Mitchell Balmas a eu le réflexe de se rendre auprès de ces deux partisans des Olympiques de Gatineau qu’il ne connaissait pas lorsque le Titan célébrait sa conquête de la coupe Memorial sur la patinoire à Régina dimanche.

Coupe à saveur gatinoise pour Balmas

À contrecœur, mais dans l’optique d’améliorer leur club à long terme, les Olympiques de Gatineau ont liquidé quelques-uns de leurs meilleurs joueurs cette saison.

Du groupe, c’est Mitchell Balmas qui aura gagné le gros lot. Les Olympiques l’ont échangé au Titan d’Acadie-Bathurst où il a soulevé la coupe du Président le 13 mai et la coupe Memorial pas plus tard que dimanche soir à Régina.

« J’ai été chanceux. Les Olympiques m’ont envoyé dans une équipe où j’ai retrouvé un très bon groupe de joueurs. Si tu m’avais dit que je gagnerais la coupe Memorial au début de la saison, j’aurais eu de la misère à te croire, mais quand j’ai été échangé à Bathurst, je savais que j’avais une chance. » L’ancien des Olympiques dans un s’est entretenu avec Le Droit juste avant de sauter dans un avion pour revenir à Bathurst lundi matin, où un défilé se préparait dans les rues du deuxième plus petit marché de la Ligue canadienne de hockey.

Moins de 12 heures après avoir préparé le but gagnant d’Adam Holwell dans un gain de 3-0 contre les Pats de Régina, Balmas ne réalisait pas encore ce qu’il lui arrivait.

« Les derniers mois ont été vraiment bons. Gagner la coupe Memorial, c’est tout un honneur, mais gagner la 100e coupe de l’histoire, ça ajoute à la grandeur de l’exploit ! Les gens vont se souvenir des gagnants de la 100e édition et nous sommes contents de l’avoir fait pour une petite communauté et des partisans qui méritaient de goûter à ce championnat. »

Envol à Gatineau
Mitchell Balmas est devenu champion sous les couleurs du Titan, mais il gardera toujours une place dans son coeur pour les Olympiques. C’est à Gatineau qu’il a pris son envol vers une saison de 42 buts cette saison.

« J’ai vraiment aimé mon expérience à Gatineau. J’ai aimé mes coéquipiers, mes entraîneurs Éric (Landry), Ron (Choules) et Frank (Wathier). Tout a commencé avec les Olympiques pour moi. Sans eux, je ne serais peut-être pas ici aujourd’hui », a dit celui qui n’a pas marqué en quatre matches du tournoi de la coupe Memorial, mais qui a fourni deux passes.

« J’ai eu plusieurs bonnes chances de compter. La rondelle ne voulait pas entrer dans le filet, mais j’ai aidé d’une autre façon et je suis content de ça. J’ai été un bon joueur dans les deux sens de la patinoire et j’ai créé des jeux pour mes coéquipiers. Ce n’est pas facile de marquer dans un tournoi qui regroupe les quatre meilleures équipes juniors au pays. »

Natif de Sydney, en Nouvelle-Écosse, où il pourrait terminer sa carrière junior à 20 ans la saison prochaine selon les rumeurs qui circulent, Balmas n’avait jamais rien gagné d’important au cours de sa carrière. « Je viens d’une petite ville. Même au hockey mineur, je n’avais jamais fait partie d’une équipe championne. La coupe Memorial, c’est le premier vrai tournoi que je gagne en carrière ! »

Balmas a indiqué que les deux coupes remportées par le Titan devraient parader dans les rues de Sydney cet été. Qui sait ? Il pourrait même la gagner encore en 2019 ?

« Une fois que tu goûtes à la sensation de gagner cette coupe, tu ne veux jamais que ça parte ! J’aimerais certainement la gagner à nouveau l’an prochain ! », a dit celui qui ignorait encore tout de son avenir dans la LHJMQ au moment de s’entretenir avec Le Droit.

L’ancien choix de première ronde des Islanders de Charlottetown a ajouté que la coupe Memorial traînait bien sa réputation du trophée le plus difficile à gagner au hockey.

« Je suis complètement en accord avec cela. Je mentirais si je disais que je n’étais pas épuisé en ce moment ! Nous avons gagné parce que nous avions quatre bons trios, six bons défenseurs et deux excellents gardiens. Nous étions plus rapides que tout le monde dans le tournoi. Ç’a fait la différence. »