L'entraineur de l'équipe française, Didier Deschamps

Bons baisers de Russie

MOSCOU —Anecdotes et insolites du Mondial-2018 en Russie.

Combien pour un Mondial ?

Revenus, congés payés... que seriez-vous prêt à sacrifier pour voir votre équipe gagner la Coupe du monde ? C’est la question que la banque ING a posée aux supporteurs de neuf pays différents. Le résultat est sans surprise : les Sud-Américains mènent le jeu, loin devant les Français. Ainsi, les Argentins seraient prêts aux plus grands sacrifices : 41 % donneraient 1 % de leur salaire annuel pour que l’Albiceleste remporte le Mondial, contre un quart des Brésiliens. Les Français semblent moins fervents : ils sont « seulement » 14 % à se dire prêts à sacrifier une partie de leur revenu annuel.


Fil rouge

Un penalty raté, une défaite cuisante face à la Croatie... La Coupe du monde de Lionel Messi a mal commencé. Mais « La Puce » a retrouvé son niveau lors du dernier match de poule, face au Nigeria, pour aider l’Argentine à se qualifier pour les huitièmes de finale. Le secret de cette renaissance ? Un journaliste de la chaîne de télévision Telefé lui a offert un ruban rouge, envoyé par sa mère, pour éloigner le mauvais œil. Après la rencontre, interrogé sur sa performance, Messi a simplement montré son mollet gauche, autour duquel était entouré... le fameux ruban rouge. Les Bleus sont prévenus.


Grizou aux JO ?

Le football n’est pas le sport vedette des Jeux olympiques. Mais ça n’empêche pas Antoine Griezmann d’être tenté par l’aventure, le règlement autorisant en effet trois joueurs de plus de 23 ans dans chaque équipe. Alors, Grizou aux Jeux ? « Carrément ! J’aimerais bien et ça peut être un rêve. J’ai vécu l’Euro en France et c’était un kiff ultime. Vivre ça à nouveau en 2024 pour les JO de Paris, je signe de suite. Ça peut être magnifique », a confié l’attaquant des Bleus au Figaro. « Honnêtement, ça peut être l’un de mes objectifs de fin de carrière. »


Pleine poire

Michy Batshuayi a fait marrer la planète entière en fêtant maladroitement le but de la Belgique face à l’Angleterre (1-0). Après le but, l’attaquant, passé par l’OM, a frappé dans le ballon, parfaitement inutilement, qui a ricoché sur le poteau avant d’atterrir en plein sur son propre visage. Une séquence cocasse qui est forcément devenue virale sur les réseaux sociaux. L’intéressé, plein d’autodérision, ne s’est pas laissé démonter : « Ahahaha je savais que j’étais dans la merde au moment où j’ai ouvert mes mentions ! Pourquoi est-ce que je suis aussi stupide, bro ? », a-t-il tweeté avant de tacler, discrètement, Antoine Griezmann. « Les célébrations Fortnite (un jeu vidéo) sont tellement surcotées que j’ai dû créer quelque chose de nouveau. »


Viré !

Football et politique ne font pas toujours bon ménage. Juan Antonio Villarroel Garcia l’a appris à ses dépens. Le candidat à la mairie d’Atlixco, une ville de 125 000 habitants dans le centre du Mexique, était parti en Russie pour soutenir son pays. Sa présence a été immortalisée sur les réseaux sociaux, ce qui lui a coûté son investiture. « Il a abandonné ses responsabilités de campagne », explique son parti alors que la présidentielle au Mexique, le 1er juillet, aura lieu à la veille du huitième de finale face au Brésil.


No hablo español

Didier Deschamps prépare-t-il ses joueurs les plus inexpérimentés aux provocations, à l’extrasportif, face à une équipe comme l’Argentine, considérée, elle pour le coup, comme expérimentée en la matière ? « Les paroles... j’ai peu de joueurs qui comprennent l’espagnol donc c’est parfait », a répondu le sélectionneur dans un sourire. À vrai dire, plusieurs dans son onze-type maîtrisent la langue de Cervantès, ceux qui évoluent en Espagne (Hernandez, Varane, Umtiti, Griezmann) ou encore Paul Pogba. Les Argentins, « c’est des combattants, mais je n’envisage pas qu’il puisse se passer des choses qui ne soient pas acceptables sur le terrain. Il y a des duels, il peut y avoir des accrochages, mais ça reste le terrain. Mais c’est un type de foot qu’on a déjà joué et qui est spécifique » a relativisé « DD ».


No hablo de Benzema

Didier Deschamps s’efforce toujours d’apporter des réponses à toutes les questions posées, dussent-elles parfois prendre la forme de copeaux de langue de bois. Mais interrogé vendredi sur les propos tenus par Zlatan Ibrahimovic à la mi-juin sur l’absence de l’avant-centre français du Real Madrid dans le groupe des Bleus (Deschamps « ne devrait pas être ici, Benzema devrait être ici », avait dit le Suédois), « DD » a botté en touche : « Non, je n’ai rien à répondre, désolé ».


Vraiment Mondial

L’Inde n’a jamais participé à une Coupe du monde, mais cela n’empêche l’un des pays les plus peuplés du monde de garder un œil sur le tournoi russe. Et plus précisément les professeurs d’une école de Siliguri (ouest), qui ont organisé un Mondial avec leurs élèves. Chaque équipe portera un maillot aux couleurs d’une sélection qualifiée pour disputer un match, prétexte à une leçon sur chacun des pays. Au programme, culture, géographie et différences culturelles, mais aussi règles du football... en attendant une qualification pour l’édition 2022 au Qatar ?