Le retour de Tom Coughlin (à droite) dans l’organisation des Jaguars de Jacksonville a facilité le travail de l’entraîneur-chef Doug Marrone, qui était déterminé à changer de façon radicale l’atmosphère moribonde qui régnait dans le vestiaire des Jaguars depuis quelques années.

Coughlin, l’ennemi des Pats

Si nous n’avions pas autant entendu parler de la blessure à la main subie à l’entraînement cette semaine par le quart-arrière Tom Brady, nul doute que les médias auraient accordé beaucoup plus d’attention au fait que les Patriots de la Nouvelle-Angleterre sont de nouveau confrontés à une organisation dirigée par le vénérable Tom Coughlin, qui est retourné à ses anciennes amours l’hiver dernier quand il a accepté le poste de vice-président aux opérations football chez les Jaguars de Jacksonville.

Premier entraîneur de l’histoire des Jaguars, Coughlin est retourné en Floride avec en tête l’objectif de redonner à cette organisation ses lettres de noblesse. Un objectif atteint en seulement une saison, ce que personne n’avait vu venir, compte tenu du fait que les Jaguars avaient compilé le pire dossier de la NFL entre 2013 et 2016 (15-49).

Mais les employés de bureau présents à la conférence de presse tenue il y a un peu plus d’un an pour confirmer le retour du grand patron ont rapidement constaté que l’ex-entraîneur ayant mené Jacksonville à une fiche de 72-64 entre 1994 et 2002 n’avait rien perdu de sa détermination et de son désir de vaincre à 71 ans.

Le retour de Coughlin a également facilité le travail de l’entraîneur Doug Marrone, qui était déterminé à changer de façon radicale l’atmosphère moribonde qui régnait dans le vestiaire des Jaguars depuis quelques années.  

Coughlin a agi comme conseiller auprès du directeur général David Caldwell pour l’embauche de joueurs autonomes, prenant soin de lui rappeler que les joueurs les plus intéressants ne sont pas nécessairement les plus gros noms qui commandent les salaires les plus élevés, mais plutôt des athlètes avec du caractère et qui ont déjà gagné dans le passé.  

Coughlin et Caldwell n’ont pas manqué leur coup en embauchant notamment Calais Campbell (Arizona), A.J. Bouye (Houston) et Barry Church (Dallas), trois joueurs qui sont rapidement devenus des piliers de la brigade défensive. Et en sélectionnant le robuste porteur de ballon Leonard Fournette (LSU) en première ronde du repêchage, les deux hommes ont enlevé beaucoup de pression des épaules du quart Blake Bortles.

Deux Super Bowl

Avec une fiche de 170-150 comme entraîneur en 21 saisons dans la NFL, dont 12 à la barre des Giants de New York, et un dossier de 12-7 dans les séries, le nom de Coughlin est respecté dans toutes les villes de la NFL.

Mais le vieux général n’est certainement pas l’homme le plus populaire à Foxboro, car c’est lui qui a mené les Giants à deux victoires sur les Patriots lors des Super Bowl XLII et XLVI, privant notamment les protégés de Bill Belichick de la deuxième saison parfaite de l’histoire de la NFL.

Malgré tout, les Jaguars auront fort à faire pour éliminer les Patriots, favoris pour l’emporter par une dizaine de points, dimanche, si on se fie à leur passé peu glorieux en banlieue de Boston. Les Jaguars ont remporté jusque-là une seule de leurs 11 premières confrontations avec les champions en titre du Super Bowl et ils sont toujours en quête d’une première victoire à Foxboro (0-7).

Ces statistiques négatives n’ont toutefois pas empêché le demi de coin Jalen Ramsey, la grande gueule des Jaguars en défensive, de prédire aux amateurs de Jacksonville une victoire de leurs favoris... au Super Bowl. Il faut croire que le joueur de deuxième année n’a rien appris des propos tenus par deux joueurs des Steelers, Le’Veon Bell et Mike Mitchell, qui se disaient déjà prêts à disputer un match revanche contre les Patriots, samedi soir dernier, avant de se faire joueur un vilain tour par les Jaguars, le lendemain.

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EN BREF

La recette de Pederson

Plusieurs médias ont attribué la victoire de 15-10 des Eagles de Philadelphie sur les Falcons d’Atlanta à la tenue du quart-arrière Nick Foles. Personnellement, j’estime que la défensive des Eagles a joué un rôle primordial tout au long du match — et tout particulièrement dans les derniers instants — et que le réserviste a exécuté les bons jeux au moment opportun. Après avoir été incapable de rejoindre d’autres cibles que les porteurs de ballon à leur sortie du champ arrière en première demie, Foles s’est ajusté dans les 30 minutes suivantes, alors que les Eagles ont pris le contrôle du match en blanchissant les Falcons. Cette semaine, Doug Pederson a déclaré qu’il travaillait avec Foles de la même façon que l’ex-entraîneur Chip Kelly l’avait fait il y a quatre ans quand le numéro 9 avait lancé 27 passes de touché contre seulement deux interceptions. Pederson a répété à Foles qu’il voulait qu’il dégaine rapidement (2,24 secondes en moyenne contre Atlanta), ce qui devrait lui permettre de compléter de nouveau plusieurs courts relais contre la féroce défensive des Vikings.

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Entre les lignes...

T.J. Yeldon a été passablement occupé face aux Steelers de Pittsburgh, dimanche dernier, quand il a touché huit fois au ballon pour des gains de 77 verges et un touché. Celui qui joue les seconds violons derrière Leonard Fournette chez les Jaguars a aidé le quart Blake Bortles à transfomer quelques troisièmes essais en premiers jeux, en plus d’effectuer un solide bloc aux dépens de Mike Mitchell pour permettre au quart des Jagaurs de gagner 16 verges sur un jeu au sol... L’entraîneur des Vikings du Minnesota, Mike Zimmer, a admis cette semaine qu’il n’était pas devenu un fan du quart Case Keenum avant le 12e match de la saison, une victoire de 14-9 sur les Falcons, à Atlanta. Si certains remettaient encore en question la tenue de Keenum avant le duel contre les Saints, ils ne devaient plus être nombreux à douter des capacités de cet éternel réserviste à la suite du jeu spectaculaire qui a permis aux Vikings d’éliminer les Saints 29-24, dimanche dernier.

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LA DÉCLARATION


« Je suis bien content que ces gens-là ne gèrent pas mes finances »
Zach Ertz, ailier rapproché des Eagles, qui a exprimé son mécontentement quand il a appris que les preneurs aux livres de Las Vegas considéraient Philadelphie comme des négligés pour une deuxième semaine d’affilée, même si la troupe de Doug Pederson a terminé au sommet de la Conférence nationale au cours de la saison régulière

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MES CHOIX

Finales de conférence

Dimanche: Jackson en NOUVELLE-ANGLETERRE et
MINNESOTA à Philadelphie

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Totaux des séries

Séries de division : 2/4 (50 %)    

Séries : 4/8 (50 %)