupe du monde de football féminin face à la Nouvelle-Zélande, au Stade des Alpes de Grenoble.

Les Fougères, qui viennent de subir une défaite crève-cœur dans les arrêts de jeu contre les Pays-Bas, n’ont pas inscrit de victoire en cinq participations au Mondial (0-10-3), mais elles s’avèrent chaque fois des adversaires difficiles à vaincre.

Coupe du monde

La FIFA est «optimiste» pour une Coupe du monde à 48 équipes en 2022

ISTANBUL — Le président de la FIFA Gianni Infantino s’est dit vendredi «optimiste» au sujet de l’organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar avec 48 équipes au lieu de 32, tout en soulignant que ce ne serait «pas facile».

«Je suis optimiste, mais est-ce que ce sera facile ? Non, cela ne sera pas facile, je dois être honnête», a déclaré le patron de la Fédération internationale de football lors d’une conférence de presse à Istanbul à l’issue d’un sommet exécutif de trois jours dans la capitale économique de la Turquie.

Coupe du Monde

La France, une équipe africaine ?

PARIS — Jusqu’à Barack Obama, les origines des Français champions du monde de football ont fait parler à l’étranger, en bien ou en mal : un paradoxe alors que la France a fêté sa deuxième étoile loin du mythe « Black Blanc Beur » de 1998.

Pour défendre la diversité lors d’un discours à Johannesburg à l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, l’ancien président américain a lancé : « Si vous en doutez, demandez à l’équipe de France de football qui vient de gagner la Coupe du monde. Tous n’ont pas l’air Gaulois à mes yeux... mais ils sont Français. Ils sont Français ! », a-t-il souligné avec force.

Coupe du monde 2018

Retour triomphal des Bleus en France

PARIS — Après le sacre, le retour triomphal: les Bleus ont été accueillis en héros lundi sur le sol français, où ils doivent célébrer leur titre de champion du monde sur les Champs-Elysées avec des dizaines de milliers de personnes avant d’être reçus par le président Macron à l’Élysée.

Joueurs et encadrement de l’équipe de France, auréolés du deuxième titre mondial de l’histoire des Bleus vingt ans après celui de 1998, ont atterri peu avant 17h00 (locales) à l’aéroport parisien de Roissy, moins de 24 heures après leur victoire (4-2) en finale sur la Croatie au stade Loujniki de Moscou.

Sur le tarmac, les pompiers leur ont offert un «water salute», un arc monumental réalisé avec des lances à eau à plein régime.

Le capitaine Hugo Lloris, trophée en main, et le sélectionneur Didier Deschamps sont sortis les premiers, accueillis par la ministre des Sports Laura Flessel, sous les acclamations du personnel de l’aéroport qui chantait «Merci les Bleus».

Euphoriques malgré leur courte nuit, ils ont parcouru le tapis rouge jusqu’à un petit podium où ils ont posé pour les photographes.

Un emploi du temps serré attend désormais les champions du monde, arrivés avec une heure de retard sur l’horaire prévu.

Après s’être changés, ils doivent se rendre, à bord d’un bus frappé des deux étoiles et de l’inscription «champions du monde», jusqu’aux Champs-Elysées.

Sur un autre bus, à impériale celui-là, ils descendront la «plus belle avenue du monde», comme leurs glorieux aînés — dont faisait partie Didier Deschamps — qui avaient défilé au même endroit le 13 juillet 1998, acclamés par un demi-million de personnes.

«Une belle France» 

Dimanche, des centaines de milliers de personnes y sont venues célébrer leurs 23 héros, dont les visages ont été projetés sur l’Arc de Triomphe.

Une foule impressionnante, toute de bleu-blanc-rouge, était encore massée lundi, patientant pendant plusieurs heures sous un soleil de plomb.

«On est super fiers de cette équipe, ils sont vraiment devenus nos joueurs», s’enthousiasme Priscilla Lagneaux, arrivée dès midi avec des amis. «Il fallait qu’on les voie, et puis la Coupe aussi», explique cette préparatrice de commandes de 28 ans, qui rêve d’apercevoir son chouchou, Paul Pogba.

Coupe du monde 2018

Week-end festif à l’ambassade de France

Grâce aux prouesses de 11 joueurs dans un stade de Moscou, les Français de la planète tout entière ont pu scander « nous sommes champions du monde » dimanche.

Sous un grand chapiteau dans les jardins de l’ambassade de France sur la promenade Sussex d’Ottawa, les ressortissants français de la région se bombaient même le torse en ajoutant « champion du monde pour la deuxième fois ! » après une victoire convaincante de 4-2 contre la Croatie.

La dernière fois, en 1998, Fabrice Tarres avait 18 ans et il se trouvait à Barcelone quand l’équipe de France avait triomphé devant le Brésil au stade de France à Saint-Denis.

« Ça fait 20 ans que j’attends de revivre ce moment-là. Je suis encore à l’étranger cette fois. Ça doit être mon karma ! Nous avions besoin de cette Coupe du monde. Avec la douleur qui a accompagné les attentats terroristes, j’espère que cette victoire donnera un petit coup de moral à la France », a-t-il expliqué au son de la chanson I Will Survive, thème de la première conquête de la Coupe du monde de la France en 1998.

Coupe du monde

Une finale suivie sur le terrain du parc Lansdowne

C’est sous un soleil de plomb que plus de 1200 mordus de soccer ont regardé sur écran géant au domicile du Fury d’Ottawa la retransmission de la finale de la Coupe du monde qui a vu la France l’emporter 4 à 2 sur la Croatie, dimanche.

La plupart des gens ont apporté leur chaise de camping ou une couverture afin d’être bien à l’aise sur le terrain de soccer et de football du parc Lansdowne.

Coupe du monde 2018

Modric élu meilleur joueur du Mondial

MOSCOU — Luka Modric est un joueur sensationnel, et le parcours de la Croatie lui vaut d’être élu meilleur joueur du tournoi. Mais sera-ce suffisant pour ravir le Ballon d’Or à Cristiano Ronaldo et Lionel Messi... Voire à un des champions français?

Le sélectionneur de l’Argentine, Jorge Sampaoli, aime à répéter que le soccer doit un Mondial à Lionel Messi. Mais ne doit-il pas aussi un Ballon d’Or à Luka Modric?

Coupe du monde 2018

Mission accomplie pour Griezmann

MOSCOU — «Je veux l’étoile, je m’en fous du jeu!», lançait-il... L’attaquant français Antoine Griezmann a rempli sa mission en étant l’homme du match contre la Croatie (4-2), grâce à son coup franc puis son but sur penalty, dans un début de finale très crispant.

Il y a vingt ans, le héros s’appelait Zinédine Zidane, avec ses deux buts de la tête contre le Brésil (3-0). En 2018, ils sont plusieurs à s’être distingués, mais Griezmann a largement contribué à envoyer la foule française exploser de joie sur les Champs-Élysées.

Coupe du monde

Triomphe français en Russie

MOSCOU — Le jour de gloire est arrivé pour les Bleus qui ont gagné la deuxième Coupe du monde de leur histoire, 20 ans après celle de 1998, en dominant la Croatie 4-2 au bout d’une incroyable finale du Mondial 2018, dimanche à Moscou.

Et c’est sous une pluie battante, à 19 h 32 exactement, que le capitaine Hugo Lloris a soulevé le trophée tant convoité, remis par le président de la FIFA Gianni Infantino sur le podium où se trouvaient trois chefs d’État, le Français Emmanuel Macron, le Russe Vladimir Poutine et la Croate Kolinda Grabar-Kitarovic.

Coupe du monde 2018

Insolites: Doigts d’honneur, libellule et photographe enseveli

MOSCOU — Les doigts d’honneur de Diego Maradona, la libellule « graciée » par Hugo Lloris, le photographe enseveli sous les Croates... Entre les buts, la joie ou la déception, cinq insolites au milieu du Mondial-2018.

Robbie Williams, doigt au but

La Russie ouvre « sa » Coupe du monde en écrasant une très faible équipe d’Arabie Saoudite (5-0), mais la cérémonie d’ouverture prend la lumière, ce 14 juin. Avec une séquence courte et sans chichis, les organisateurs pensaient sans doute éviter toute faute de goût. Mais Robbie Williams, l’ex-chanteur de Take That, lance un doigt d’honneur en direction de la caméra, en gros plan et avec grimace assortie. Pourquoi ? « J’étais sous pression, il ne me restait qu’une minute, et je ne savais pas si j’aurais fini de chanter au bout de 30 secondes. Alors j’ai montré qu’il me restait une minute » tente de justifier l’artiste. « Je ne peux pas me faire confiance. Il y a un bloc entre moi et le bon sens. Il m’arrive de faire quelque chose et de me dire, cinq minutes après, “Est-ce que je l’ai vraiment fait ?” »

Les doigts de Dieu

Une autre main assure le spectacle une semaine plus tard. Sous l’œil des caméras, Diego Maradona alterne danse avec une supportrice adverse, célébration euphorique, sieste alanguie. Clous du spectacle, il adresse deux doigts d’honneur à la caméra pour célébrer le but victorieux de l’Argentine face au Nigéria (2-1). Le mot « putos » facilement déchiffrable sort de sa bouche. Plus tard, on apprend que « El pibe de oro » a été victime d’un léger malaise à la mi-temps du match.

Hugo délire

Hugo Lloris est l’un des meilleurs gardiens du monde. Il l’a prouvé lors de ce Mondial. Et quand le capitaine des Bleus est en forme, rien ne passe : ni Edinson Cavani, ni Luis Suarez, ni... les insectes. Lors du quart de finale face à l’Uruguay (2-0) le 6 juillet, Lloris repousse une libellule.

L’action se passe au quart d’heure de jeu ; la caméra s’attarde sur le gardien de Tottenham qui souffle sur une libellule venue se poser sur ses lèvres et toute heureuse de s’envoler saine et sauve. La séquence fait le miel des réseaux sociaux.

Le show Neymar

Neymar a passé un Mondial-2018 compliqué. Censé inspirer le Brésil, il signe certes quelques actions de grande classe, mais ce qui reste ce sont ses larmes face au Costa Rica, et surtout ses simulations, qui, selon une chaîne de télévision suisse, ont « coûté » 14 minutes de temps de jeu lors des quatre premiers matches de la Seleçao. Le sélectionneur du Mexique, Juan Carlos Osorio, évoque une « honte pour le football » après une roulade théâtrale en 8e de finale.

Clic clac

C’est l’une des vedettes du Mondial. Il n’a pas marqué de but ni fait d’arrêt spectaculaire ; Yuri Cortez est photographe à l’AFP. Il s’est retrouvé sous la pile des Croates célébrant le but de Mandzukic, qualifiant leur équipe pour la finale de la Coupe du monde au bout de la prolongation face aux Anglais.

« J’étais en train de changer d’objectif alors que les joueurs s’approchaient de moi », raconte Cortez, qui se trouvait juste à côté des panneaux publicitaires, à l’un des emplacements prévus pour les photographes.

« Ils ont continué à s’approcher et ils me sont tombés dessus. C’était un moment de folie, ils étaient très heureux. Et à un moment, ils se sont rendu compte que j’étais en dessous ! » rigole-t-il. La scène inonde les sites et réseaux sociaux. Fin de l’histoire : « Ils m’ont demandé comment j’allais. Un a récupéré mes objectifs et un autre (le défenseur Domagoj Vida) m’a fait une bise ».

Coupe du monde 2018

Mbappé, 19 ans et déjà sur le toit du monde

MOSCOU — Programmée pour atteindre les sommets, la fusée Kylian Mbappé a rejoint le toit du monde plus vite que prévu : le prodige de l’équipe de France a réalisé dimanche « son rêve » avant même d’avoir 20 ans en devenant le plus jeune champion du monde de l’histoire des Bleus, s’offrant même un but en finale.

Thierry Henry et David Trezeguet ont été « ubérisés » par un jeune de 19 ans ! Les deux benjamins de France 98 avaient déjà atteint la vingtaine quand ils ont soulevé le trophée suprême et ils n’avaient pas marqué en finale.

Deux décennies plus tard, Mbappé, devenu le deuxième plus jeune buteur en finale de Coupe du monde depuis la légende Pelé en 1958, a réussi à faire mieux après la victoire de la France contre la Croatie (4-2).

Repéré comme un talent hors-norme depuis son plus jeune âge et ses premiers matches sur les terrains de la Seine–Saint-Denis, le prince de Bondy avait-il imaginé réaliser un parcours aussi parfait et aussi vite ? Un titre de champion de France 2017 avec Monaco, un transfert record de 180 millions au Paris SG l’été dernier et un sacre mondial avec l’équipe de France... en moins de deux ans !

Son but inscrit peu après l’heure de jeu est un condensé de ses qualités au-dessus de la moyenne : bien servi par Hernandez, le N.10 des Bleus a feinté une frappe enroulée côté droit pour éviter un adversaire avant de fermer au dernier moment son pied pour croiser en force côté gauche du gardien (65e). Imparable.

À l’image de son incroyable déboulé à 32,4 km/h (la FIFA a révisé le premier chiffre avancé à 37 km/h) pour provoquer un penalty contre l’Argentine de Lionel Messi (4-3) en 8e de finale, sa vitesse d’exécution est supersonique. Sa trajectoire vers les sommets presque irréelle...

« Le match d’une vie »

À 19 ans et demi, l’attaquant aux 22 sélections (8 buts, 5 passes décisives) avait déjà marqué trois buts avant la finale, dont un doublé promis à la postérité contre les Argentins. Mieux, qui se souvient encore que les mégastars Cristiano Ronaldo (Portugal), Lionel Messi (Argentine) et Neymar (Brésil) sont déjà rentrées à la maison ?

« Aujourd’hui, il y a Mbappé et les autres. Pour moi, il a amené son jeu dans une dimension qui l’installe aux côtés des plus grands », a salué Youri Djorkaeff dans un entretien au Figaro samedi. « Quand tu vois Messi, Ronaldo ou Neymar qui sont pratiquement obsolètes par rapport à ce que fait Mbappé (sourire)... Il leur a mis un coup de vieux. »

Alors qu’il s’apprêtait à jouer le match le plus important de sa jeune carrière, la nouvelle coqueluche de la presse mondiale a réussi à faire preuve de détachement pour garder cette insouciance qui, au-delà de ses impressionnantes qualités balle au pied, reste la matrice de son succès.

La finale du Mondial 2018 ? « Je le vois comme un jeu en fait », avait-il confié dans un entretien diffusé par la Fédération française (FFF) samedi.

« Si tu te fais pas plaisir en finale de Coupe du monde, tu vas jamais te faire plaisir ! Après, bien sûr, il y a une exigence à garder : tu dois être dans le bloc, tu dois faire le sacrifice pour les copains, mais tu dois avant tout te faire plaisir, parce que ça, c’est une fois dans une vie sûrement », avait-il ajouté.

Avec une telle précocité, il est capable d’en vivre encore deux ou trois dans sa carrière...

« Très mature »

Habité d’une énorme confiance en soi, certains de ses comportements ont toutefois eu tendance à énerver les adversaires, comme ce ballon confisqué en fin de match pour gagner du temps qui a rendu fous les joueurs belges en demi-finale.

« Si des joueurs comme Zidane et le Brésilien Ronaldo sont entrés dans la légende, c’est parce qu’ils jouaient avec fierté et envie. Leur but n’était pas de faire du cinéma », avait même taclé son coéquipier belge du PSG Thomas Meunier, jeudi sur la RTBF. « Avec les années et la maturité, il va probablement comprendre que, pour entrer dans la légende, l’attitude compte aussi. »

Une erreur à mettre sur le compte de sa jeunesse ? Le genre d’argument qu’il ne faut surtout pas lui dire ! « C’est vrai qu’il n’aime pas qu’on lui parle de son âge », raconte Samuel Umtiti. « Pour l’embêter, on lui dit même qu’il a quinze ans, des fois ».

Car de l’avis unanime des personnes l’ayant côtoyé, à l’image de Didier Drogba qui l’a rencontré à l’Élysée lors d’un déjeuner consacré au développement par le sport en Afrique, Mbappé impressionne surtout par sa « maturité ».

« Nous étions en train d’échanger des idées, il a commencé à parler. Je peux vous dire que le kid a beau avoir 19 ans, il n’est pas un kid, il est très mature, très structuré dans ses paroles », a raconté la légende de Chelsea, en marge d’un événement à Moscou. Les coéquipiers de Luka Modric l’ont appris à leurs dépens dimanche.

Coupe du Monde

Une étoile dans les yeux

MOSCOU — Les Bleus veulent une deuxième étoile sur leur maillot. Les Croates rêvent d’une première. Dans les têtes des joueurs, une seule image, celle d’une Coupe du Monde à soulever à l’issue de la finale France-Croatie, dimanche à Moscou.

Pour les Français, il y a une revanche à prendre sur eux-même après la défaite en finale de l’Euro à domicile face au Portugal (1-0 a.p.), il y a deux ans.

Coupe du Monde

Ça fait déjà 20 ans

Loana Locatelli avait quatre ans. Elle se trouvait en France, son pays natal, lorsque la première étoile a été gagnée. Naturellement, elle ne conserve aucun souvenir de la Coupe du monde de 1998.

« J’ai appelé ma sœur Maeva, qui est un peu plus vieille que moi. Elle devait avoir une dizaine d’années à l’époque. Elle se souvient surtout des émotions ressenties par notre famille. »

Les sœurs Locatelli ne jouaient pas au soccer, toutes petites. « À l’époque, en France, le foot était surtout un sport masculin », se souvient l’aînée.

Elles ont ironiquement développé une passion pour le sport quand elles ont suivi leurs parents au Canada. Dimanche, elles prendront d’assaut le Vieux-Hull. Elles vivront, avec des dizaines d’autres expatriés, une finale qu’ils ne risquent pas d’oublier de sitôt.

Julian LaBalec sera lui aussi de la partie.

Le jeune homme, qui est arrivé au Canada il y a bientôt deux ans, ressent un peu le mal du pays ces jours-ci.

« L’atmosphère qui règne ici est un peu différent », dit-il, poliment.

« J’avais sept ans, en 1998. Je ne me souviens pas de tous les détails, de tous les buts. Je me souviens par contre très bien de l’ambiance qui régnait à Dijon, là où j’habitais. Tout avait arrêté de respirer. On attendait une seule chose, que le match démarre. J’étais à la maison, avec mon papa. On avait retenu notre souffle toute la journée ! »

« En plus, c’était chez nous. Le tournoi se déroulait en France ! »

En 1998, même s’ils avaient l’avantage du terrain, les Bleus n’étaient pas nécessairement les favoris, en finale. Ils étaient confrontés à la première puissance mondiale de l’époque, le Brésil.

Ce week-end, ce sera différent. Peu de gens s’attendaient à ce que la Croatie élimine l’Angleterre lors de la demi-finale. La petite nation qui compte tout juste quatre millions d’habitants causera toute une surprise si elle l’emporte.

« Moi, je l’avais dit, intervient Loana Locatelli. Personne ne voulait me croire ! Ils n’ont jamais été en finale. Leur dernier match, ils l’ont gagné grâce aux tirs au but. Ils ont vécu la prolongation. Nous, on tout le temps passé dans le temps réglementaire de 90 minutes. Je persiste à croire que nous aurons droit à un très bon dernier match. »

« Tout le monde sera stressé, complète Maeva. Même durant la demi, jusqu’à la toute fin, personne n’était sûr. »

« C’est une Coupe du monde, rappelle Julian LaBalec. L’Espagne, le Brésil et l’Allemagne ont déjà été sortis. Tout peut arriver. C’est du soccer. »

Coupe du Monde

France: la finale de l’Euro 2016, un mal pour un mieux ?

ISTRA — « Il y a deux ans, en finale de l’Euro, c’était tellement douloureux... » La plaie de la défaite contre le Portugal est encore vive pour Didier Deschamps et ses Bleus, qui comptent bien s’en servir pour aborder la finale du Mondial 2018 dimanche contre la Croatie.

« C’est très dur, il faudra l’accepter et le digérer. Il n’y a pas de mots pour diminuer cette déception, elle est énorme », avait lâché un Deschamps livide au soir du coup de bambou portugais (1-0 a.p.), le 11 juillet 2016 au Stade de France.

Lundi, il avait exclu toute idée de « revanche ». « Mais ça fait toujours mal, on est passé à côté de quelque chose d’extraordinaire, parce que l’opportunité d’être champion d’Europe, ça peut se présenter plusieurs fois, mais quand elle se présente une fois, il faut la saisir ».

Alors que dire d’une finale de Coupe du Monde, même si les Français y sont parvenus pour la troisième fois sur les six dernières éditions, et que le groupe a été renouvelé (seuls neuf Bleus actuels ont disputé ce Championnat d’Europe à domicile) ?

« On n’est pas arrivé si loin pour lâcher », a assuré jeudi Paul Pogba. « Je connais le goût de la défaite en finale, c’est vraiment pas bon, très amer... On ne va pas l’aborder comme à l’Euro, on veut vraiment finir bien, avec le sourire. »

Pas « gagné d’avance »

Que faut-il éviter ? On touche là au secret industriel : « Ce sont des points à régler entre nous. D’un point de vue collectif, on le sait, mais ça restera entre nous », affirmait jeudi Samuel Umtiti. Un peu dans le droit-fil du mantra tactique de Deschamps, « ne rien donner à l’adversaire », qui transparaît parfois dans la communication des joueurs.

Les cadres ont assumé leurs fonctions dès mardi dans la foulée de la demi-finale contre la Belgique (1-0). « C’est fantastique, mais le plus dur reste à faire, il reste encore une étape. Il ne faut pas céder à l’euphorie. Ceux qui étaient à l’Euro 2016 auront leur mot à dire », avait prévenu le capitaine Hugo Lloris, afin de bien préparer le dernier match, « certainement le plus important de notre carrière ».

Et il faut éviter le complexe de supériorité qui a pu affleurer à l’Euro. « Franchement, quand on a gagné contre l’Allemagne (2-0 en demi-finale, ndlr), on pensait que c’était ça la finale. Contre les Portugais, avec leur parcours, on s’est dit que c’était gagné d’avance, c’était ça notre erreur. Maintenant, ce n’est pas pareil, on est tous conscients, concentrés. On ne veut pas faire la même erreur. »

« Quand on a battu l’Allemagne, on était euphorique à juste titre, un peu trop », abondait Blaise Matuidi vendredi.

« Ça sert de leçon »

Les Français voyaient dans la blessure de Cristiano Ronaldo en début de match un motif pour faire briller un peu plus leur bonne étoile... filante : André-Pierre Gignac trouvait le poteau dans les arrêts de jeu du temps réglementaire et Eder glaçait le « SdF » d’une frappe rasante en prolongation.

« Les larmes ont séché, mais c’est encore dans un petit coin de la tête et tant mieux, ça doit servir pour dimanche, même si je n’aime pas ressasser le passé. Ça sert de leçon, on sait ce que c’est qu’une finale. On va l’aborder différemment et espérer faire un grand match pour gagner », a avancé Matuidi.

Antoine Griezmann, lui, a donné dans la boutade : « En étant meilleur buteur on a perdu, je me suis dit : “Je vais mettre moins de buts pour voir si on la gagne (rire)”. »

Le levier de la finale, Alain Giresse n’y croit pas trop. « Pas spécifiquement la finale, c’est un tout, tout ce qu’ils ont emmagasiné à travers l’Euro. Il n’y en a pas beaucoup qui sont là, mais ça laisse de l’expérience », confie à l’AFP l’ancien joueur et actuel consultant sur Radio France, qui préfère insister sur « la difficulté du premier tour » qui « leur a fait du bien ».

Ce parcours avait-il ouvert un nouveau cycle ? Oui, avait répondu Deschamps à l’issue de la défaite : « Même si on prend un gros coup sur la tête, ça laisse envisager des jours meilleurs et un avenir intéressant. » Nous y voilà.

Coupe du Monde

Croatie: au nom de «Tante Iva»

MOSCOU — S’ils écrivent l’histoire, ce sera aussi pour elle. Elle, c’est Iva Olivari, la team manager affectueusement surnommée « Tante Iva » ou avec plus de déférence « la chef » par les joueurs de la sélection de Croatie, opposée à la France dimanche en finale du Mondial 2018.

Car si le chemin vers les sommets du foot mondial a été long pour la sélection au damier depuis la demi-finale 1998, son parcours à elle l’a été plus encore. Et l’avènement de la nouvelle génération des « Vatreni » (« les Flamboyants ») est pour elle aussi une grande victoire personnelle.

Ancienne joueuse de tennis dont la carrière a été brisée par une blessure, elle a rejoint en 1992 la naissante Fédération croate de football (HNS). À 49 ans, c’est en tailleur strict qu’elle apparaît dorénavant fièrement, ses longs cheveux blonds s’écoulant sur les épaules, sur le banc de la sélection croate au sein d’un staff en survêtement.

« Je n’ai pas subi de discrimination, mais évidemment j’ai entendu des choses comme “elle ne devrait pas être là, ce serait mieux si c’était un homme, elle n’y connaît rien au foot…” », raconte-t-elle à l’AFP en assurant d’une voix ferme que ces commentaires ne lui faisaient ni chaud ni froid.

Voyez avec Tante Iva

Ce qui se passe sur le terrain est du ressort du sélectionneur Zlatko Dalic. Pour le reste, voyez avec Tante Iva... ou la chef !

« Les plus jeunes, lorsqu’ils arrivent en sélection sont assez effrayés, ils ne savent pas où ils arrivent et m’appellent “Tante Iva”, explique-t-elle avec un petit sourire. Puis, avec le temps ça devient simplement Iva ».

Parce que c’est bien elle la patronne.

« En tant que manager de l’équipe, je suis la reine des papiers. Je m’occupe de toute l’administration, de la communication avec les adversaires, avec les clubs, des voyages... tout ce qu’il faut pour participer à une compétition », détaille-t-elle.

Cela implique également d’assister le sélectionneur dans le dialogue avec la FIFA. Comme par exemple, l’annonce des changements en cours de jeu, ce que fait également l’Espagnole Silvia Dorschnerova pour la Roja depuis le Mondial 2002.

Olivari, elle, vit sa première Coupe du Monde, un monde du foot qui reste très largement masculin (staffs nationaux, organisation, médias, corps arbitral...) même si, selon les données de la FIFA, dans la majorité des pays d’Amérique du Sud les femmes ont constitué la moitié de l’audience du Mondial 2014 au Brésil.

Victorieuse de Steffi Graf

« J’aimerais voir beaucoup plus de femmes sur et en dehors du gazon. Il n’y a pas qu’en jouant que nous pouvons être représentées : nous pouvons travailler dans les administrations, à la direction de joueurs, aux transferts... », affirme cette mère de deux enfants qui peut s’enorgueillir d’avoir battu la légende allemande du tennis Steffi Graf dans un tournoi de jeunes.

Iva Olivari est devenue une pièce maîtresse de l’organisation de la HNS dirigée par le meilleur buteur du Mondial 1998 Davor Suker, attaquant de la Croatie qui avait décroché la 3e place.

Nommée manager de la sélection après le Mondial 2014, elle a fait ses premiers pas en compétition lors de l’Euro 2016 en France.

« C’est très impressionnant, que tu sois un homme ou une femme », affirme-t-elle.

Cette première expérience s’était terminée dans la tristesse en huitièmes de finale avec le but de Quaresma pour le Portugal futur champion d’Europe.

Mais en Russie, c’est la gloire qu’est venue décrocher la Croatie emmenée par Luka Modric. Et le meneur de jeu du Real Madrid n’a pas manqué d’y associer Tante Iva. C’est dans ses bras qu’il s’est jeté après la difficile qualification pour les quarts de finale arrachée aux tirs au but face au Danemark.

« Je pense que notre moment est venu et que nous allons faire des choses incroyables dans ce Mondial », a-t-elle pronostiqué.

Dimanche en finale contre la France, Tante Iva sera au bord du terrain au plus près de ses gars.

Coupe du Monde

Petite finale au parfum de revanche

SAINT-PÉTERSBOURG — Ce n’est pas celle qu’ils auraient aimé jouer, mais les Belges et les Anglais disputeront samedi la petite finale de la Coupe du monde à St-Pétersbourg. Un match pour la troisième place au goût forcément amer mais qui couronne deux brillants parcours.

La Belgique et l’Angleterre se sont déjà affrontés au début du Mondial 2018, en phase de poule, lorsque les Diables Rouges avaient battu (1-0) les Trois Lions pour s’emparer de la tête du Groupe G.

Coupe du Monde

Bons baisers de Russie

ISTRA - Anecdotes et insolites du Mondial 2018 en Russie.

La Croatie n’a pas oublié Thuram

Éliminés par la France en demi-finale de la Coupe du monde 98, les coéquipiers de Davor Suker avaient succombé sur un improbable doublé du défenseur Lilan Thuram, et n’ont pas envie que l’histoire se répète vingt ans après. Avant la finale de dimanche, les deux sélections se sont gentiment chambrées sur leurs comptes Twitter vendredi. « Juste pour être sûrs, Lilian Thuram n’est pas dans votre équipe cette année, n’est-ce pas ? », ont demandé les Croates, mentionnant le compte en langue anglaise de l’Équipe de France. « Si vous promettez de ne pas lâcher Davor Suker contre nous, on convaincra Lilian de ne pas jouer. Cela dit, son remplaçant a aussi un penchant pour le but ! », a répondu le compte des Bleus, en référence à Benjamin Pavard, buteur contre l’Argentine.

***

Will Smith déjà bouillant

« Nigeria ? Yeaaah ! Georgia ? Yeaaaaahhh ! » Survolté, l’acteur et chanteur Will Smith a chauffé la salle où se tenait la conférence de presse concernant la cérémonie de clôture du Mondial 2018, demandant la nationalité des médias présents avant de la scander façon « Paris, est-ce que vous êtes là ? » Le spectacle a duré plus d’une demi-heure dans la salle de conférence du stade Loujniki, où s’est tenue le matin même une conférence de presse plus policée, celle du président de la FIFA Gianni Infantino. Celui-ci ne s’est en effet pas livré au même spectacle que l’acteur américain, qui chantera lors de la cérémonie de clôture. En revanche, l’Italo-Suisse avait troqué son habituel costume siglé FIFA contre un sweat à capuche de « volontaire », ces bénévoles chargés d’aider au bon déroulement de la Coupe du Monde. Un hommage au rôle qu’ils ont joué, a-t-il expliqué.

***

Allégeance à CR7

Blaise Matuidi a été interrogé sur son nouveau coéquipier à la Juventus Turin, un certain Cristiano Ronaldo. Et le milieu français a pris soin d’envoyer un message positif à l’attention de l’attaquant portugais : « Je joue une finale de Coupe du Monde, le moment n’est pas forcément le bienvenu, même si je vais dire un petit mot : c’est super d’avoir recruté le meilleur joueur du monde qu’est Cristiano Ronaldo ».

***

« Les cannes et le cœur »

Blaise Matuidi va-t-il poursuivre en sélection après le tournoi ? « Quand je vois ce groupe, ça me donne envie de rester encore des années. Après, les cannes et le cœur à un moment donné vont dire “Blaise, stop”. C’est sans doute ma dernière Coupe du monde, il faut être réaliste ».

***

Lahm remettra le trophée

Philipp Lahm, le capitaine de l’équipe d’Allemagne championne du monde en 2014, présentera officiellement le trophée de la Coupe du Monde aux spectateurs du stade Loujniki avant l’entrée des deux équipes pour la finale France-Croatie dimanche. Il sera accompagné sur le terrain de la célèbre mannequin russe Natalia Vodianova qui était déjà présente pour la cérémonie d’ouverture. Philipp Lahm a également été recruté pour être l’ambassadeur de la candidature allemande à l’organisation de l’Euro 2024.

Coupe du monde 2018

Défense de fer et contre-attaque, les grands gagnants en Russie

MOSCOU —Le Mondial russe a fait la part belle aux défenses de fer et contre-attaques, au détriment des équipes misant sur la possession. C’est en suivant cette recette que la France a atteint la finale, tandis que l’Espagne a pris la porte dès les huitièmes de finale.

Matches « spectaculaires »

« Jouer, être beau... De temps en temps, il faut savoir être vilain ! » plaidait auprès de l’AFP l’entraîneur champion de France 2012 avec Montpellier, René Girard, pendant la phase de poules. Le précepte vaut d’autant plus quand il y a au bout une consécration mondiale, dans une compétition qui n’a lieu qu’une fois tous les quatre ans.

Au détriment du spectacle ? « On a vu des matches spectaculaires », a défendu le triple Ballon d’Or Marco Van Basten, membre du groupe d’études techniques (TSG) de la FIFA, lors d’une conférence de presse jeudi à Moscou.

« Il n’y a eu qu’un seul match sans but, France-Danemark, parce que le résultat était prévisible. Mais on a aussi eu des matches spectaculaires jusqu’au bout, ça a encore été le cas mercredi » avec la demi-finale remportée in extremis par la Croatie contre l’Angleterre (2-1 a. p.), a poursuivi l’ancien attaquant.

Organisation défensive

La compétition a quand même laissé la part belle à l’organisation défensive... Y compris pour les « petites » nations présentes. « C’est frappant cette année, toutes ces petites nations qui ont mis l’état d’esprit, l’abnégation au-dessus de tout », avait observé pendant la phase de poules l’ancien entraîneur du PSG Guy Lacombe.

L’organisation défensive de l’Iran, du Maroc, du Mexique ou de la Russie ont ainsi causé des maux de tête à leurs prestigieux adversaires respectifs, Espagne, Portugal, Brésil ou Allemagne. Aucun de ces grands noms du foot mondial n’a d’ailleurs atteint le dernier carré de la compétition.

« On a vu des matches avec des défenseurs très proches de leurs six mètres », analyse encore Van Basten. « C’est assez significatif, les défenses sont vraiment serrées, à tel point que même des joueurs comme Lionel Messi ou Neymar ont des problèmes pour passer à travers... »

« Abnégation »

« Pour les équipes qui ont des limites techniques, le respect de l’organisation défensive peut permettre de réussir à obtenir un résultat », analysait fin juin l’ancien entraîneur de Nantes Raynald Denoueix, auprès de l’AFP. « Bien sûr, il faut une certaine intelligence, une certaine technicité aussi, mais il entre aussi en compte cette volonté, cette abnégation ».

Un symbole ? La Croatie bien sûr, qui a certes des cracks dans son effectif, comme le capitaine Luka Modric, mais aussi un « mental » de fer : « ce sont des battants qui jouent collectif », salue Van Basten. Et pour Bora Milutinovic, sélectionneur qui a participé à cinq Coupes du monde, elle détient carrément « toutes les vertus ». « Il y a eu des prolongations et tout le monde a cru qu’ils seraient fatigués, mais grâce à leur état d’esprit, leur motivation, les voilà en finale ! », observe cet autre membre du groupe d’études techniques de la FIFA.

Au-delà de l’état d’esprit, il y a aussi la qualité du jeu et toutes les sélections n’ont pas la chance d’avoir en leur sein Modric, N.10 chevelu des « Vatreni », qui « guide son équipe, dirige le jeu », a encore salué Van Basten. « Avoir un joueur comme lui vous mène très loin ».

Possession n’est pas raison

Les principes de jeu en revanche, pas toujours. Exit, dès les huitièmes, l’Espagne et son jeu de possession à outrance. À la porte, dès les poules, l’Allemagne championne du monde et sa défense très haute.

« L’Allemagne a pris des risques et joué avec un gros tempo, mais le problème de l’Allemagne a été la finition. Ils ont créé beaucoup d’occasions, mais pas marqué les buts », note encore Van Basten. Et se sont laissé piéger en contre-attaque, pendant que la France de Didier Deschamps abandonnait volontiers la maîtrise du ballon, restait bien bas et concrétisait plus régulièrement ses occasions, pourtant moins nombreuses.

« Deschamps ou Simeone (coach de l’Atlético Madrid) sont d’une autre école que Löw (sélectionneur allemand). Deschamps (...) s’en fiche d’être dominé, car il accorde plus d’importance à son organisation défensive qu’offensive. Son équipe n’en est pas moins compétitive », avait décrypté en juin Xavi, l’ex-joueur du Barça, dans le Journal du Dimanche.

Après avoir tenu en échec l’Argentine de Lionel Messi (1-1), l’entraîneur de l’Islande Heimir Halgrimsson avait lui défendu son plan de jeu très défensif : « c’est bien mieux de jouer de cette manière et réussir des choses plutôt que de jouer d’une autre façon et de ne rien accomplir ».

Coupe du monde 2018

Aucun cas de dopage en Russie

MOSCOU — La FIFA, organisatrice du Mondial 2018 en Russie, a annoncé jeudi que tous les tests antidopage menés avant et pendant la compétition, soit plus de 2000 contrôles, s’étaient révélés négatifs.

« Alors que la Coupe du Monde de la FIFA Russie 2018 touche à sa fin, la FIFA est aujourd’hui en mesure d’annoncer que jusqu’ici les résultats des analyses de tous les contrôles de dopage menés avant et pendant la compétition se sont avérés négatifs », a-t-elle écrit dans un communiqué.

Depuis janvier, quelque 2037 contrôles ont été effectués par la FIFA, les instances antidopage des pays concernés et les confédérations dans « le programme le plus exhaustif jamais mis en place pour une Coupe du Monde ».

Chaque joueur des 32 équipes participantes a été soumis à des examens avant la compétition lors de contrôles inopinés, en plus de ceux effectués pendant le tournoi, à la fois après les matches et les jours de repos, a poursuivi la FIFA.

Les sélectionnés des nations du dernier carré — France, Belgique, Angleterre, Croatie — ont été en moyenne testés 4,41 fois depuis janvier, jusqu’à huit fois pour certains.

Une « analyse anormale » a été trouvée, mais le joueur « était en possession d’une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques pour la substance détectée », a expliqué la FIFA, sans donner plus d’informations.

« Tous les échantillons prélevés ont été analysés dans des laboratoires accrédités par l’AMA (Agence mondiale antidopage), la plupart d’entre eux — et en particulier tous les échantillons récoltés lors de la compétition — étant traités par le laboratoire de Lausanne, en Suisse. »

Coupe du monde 2018

Bons baisers de Russie

ISTRA —Anecdotes et insolites du Mondial-2018 en Russie.

Paul Umtiti ou Samuel Pogba ?

L’attaché de presse emblématique de l’équipe de France Philippe Tournon s’est emmêlé les pinceaux en présentant les deux joueurs français en conférence de presse jeudi. « Nous voici donc avec Paul Umtiti », au lieu de Samuel. Samuel Umtiti s’est aussitôt levé en faisant mine de quitter la salle... Philippe Tournon a poursuivi sa plaisanterie. « Umtiti cédera la parole à Samuel Pogba », au lieu de Paul.


La « petite marche » d’Umtiti

Samuel Umtiti a célébré son but décisif contre la Belgique en demi-finale (1-0) en se dandinant, une démarche loufoque. « Ma célébration, c’était quelque chose de travaillé bien sûr », a-t-il commenté en riant. « Certains de mes coéquipiers comme Paul (Pogba) et Antoine (Griezmann) aiment me voir faire ça, donc je l’ai fait, mais je ne vais pas en dire plus ». À la fin de sa conférence de presse, le défenseur est parti avec humour en marchant de la même manière. Paul Pogba, qui le suivait dans l’exercice médiatique, a fait de même. Auparavant, il a dit concernant cette célébration : « Il aime bien marcher comme ça, il est bizarre (rires). Ça, c’est du Sam, il est foufou, il est marrant, il aime tellement rigoler. Il avait fait cette petite marche et franchement je ne pensais pas qu’il pouvait la faire s’il marquait ».


Kanté moqueur et tricheur...

Paul Pogba en a dit un peu plus sur N’Golo Kanté, devenu pendant ce Mondial l’un des chouchous du public français : « +NG+ a toujours été très réservé, calme, timide, sauf quand il joue aux cartes. On s’entend très bien, on parle, on se donne des conseils. C’est une relation. On rigole, il est très moqueur. C’est vraiment un mec en or, il est très attachant. Je vais appuyer sur ça : il est très moqueur, et très tricheur aussi ! »


Maradona fan de Kanté

Même Diego Maradona est sous le charme du milieu souriant des Bleus, qu’il admire pour son travail de fourmi. « Didier Deschamps a trouvé le bon milieu de terrain », a déclaré la légende argentine. « Avec (N’Golo) Kanté, qui soulage tout, c’est une fourmi qui va partout et quand il faut aller vite, il a aussi de la vitesse. »


L’oracle Kristina Mladenovic

Kristina Mladenovic a-t-elle des dons de voyance ? Alors que peu de monde avait prévu une finale France-Croatie, la joueuse de tennis française avait tout deviné. « Juste après les premiers matches de poule, j’avais misé sur un France-Croatie en finale », a-t-elle déclaré. « Les Bleus pour la qualité de leur effectif, leur jeunesse... Les Croates, eux, m’avaient beaucoup impressionnée après leur match contre le Nigeria (2-0, 1re journée)... Je ne m’en suis pas trop mal sortie », a estimé la joueuse d’origine serbe. Issue d’une famille de sportifs de haut niveau (son père Dragan a joué dans l’équipe yougoslave de handball, sa mère Dzenita a été joueuse professionnelle de volley-ball), elle a ajouté : « Ma tête est d’origine serbe, croate, yougoslave... Je ne peux pas nier ma mentalité, mes origines et mon éducation forcément. Mais mon cœur est bleu-blanc-rouge et moi-même je représente clairement nos couleurs, le maillot bleu. »

Coupe du monde 2018

La Croatie retrouve la France en mode vengeance

MOSCOU — Il y a vingt ans exactement, la Croatie tombait contre la France en demi-finale du Mondial, ouvrant la voie à la seule étoile des Bleus. Les deux pays se retrouvent dimanche à Moscou pour une finale explosive.

Chaque génération porte le souvenir de ses aînés, mais en France, celle des Kylian Mbappé et Paul Pogba veut écrire sa propre histoire.

Coupe du monde 2018

Un miracle à l’église

Il existe toutes sortes d’endroits pour savourer l’expérience de la Coupe du monde de soccer.

Pour la centaine de familles de la communauté croate d’Ottawa qui ne voulait rien manquer de la demi-finale entre leur équipe nationale et celle de l’Angleterre mercredi, le choix s’était arrêté sur sous-sol de l’Église catholique Saint-Léopold non loin des plaines Le Breton.

Coupe du monde 2018

Lloris au sommet de son art

SAINT-PÉTERSBOURG —Les bonds félins de Hugo Lloris en font le porte-bonheur de Didier Deschamps : le gardien de l’équipe de France est à son apogée au moment où il peut devenir le deuxième capitaine des Bleus à soulever la Coupe du monde, dimanche.

Il y avait eu une joyeuse bataille d’extincteurs entre joueurs dans leur hôtel d’Istra, épisode cocasse dans la foulée du match d’anthologie contre l’Argentine (4-3) en 8es qui avait rameuté les pompiers, mais sans conséquence. Lloris, lui, joue les extincteurs à chaque match.

Il éteint les rares occasions nettes adverses. Face à la Belgique mardi en demi-finale (1-0), il a détourné une frappe en pivot de Toby Alderweireld qui filait vers le côté droit de sa cage.

« Lloris fait toujours les arrêts qu’il faut, encore mardi, et l’autre jour contre l’Uruguay encore plus exceptionnel », confie à l’AFP Alain Giresse, ancien joueur et consultant pour Radio France. Car le portier est coutumier du fait en Russie.

Australie (2-1) : il sort un coup franc des Socceroos prolongé par Corentin Tolisso, qui se dirigeait près de son poteau. Il encaisse par ailleurs un penalty.

Pérou (1-0) : il fête sa centième cape en remportant son face-à-face avec Paolo Guerrero.

Joue-la comme Banks 

Danemark (0-0) : il laisse sa place à sa doublure Steve Mandanda, qui dispute là son premier match de phase finale. « J’en ai parlé avec Hugo », qui était « moins demandeur » pour enchaîner le troisième match de poules comme en 2014 et 2016, révèle Deschamps après la rencontre.

Argentine (4-3 en 8e de finale) : ça se complique. Il ne peut rien sur le premier but encaissé, un tir puissant d’Angel Di Mari, et pas grand-chose sur le deuxième, une frappe incidemment déviée. Peut-être moins innocent sur le troisième, même si ce sont surtout les défenseurs français qui ont laissé Sergio Agüero négocier le ballon de la tête. Trois buts passés par pertes et profits dans la féerie de Kazan.

Uruguay (2-0 en quart) : son chef-d’œuvre. Une détente horizontale pour sortir une tête de Martin Caceres juste avant la mi-temps, au ras du poteau. Assurément un des moments mémorables du parcours bleu, à l’égal de la chevauchée folle de Kylian Mbappé ou la « patate tatare » de Benjamin Pavard exécutées contre l’Argentine.

« Ce n’est pas un arrêt, c’est presque un but », s’est exclamé Deschamps. Comme un clin d’œil à la fameuse formule de Pelé commentant le sauvetage du gardien Gordon Banks sur sa tentative de la tête lors de Brésil-Angleterre au Mondial-1970 : « J’ai marqué un but, mais Banks l’a arrêté ».

Il sait aussi éteindre le feu dans sa surface en boxant des poings tel ballon qui cafouille. Mais Lloris joue également les extincteurs après chaque victoire : il exige invariablement de « ne pas s’enflammer » ; variante, utilisée mardi soir : « Il ne faut pas céder à l’euphorie ».

Boulette digérée

Et il a aussi étouffé les critiques, qui étaient lancinantes avant le tournoi. Nées surtout de sa « boulette suédoise » en juin 2017, occasionnant une défaite 2-1 à Stockholm, et dont le souvenir restait vivace au long du bon parcours de la Suède, éliminée en quarts du Mondial-2018. Critiques ravivées pendant la préparation, sévères sur le but encaissé contre l’Italie (3-1), mais justifiées quand il bouche mal son angle face aux États-Unis (1-1).

Mais le légendaire Fabien Barthez avait vu juste, le 11 juin sur RMC : « On connaît ses qualités, sa force mentale. Il n’a qu’une chose à faire, se mettre dans sa bulle et se fermer complètement de tous ces +on dit+. J’ai une totale confiance en Hugo. Il connaît les grands événements. »

À 31 ans, Lloris étrennera sa 104e sélection dimanche, loin devant les 87 de Barthez, et une de plus que Deschamps, dont il avait déjà battu le record de capitanats (80e dimanche contre 54). Le Niçois de Tottenham a d’ailleurs quelque chose de 1998 en lui, puisqu’il a côtoyé en équipe nationale le dernier rescapé des champions du monde, Thierry Henry, de 2008 à 2010.

Il a tout connu, la pire page de l’histoire des Bleus (Mondial-2010) comme l’épopée de l’Euro-2016, où il avait écœuré les Allemands champions du monde en demi-finale (2-0). Et trois sélectionneurs, après Raymond Domenech qui l’a installé dans les cages à partir d’août 2009 et Laurent Blanc qui lui a confié le brassard, faute de mieux : c’était le seul titulaire incontournable sur les décombres de Knysna.

Le capitaine a appris son rôle, s’est imposé, à sa manière. Il s’agit désormais de relever le gant d’une finale de Mondial... en soulevant le trophée.

Coupe du monde 2018

Plafond de verre et frustration pour la Belgique

SAINT-PÉTERSBOURG —Les Diables rouges ne comprennent pas. Conditionnée pour décrocher un titre majeur, la « génération dorée » de la Belgique a encore échoué, cette fois en demi-finale du Mondial face à la France. Le manque d’expérience — absence de la sélection en tournoi majeur entre 2002 et 2014 — apparaît pourtant comme une explication.

Avant le bilan critique, l’amertume d’être passé tout proche d’une finale de Coupe du monde. « Des quatre équipes en demies, on est peut-être l’équipe la plus forte. Mais dans le foot ce n’est pas toujours le meilleur qui va gagner. C’est parfois des détails qui décident et, aujourd’hui, c’était en leur faveur », a déploré le gardien belge Thibaut Courtois.

« La frustration est là, car on perd contre une équipe qui n’est pas meilleure que nous », a encore fustigé le portier des Diables. De quoi passer pour un mauvais perdant sur les réseaux sociaux...

Car ce n’est pas l’avis de tout le monde. « La France a été la plus convaincante (dans ce Mondial), je parie sur une victoire française à la Coupe du monde », a ainsi confié mercredi Cafu, ex-international de la Seleçao, champion du monde 1994 et 2002, en marge d’un événement FIFA à Moscou.

Si la Belgique, meilleure attaque du Mondial 2018, a impressionné grâce à son jeu offensif ambitieux, la France de Didier Deschamps lui a rappelé, forte de l’expérience de son échec en finale de l’Euro-2016, qu’une stratégie pragmatique restait la meilleure garantie du succès.

Faut-il payer les échecs pour apprendre à gagner ? « (C’était) l’année où jamais pour eux », souligne auprès de l’AFP Jean-François De Sart, l’ancien sélectionneur des Espoirs belges, qui a vu éclore la génération Kompany lors de l’Euro-2007 et des JO-2008.

Le même destin que la génération Robben ?

« Ce que l’on peut juste regretter, c’est qu’ils n’ont pas connu d’autres tournois plus tôt comme en 2012 ou 2010, c’est la grosse déception qu’on peut avoir », a-t-il ajouté, en référence à leur manque d’expérience des grands rendez-vous.

Thibaut Courtois, Kevin De Bruyne, Eden Hazard, Dries Mertens, Romelu Lukaku... Les meilleurs clubs européens se les arrachent, d’autres nations européennes les envient. Mais à l’image de la génération Lionel Messi en Argentine ou Arjen Robben avec les Pays-Bas, l’incroyable armada belge donne l’impression d’être condamnée aux places d’honneur.

Même l’exploit contre le Brésil (2-1), dix ans après avoir échoué à glaner une médaille de bronze face à la Seleçao de Marcelo aux Jeux olympiques de Pékin, n’a pas servi de déclic.

« La Coupe du monde ne respecte pas les individualités, ou les grands talents, seulement les équipes qui travaillent dur en tant que groupe et qui ont une mentalité de gagnant », n’avait pourtant cessé de marteler Roberto Martinez.

La 3e place... et l’Euro-2020 en ligne de mire

Le petit pays coincé entre l’Allemagne et la France peut toutefois espérer enfin récolter le fruit de « 10-15 ans de dur travail » dixit Martinez, à l’Euro-2020 après avoir été absent de tous les tournois majeurs entre 2002 et 2014 (trois Euros et deux Coupes du monde).

« Dans deux ans, il y a encore un nouveau championnat d’Europe, où encore plein de Diables vont être en pleine forme, et j’espère que là encore on va faire un beau parcours. À partir de septembre, on va commencer à penser à ça », a espéré Courtois.

Si Vincent Kompany (32 ans) ou Marouane Fellaini (30 ans) sont susceptibles d’annoncer leur retraite internationale, Hazard et De Bruyne, âgés de 27 ans seulement, n’ont pas dit leur dernier mot. Tandis que leurs « petits frères » Michy Batshuayi (24 ans), Adnan Januzaj (23 ans) et Youri Tielemans (21 ans) sont déjà prêts à reprendre le flambeau.

Au fond du trou en juin 2007 à l’image de sa 71e place au classement FIFA, la Belgique doit d’abord acter sa renaissance en allant chercher la 3e place, synonyme de meilleur résultat de son histoire dans un Mondial.

« Je veux qu’on termine fort samedi pour prendre la 3e place. Je crois qu’on la mérite, on va tout faire pour l’avoir. On doit le faire, pour nous, pour que dans 20-30 ans, on dise qu’en Russie on a joué un bon tournoi », a espéré Courtois.

« Peut-être que, dans 20-30 ans, il y aura de nouveau des grands talents en Belgique qui vont se dire +Il faut battre le parcours des “Diables” en Russie », a-t-il ajouté. Le meilleur moyen de faire de 2018 une réussite, comparée aux désillusions du Mondial-2014 et de l’Euro-2016, où ils avaient échoué en quarts de finale.

Coupe du monde 2018

Bons baisers de Russie

MOSCOU —Anecdotes et insolites du Mondial-2018 en Russie.

Pas fan

Si la France est descendue dans la rue pour fêter la victoire face à la Belgique, la performance des Bleus a laissé les Russes de marbre. 

Notamment pour le quotidien sportif Sport Express

« C’est impossible de regarder un football pareil », titre ainsi le journal, estimant que pour prendre du plaisir en regardant la France jouer, il faut soit « être un geek tactique, soit aimer sincèrement la France ». 

« Le match entre la France et la Belgique est la plus grande déception du Mondial », poursuit le journaliste, qui en veut à Didier Deschamps : « Pourquoi sélectionner de tels footballeurs si votre tactique consiste à brider leurs capacités et les transformer en petits soldats ? »


Supporters N. 1

À Glasgow, comme à Édimbourg, difficile de trouver un maillot de... la Croatie. 

L’équipe au damier, adversaire de l’Angleterre en demi-finale de la Coupe du monde, a trouvé un soutien inattendu de l’autre côté du mur d’Hadrien. 

Les Écossais ont en effet fait une razzia sur les maillots blanc et rouge pour afficher leur mépris à leur meilleur ennemi voisin. 

Selon The Evening Times, l’équipementier Nike a expliqué être « inondé de commandes » venues d’Écosse.


Henry : « Dis leur qu’ils la ramènent »

On a beaucoup glosé sur la présence sur le banc belge de Thierry Henry, adjoint du sélectionneur des Diables rouges. 

Après la victoire de la France en demi-finale, le meilleur buteur de l’histoire des Bleus a confié un petit mot à la journaliste de TF1 Sylvaine Mignogna, qui travaille depuis 35 ans pour l’émission Téléfoot et a twitté l’anecdote : « Dis leur (aux Bleus) qu’ils la ramènent dimanche » à propos de la Coupe du monde.


Umtiti, « il est beau, il est riche »

Le latéral gauche remplaçant Benjamin Mendy est connu pour être « l’ambianceur » du vestiaire de l’équipe de France. 

Il a remis ça pour fêter le héros de la soirée mardi, le buteur Samuel Umtiti. 

« Je vais vous présenter un mec que vous connaissez déjà. Il est beau, il court vite, il a marqué, il est mignon, il est riche », a-t-il ainsi plaisanté sur les réseaux.


Reçu 6 sur 6

Maillot bleu, short blanc, chaussettes bleues contre l’Australie. Maillot bleu, short et chaussettes rouges devant le Pérou. Maillot et chaussettes blanches, short bleu face au Danemark. Maillot bleu, short blanc, chaussettes rouges contre l’Argentine. Tout en blanc face à l’Uruguay et tout en bleu contre la Belgique. 

Jusqu’à présent, les Bleus ont joué six matches et arboré six tenues différentes en Russie. 

Et dimanche ?


Concurrence

Après le Louvre, le Stade de France. Le couple le plus célèbre et le plus influent du hip-hop, Beyoncé et Jay Z, fera son spectacle dans l’enceinte de Saint-Denis, samedi et dimanche. 

Les artistes américains n’oublient cependant pas l’actualité foot et notamment la finale de la Coupe du monde : ils ont d’ailleurs proposé à leurs fans de venir regarder la finale du Mondial-2018, sur des écrans géants, au Stade de France. 

Pour le coup, selon les organisateurs, les portes ouvriront dès 16 heures, une heure avant le coup d’envoi du match. 

Place au spectacle !

Coupe du monde

Jubilation dans le Vieux-Hull

C’était bondé de Français en liesse sur les Champs-Élysées pour célébrer la victoire de l’équipe de France en demi-finale de la Coupe du monde mardi.

De l’autre côté de l’Atlantique, plusieurs ressortissants français ont vécu les mêmes émotions dans un resto-bar de Gatineau pendant deux bonnes heures en après-midi.

Des adultes vêtus de maillots de la « FFF » regardaient attentivement l’écran géant du Troquet, mais de jeunes enfants sirotaient également un thé glacé ou un « coca » en espérant une victoire contre la Belgique. La tension était palpable dans la salle. La bière coulait à flots. Les verres de pastis aussi.

Malgré l’excitation du moment, personne n’osait discuter pendant le déroulement du jeu.

« Ça ne sert à rien. Il faut rester concentré », lance Laurence Gillot, née en France, mais attachée de presse du maire Maxime Pedneaud-Jobin depuis cinq ans.

Tant bien que mal, elle essayait de concilier travail et passion, les yeux fixés sur deux écrans : celui du match et celui de son téléphone où elle filtrait ses courriels et ses textos tout en étant branchée sur Skype afin partager le moment avec ses parents à Ancerville dans le nord-est de la France.

« C’est une tradition », dit-elle en demandant à son fils Clément de confirmer ses dires.