Le score nul et vierge qui a départagé France et Danemark est le du Mondial, après 36 matches où un but au moins a été marqué.

Bons baisers de Russie

Anecdotes et insolites du Mondial 2018 en Russie.

«Gros calin»

Le Pérou a quitté le Mondial dès les poules, mais avant de rentrer au pays, son capitaine Paolo Guerrero a voulu faire passer un message et donner un «énorme calin»... à l’Australien Mile Jedinak, qu’il a battu mardi (2-0) lors du dernier match de poules. Pourquoi cela? Car le capitaine des Socceroos a signé une lettre avant la Coupe du monde pour encourager la Fifa à autoriser Guerrero à jouer lors du Mondial, le Péruvien ayant été suspendu pour un contrôle antidopage anormal. «Je suis terriblement reconnaissant pour son soutien. Je pense qu’il faut que cela se passe comme cela entre footballeurs, nous devons nous soutenir les uns les autres». En guise de «calin», Guerrero aura... marqué contre l’Australie. Mais Jedinak ne devrait pas regretter son geste, car les Socceroos n’avaient aucune chance de se qualifier, même en cas de victoire, après le nul du Danemark contre la France.


Secret mal gardé

Didier Deschamps n’est pas content. Depuis le début du Mondial, impossible pour lui de garder sa composition secrète jusqu’aux heures précédant le coup d’envoi. La faute aux médias, qui se procurent souvent sans erreur et assez tôt le onze de départ. «Il n’y a qu’une chose qui intéresse, c’est de savoir le onze qui démarre», a lancé Deschamps sur TF1 après Danemark-France (0-0). «A ce sujet, les adversaires ils sont tranquilles: 48h avant le match ils savent qui joue chez nous, alors que moi pour savoir qui il y a en face, je le sais une heure et demie avant.» Il faut dire que le onze de départ des Bleus a en effet fuité plusieurs jours avant les trois premiers matches, et avec très peu d’erreurs. Osera-t-il surprendre en 8e ?


Avec l’accent, s’il vous plaît!

On les entend parfois s’y reprendre à deux, ou trois fois avant de prononcer correctement le nom des joueurs. Les commentateurs du Mondial n’ont pas la tâche facile avec certaines équipes dont la langue leur est inconnue. Si certains ne font aucun effort de prononciation, d’autres y tiennent beaucoup, comme l’Australienne Lucy Zelic, qui travaille pour SBS, un diffuseur public qui s’adresse aux minorités ethniques. Prononcer correctement est «une question de respect envers les cultures que nous avons en Australie, explique-t-elle. Des efforts louables, mais jugés «dérangeants» voire «insupportables» par certains internautes en colère. La commentatrice a rétorqué: «Quand je vois par exemple des Colombiens m’écrire et dire: +Depuis 37 ans que je vis en Australie tout le monde a constamment mal prononcé mon nom. Voir quelqu’un le prononcer correctement est vraiment touchant+, c’est pourquoi on fait cela».


Zéro, zéro

Le score nul et vierge qui a départagé France et Danemark est le premier 0-0 du Mondial, après... 36 matches où un but au moins a été marqué. Il s’agit d’un record dans l’histoire de la Coupe du monde, où jamais autant de rencontres d’affilée avaient accouché d’un but ou plus en début de Mondial. En 1954, aucun match ne s’était terminé sur ce score. Mais cette Coupe du monde d’alors ne comptait que 26 rencontres, contre 64 aujourd’hui. A noter que c’était presque écrit que les Bleus allaient mettre fin à la série. Au Mondial-2014 et à l’Euro-2016, ils avaient déjà terminé leur phase de poules sur ce score.


«N’Golo» ou «N’Golo»?

Comment doit-on prononcer le prénom du milieu défensif de l’équipe de France N’Golo Kanté, en prononçant le N («ène») ou non ? La question lui a été posée à l’issue du 0-0 entre les Bleus et le Danemark mardi à Moscou. «J’ai grandi en France, on m’a souvent appelé N’Golo, avec «ène» Golo, plutôt que N’Golo, mais ça ne me pose pas de problème particulier, non ce n’est pas un problème», a répondu le joueur.