Mike Condon essaie de se remémorer des bons moments de la saison dernière dès que possible et c’est certes le cas à Chicago.

Condon dans la fosse aux lions

CHICAGO — Son partenaire Craig Anderson en a eu plein les oreilles lundi au Bridgestone Arena de Nashville et en affrontant les Blackhawks mercredi soir au United Center, Mike Condon peut s’attendre à un traitement similaire, sans nécessairement se faire crier en cœur par 20 000 spectateurs que « tout est de ta faute », entre autres.

Le gardien substitut des Sénateurs cherchera à rebondir d’une sortie difficile la semaine dernière à Pittsburgh, où il avait été chassé du match après avoir accordé quatre buts sur neuf lancers, et il avait aussi envoyé dans la fosse aux lions en relève contre les Blackhawks le 9 janvier dernier quand ceux-ci sont venus infliger un cuisant revers de 8-2 à la formation de la capitale nationale devant leurs partisans.

« Ça, ça avait un match pas trop beau pour “Andy” (Anderson) et moi, s’est rappelé Condon mardi au United Center. Ça peut arriver quand tu leur donnes trop d’espace et trop de jeux de puissance (les Hawks avaient compté quatre buts en avantage numérique). On va devoir faire un meilleur travail pour limiter leurs tirs et limiter le nombre de punitions qu’on va prendre. »

Alors qu’il connaît une saison décevante dans l’ensemble avec sa fiche de 4-10-4 et sa moyenne de 3,40 avec un taux d’efficacité de ,898, Condon essaie de se remémorer des bons moments de la saison dernière dès que possible et c’est certes le cas à Chicago. Il avait été d’office le 16 décembre 2016 alors que son club avait remporté un gain de 4-3, mettant fin à une série de sept défaites de suite dans la ville des Vents qui remontait à la saison 2000-2001.

« Ça avait été un match amusant. J’avais arrêté un tir de punition de Marcus Kruger, qui a tenté de me battre sous le bloqueur, en fin de match. Ils ont compté avec un peu plus d’une minute et demie à jouer pour réduire l’écart à un but, est-ce que c’était (Patrick) Kane ? (Non, c’était Richard Panik.) Il y a eu quelques mêlées ensuite. Je pense que c’était mon 25e match sur les 27 de suite que j’ai joué. Je m’attends au même genre d’atmosphère dans l’édifice et ça va être un bon test contre leur attaque explosive », a-t-il confié.

Alors qu’ils jouent des matches qui n’ont pas énormément d’importance au classement, leurs chances de participer aux séries éliminatoires étant à peu près nulles (elles sont à 0,1 % selon le site SportsClubStats.com), se retrouver dans des amphithéâtres où l’ambiance est électrique comme Nashville et Chicago ne nuit pas à la motivation, estime l’attaquant gatinois Derick Brassard.

« L’atmosphère est toujours pas mal bonne ici, c’est toujours assez difficile de gagner des matches de hockey (au United Center)... Malgré où nous sommes au classement, on cherche encore à s’améliorer et pousser dans la bonne direction en tant qu’équipe. C’est difficile parfois quand les matches ne veulent pas dire grand-chose parce que nous sommes sous la ligne (du “top 8’ participant aux séries), mais quand tu vas dans des édifices bruyants sur la route, contre des clubs qui veulent des points de classement, je pense que ça t’aide en tant que joueur et en tant qu’équipe pour te mettre dans le match », a souligné le Gatinois qui a vu une séquence de quatre matches de suite avec un but prendre fin à Nashville même s’il a obtenu huit tirs au but.

Pour en finir avec le revers de 5-2 contre les Predators, l’épouse de Craig Anderson, Nicholle, s’est porté à la défense des partisans de Nashville qui ont chanté la pomme de façon assez négative à son conjoint, devant elle et leurs jeunes fils, Jake (six ans) et Levi (quatre ans).

« Jake a trouvé que les chants étaient drôles et il a dit, “Pourquoi (les partisans) des ‘Sens’ ne font pas ça ?” La passion, l’esprit et la fierté que leurs partisans apportent sont incroyables. L’atmosphère à l’aréna est électrique et il faut vivre l’expérience au moins une fois », a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

DZINGEL DE RETOUR

Ayant dû s’absenter lors des trois derniers jours pour des raisons familiales qu’il a tenu à garder privées, l’attaquant Ryan Dzingel a rejoint ses coéquipiers sur la glace du United Center mardi après-midi. 

«C’est entre moi et ma famille, quelqu’un a des problèmes de santé. J’apprécie tous les textos et les prières qui m’ont été envoyées... Ce furent des journées difficiles, à penser à bien des choses. C’est bien de retrouver les gars et de jouer, ça vs être bien mieux. Je ne peux pas trop en parler, a-t-il dit. Je peux revenir tôt parce qu’on est ici (à Chicago, près de son patelin), j’ai une centaine de personnes qui vont être là (mercredi soir), c’est un gros match pour ma famille et moi. Je ne peux pas dire que je reviens rafraîchi parce que ça a été épuisant mentalement, mais le corps va bien et je vais essayer de compter un but pour ma famille (contre les Hawks).» 

Son retour anticipé a amené les Sénateurs à soumettre Gabriel Dumont au ballottage et Guy Boucher va jongler avec ses trios, l’insérant aux côtés de Jean-Gabriel Pageau et Marian Gaborik alors que Magnus Paajarvi sera promu avec Matt Duchene et Mike Hoffman.