L'entraîneur islandais Heimir Hallgrimsson a demandé à prendre la parole avant que les médias ne posent leurs questions, vendredi à la veille du match contre l’Argentine. Objectif : « répondre aux questions qu’on me pose tout le temps », a-t-il lancé à la blague.

Bons baisers de Russie

MOSCOU — Anecdotes et insolites du Mondial 2018 en Russie qui se déroule jusqu'au 15 juillet.

Trop de chaussettes

On entend beaucoup parler de la ferveur islandaise pour le football, surtout depuis l’Euro-2016. Pourtant, certaines voix s’élèvent sur l’île contre l’équipe nationale, à qui on reproche un surplus de... chaussettes ! En effet, les Islandais ont indiqué à la presse avoir emmené pas moins de 2 900 paires de chaussettes en Russie. « Excessif et gaspilleur », s’énerve le groupe environnemental Vakandi, qui milite pour la réduction des déchets. La fédération a rétorqué qu’elle emmenait « seulement ce dont (elle) a besoin, ou plutôt ce dont (elle) pourrait avoir besoin. Si vous avez besoin de quelque chose, cela peut être difficile une fois qu’on est ici (en Russie). Nous allons ramener les chaussettes en trop et les donner aux autres équipes », a rassuré un représentant à l’AFP.

Friture sur les lignes belges

Arrivés mercredi en Russie, les joueurs belges s’étaient plaints jeudi de la faiblesse du Wifi dans les chambres du Country Club Moscow, le golf 5 étoiles où ils logent. « On a eu un petit peu... pas des soucis, mais on joue beaucoup à la Playstation et on a besoin d’une bonne connexion internet. Comme on est beaucoup à jouer, parfois ça bloque », avait expliqué le milieu Thorgan Hazard. Problème résolu selon l’attaquant de Dortmund Michy Batshuayi, vendredi : « Vous connaissez la nouvelle génération, aujourd’hui on veut tous internet sur nos téléphones et jouer à la PlayStation entre nous. On a un petit peu râlé le premier jour, mais là, ça va beaucoup mieux ». Voilà la Belgique rassurée sur le bien-être de ses Diables Rouges.

Soutiens de poids

Pour le premier Mondial de son histoire, le Panama ne sera pas livré à lui-même en Russie. Cet événement est si retentissant dans ce petit pays d’Amérique centrale que quelque 4 000 compatriotes sont attendus pour l’entrée en lice des Canaleros à la Coupe du monde contre la Belgique, parmi lesquels le président Juan Carlos Varela, ainsi que l’un des sportifs panaméens les plus célèbres de l’histoire, l’ancien joueur de baseball Mariano Rivera, cinq fois vainqueur du championnat nord-américain (MLB) avec les Yankees de New York. Assez pour espérer quelque chose dans un groupe où figurent également l’Angleterre et la Tunisie.

Interdit aux poules

Pour les supporters nigérians, apporter un poulet vivant dans le stade a toujours été un porte-bonheur, lorsque les Super Eagles foulent les pelouses. Mais cette fois-ci, leurs poules devront sans doute attendre dehors, selon le site du Nigeria Daily News, qui affirme qu’une demande officielle a été rejetée par les autorités russes. « Ce ne sera en aucune manière possible de venir avec un poulet vivant (dans le stade) », a répondu le ministre russe du Tourisme à l’agence Interfax. « Mais si les Nigérians veulent supporter leur équipe dans d’autres lieux, nous pourrons bien sûr leur conseiller des endroits où des poules peuvent être achetées ».

La mise au point du « dentiste »

Pince-sans-rire, le sélectionneur islandais. Heimir Hallgrimsson a demandé à prendre la parole avant que les médias ne posent leurs questions, vendredi à la veille du match contre l’Argentine. Objectif : « répondre aux questions qu’on me pose tout le temps », grince-t-il en commençant par « féliciter la sélection russe pour sa victoire » contre l’Arabie Saoudite (5-0), avant de « remercier » le pays pour l’accueil. « Nous sommes très heureux, il fait beau, les gens sont sympas et tout va aussi bien que possible ». Toujours en Islandais, il a expliqué que « tous les joueurs sont prêts à jouer et ont envie de jouer » ce qui sera « le match le plus important de l’histoire du foot islandais » contre l’Argentine de Lionel Messi, avant de conclure, mi-figue mi-raisin : « Et oui, je suis dentiste, et non je ne cesserai pas d’être dentiste ».