Le joueur français N’Golo Kanté

Bons baisers de Russie

MOSCOU - Anecdotes et insolites du Mondial-2018 en Russie (jusqu’au 15 juillet):

Messi? «Une très bonne personne»

Samuel Umtiti a-t-il échangé avec son coéquipier barcelonais Lionel Messi avant le 8e de finale France-Argentine de samedi? Réponse du défenseur central des Bleus: «Des messages, non, je préfère me contenter de le voir sur le terrain. Après, on pourra discuter. Là, ce n’est pas le moment pour moi. Sinon, je m’entends très bien avec lui, c’est une très bonne personne, agréable, qui parle, qui rigole, comme tout le monde quoi (rires). Mais c’est vrai que j’ai une bonne entente avec lui».


Révélation: Kanté triche

N’Golo Kanté, un des meilleurs Bleus du premier tour, est un homme timide, fuyant la lumière et qui se concentre sur ses tâches footballistiques. Samuel Umtiti l’a-t-il déjà vu se lâcher? «Oui, je l’ai déjà vu se lâcher - dans le bon sens du terme, hein. Je l’ai même vu tricher au jeu de cartes - je sais qu’il regarde (cette conférence de presse, NDLR) donc je lui dis (rires). Il est adorable, rarement énervé, avec toujours le même visage, il sourit, c’est +NG+ quoi ! Mais oui, je l’ai déjà vu se lâcher, surtout quand il joue aux jeux vidéo.»


Fièvre coréenne au Mexique

Les réceptions de l’ambassadeur de Corée du Sud au Mexique sont toujours un succès... Après la victoire surprise des Guerriers Taeguk face à l’Allemagne (2-0) qui a permis à «la Tri» de se qualifier pour les 8es de finale du Mondial-2018, des centaines de supporters mexicains sont allés célébrer ce coup de pouce inattendu à l’ambassade sud-coréenne de la capitale, en chantant: «Nous sommes tous coréens!» Des vidéos sur les réseaux sociaux ont montré l’ambassadeur Kim Sang-il partageant une bouteille de tequila avec ses festifs hôtes. L’ambassade a aussi été bombardée d’appels de remerciements, a fait savoir l’agence sud-coréenne Yonhap.


«Idiot du jour»

Adil Rami a publié sur son compte Instagram une photo de lui courant avec le «soldat» Benjamin Pavard. De quoi susciter des commentaires, comme toujours sur les réseaux sociaux, mais l’un d’eux l’a fait réagir. «J’en était sur que tu était gay», écrit un internaute, fautes d’orthographe incluses. Le défenseur marseillais a répondu, d’une manière non moins approximative: «Oula en ta connerie proportionnelle avec ton orthographe lol  #idiotdujour  #bonjour».


Tensions

Dure soirée pour Mesut Özil. Après l’élimination de l’Allemagne, battue par la Corée du Sud (2-0), le milieu de terrain a été pris à partie par certains supporters de la Mannschaft. Selon la presse allemande, Özil aurait été insulté au niveau du tunnel de la Kazan Arena alors qu’il se dirigeait vers les vestiaires. Le staff allemand est intervenu à temps pour empêcher le joueur d’Arsenal de réagir, en délicatesse en sélection.


Tambour battant

«Manolo el del bombo» («Manolo l’homme au tambour») est sans doute le supporter de l’Espagne le plus célèbre. Véritable institution parmi les fans de la Roja, il est facilement reconnaissable grâce à son grand béret basque, son maillot de la sélection floqué du numéro 12 et, surtout, pour sa fameuse grosse caisse ciglée «El Bombo de Espana» (le tambour d’Espagne). Sauf que l’homme aux dix Coupes du monde s’est heurté aux mesures de sécurité russes. Impossible de faire entrer son tambour dans les stades. «Nous avons trois matches à jouer mais ils ne m’ont laissé entrer avec que pour un», a-t-il déploré en larmes avant de demander au nouveau Premier ministre Pedro Sanchez d’intervenir auprès de la Fifa.


(re)Made in China

Buteur et homme du match face à la Serbie (2-0), Paulinho est un des hommes de base du Brésil de Tite. Une situation que peu envisageaient lorsque le milieu de terrain, dans une situation compliquée à Tottenham, avait rejoint la Chine et Guangzhou Evergrande. Surtout pour un joueur qui a participé à la déculottée face à l’Allemagne (7-1), à domicile. Mais l’intéressé insiste: ce voyage en Asie lui a permis de se refaire la cerise. «Mon départ d’Angleterre m’a fait du bien. J’avais perdu ma confiance en moi et je l’ai retrouvée là-bas», a assuré celui qui joue aujourd’hui au FC Barcelone. «J’ai repris confiance, j’ai bien joué et j’ai gagné des titres. J’en suis là parce que j’ai travaillé dur et que je le mérite. En quatre ans (depuis la défaite contre l’Allemagne, NDLR), j’ai vraiment progressé. J’ai engrangé beaucoup d’expérience et ça m’a aidé à developper un meilleur football.»