Le sélectionneur anglais, Gareth Southgate

Bons baisers de Russie

SAMARA —Anecdotes et insolites du Mondial-2018 en Russie (jusqu’au 15 juillet) :

Sans billet ni visa

Des supporters anglais rejoignent la Russie pour voir leur équipe affronter la Suède sans visa ni billet pour le match, profitant d’une faille dans le système d’attribution du document qui permet une entrée sans visa, ont révélé les médias britanniques. 

Jusqu’au 15 juillet, lendemain de la finale du Mondial, les admirateurs qui achètent un billet sur le site de la FIFA peuvent entrer en Russie sans visa, grâce au « Fan ID », document gratuit qu’ils obtiennent en rentrant la référence du billet acheté. 

Sauf que des supporters ont découvert que même en rentrant le numéro de billet d’un match déjà joué et utilisé par quelqu’un d’autre, ils obtiennent quand même le précieux sésame en quelques minutes. 

La ruse permet ainsi aux spectateurs d’acheter un billet moins cher au marché noir en Russie et non sur le site officiel de la FIFA, et sans avoir à attendre pour obtenir un visa classique. 

Mais ceux qui utilisent cette pratique risquent gros : les organisateurs indiquent sur le site que « le Fan ID permet l’entrée du spectateur en Fédération de Russie (...) à condition que le spectateur possède le billet pour la Coupe du monde de la FIFA 2018 ».


Portrait cosmique

Le portrait de Stanislav « Stas » Cherchesov peint sur un mur de Saint-Pétersbourg devra être effacé. 

C’est l’administration de la seconde ville de Russie qui a informé l’agence de presse Interfax de cette décision, au motif qu’il n’était pas autorisé de peindre le mur de ce transformateur électrique qui appartient à Lenenergo, compagnie d’électricité locale. Lenenergo a indiqué à Interfax tenter de trouver un accord avec l’administration de Saint-Pétersbourg, au motif que la peinture « n’est pas extrémiste et ne menace ni la vie ni la santé des citoyens ». 

Le portrait de Stanislav Cherchesov avait été peint après la victoire face à l’Égypte (3-1) : on y voyait le sélectionneur russe et une phrase (« T’es simplement cosmique, Stas ») tirée d’une chanson de Leningrad, l’un des groupes les plus populaires de Russie.


Wir haben Benjamin Pavard !

Peu connu du grand public avant son but incroyable contre l’Argentine en huitième de finale, Benjamin Pavard a droit depuis quelques jours à une chanson en son honneur. 

L’hymne entonné par des supporteurs d’un bar parisien a fait le tour des réseaux sociaux et a fait son chemin jusqu’au club de Stuttgart, où évolue Pavard. Dans un français un peu approximatif, ses coéquipiers lui ont rendu hommage en entonnant la chanson : « Il vient de nulle part/Une frappe de bâtard/On a Benjamin Pavard ! » 

De quoi donner des forces au défenseur latéral pour les prochains matches des Bleus.


Le fighting spirit n’est pas mort

Le sélectionneur suédois Janne Andersson peut « parler longtemps » du foot anglais, qu’il regardait à la télé suédoise dans sa jeunesse. 

C’est « une formidable sensation » de l’affronter directement en quarts de finale de la Coupe du monde. 

« J’ai grandi avec le foot anglais, dans les années 1970, la télé suédoise ne programmait qu’un match par semaine, on l’attendait avec impatience. J’ai toujours été très admirateur, ces frappes de loin, ces terrains boueux, j’ai grandi avec, c’est mon deuxième pays. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le foot anglais avec lequel j’ai grandi. D’ailleurs le foot a changé partout et s’est uniformisé. Mais ils ont toujours le cœur et le fighting spirit ».


Gareth connaît la chanson

Une chanson à la gloire de Gareth Southgate fait fureur en Angleterre, chantée dans les pubs pendant les matches de l’Angleterre. 

Sur l’air de « Whole again », d’Atomic Kitten, un tube de l’an 2000, elle appelle le coach à « la ramener à la maison » (home again), la Coupe du monde, 52 ans après la victoire de 1966. 

« D’autres ont été chantées sur moi avant, donc je n’ai pas de problème avec celle-là, pourvu que ça continue », même si la musique d’Atomic Kitten ne serait « pas mon premier choix » de groupe, a souri Southgate, faisant rire la salle de presse. 

En 1996, il était surtout brocardé en musique pour avoir manqué un tir au but fatal en demi-finale de l’Euro à Wembley, contre l’Allemagne.