Commotions: la tête abîmée, la tête haute

Ugo Cavalancia, Karl Forgues et Carl Laverdière étaient en pleine ascension dans le football universitaire québécois avant que les commotions cérébrales mettent fin à leur carrière prématurément. Le Soleil s’est entretenu avec les trois jeunes retraités sur les blessures à la tête, la difficile décision d’accrocher leurs épaulettes et le changement de culture dans le monde du ballon ovale.

«Moi-même, au secondaire et au cégep, j’ai déjà jugé des gars qui ne jouaient pas parce qu’ils avaient mal à la tête. Quand un gars qui n’avait aucune blessure apparente me disait qu’il avait mal à la tête, je me demandais si c’était vraiment vrai, s’il voulait vraiment jouer. C’est l’attitude que beaucoup de monde avait avant.»

Ugo Cavalancia ne le raconte pas de manière glorieuse, au contraire. Difficile d’être mieux placé que lui pour comprendre les dangers des blessures à la tête. En août, le plaqueur défensif du Rouge et Or a officialisé sa retraite du football, aux prises avec des séquelles d’une commotion cérébrale ne le quittant pas depuis un an. 

Il y a quelques années, Cavalancia était débarqué en grande pompe à Laval, dépassant des vétérans établis pour s’établir comme partant dès sa saison recrue. Aujourd’hui, courir lui donne la migraine et il admet lui-même qu’il ne pourra probablement plus jamais jouer au football, même dans un parc avec des amis. 

Il faut d’abord mentionner que sa dernière commotion n’est pas arrivée sur un terrain de football, plutôt aux… glissades d’eau. Une sortie d’équipe quelques jours avant le début du camp d’entrainement, à l’été 2016. Un coéquipier l’a poussé dans une piscine pour rire, sa tête a frappé au fond de l’eau. Sur le coup, rien de grave, il s’est immédiatement relevé. Les maux de tête ont commencé en soirée. Quinze mois plus tard, ils n’ont pas encore cessé. 

«Ma dernière blessure à la tête n’a pas été au football, mais selon l’ensemble des neuropsychologues que j’ai vus, c’est l’accumulation de coups à la tête que j’ai eue au football qui est directement lié à mon absence de récupération», lance-t-il sans détour. 

Ugo Cavalancia n’est pas là pour maudire le football. C’est encore, selon lui, «le plus beau sport d’équipe qui existe». C’est pourquoi il a tenté de revenir au jeu pendant un an. Mais chaque fois qu’on lui donnait le feu vert pour reprendre l’activité physique intense, ses symptômes revenaient aussi fort qu’ils ne l’étaient dans les jours qui ont suivi la commotion. 

«À ce jour, j’ai encore mal à la tête, mais moins que l’an dernier», débute-t-il. 

«Pendant les deux sessions où j’essayais de m’entraîner pour revenir au football et j’allais à l’école en même temps, c’était vraiment l’enfer. L’activité physique faisait augmenter mes symptômes, et la concentration demandée pour étudier aussi. J’ai dû annuler six de mes huit cours.»

Après un dernier essai infructueux de revenir à l’activité physique intense, cet été, le Montréalais s’est rendu à l’évidence. Il a annoncé à ses entraîneurs et coéquipiers qu’il prenait sa retraite. 

«J’ai repoussé la décision pour moi, par peur de la prendre, mais je savais que ça s’en venait. Ça faisait 13 ans que je jouais au football, que la majorité de mes amis et des gens que je côtoyais étaient reliés au football. C’est un gros choc de se dire qu’il faut tourner la page sur une partie intégrante de ma vie et passer à quelque chose de complètement différent. Tout le monde était triste, mais comprenait. Il n’y a pas de regrets ou de chose que je changerais.»


Le monde a toujours eu beaucoup d’empathie pour les joueurs qui se déchirent les ligaments, mais des coups à la tête, peut-être parce que tu ne le vois pas, on doutait toujours un peu du sérieux
Ugo Cavalancia

Ugo Cavalancia estime que si lui-même et les gens qui l’entouraient au secondaire et au collégial avaient pris les commotions cérébrales aussi au sérieux qu’elles sont maintenant prises à Laval, il n’aurait probablement pas les problèmes qu’il a aujourd’hui. 

C’est qu’il n’a jamais eu de commotion cérébrale diagnostiquée avant celle qui lui a couté sa carrière. Ses consultations avec des spécialistes ont toutefois permis d’identifier «une grosse commotion» qu’il a vraisemblablement subie au collégial sans le savoir, ou plutôt sans la prendre au sérieux. Des maux de tête qui s’étaient étirés après un entraînement sur plusieurs jours. De la difficulté à dormir cette semaine-là. «Je ne pensais pas que j’étais quelqu’un de propice à avoir une commotion. Quand tu joues, tu te penses invincible. Je pensais que je faisais des migraines, mais que ce n’était pas grave. Je n’ai pas pratiqué cette semaine-là, mais j’ai joué le match pareil.»

«Le monde a toujours eu beaucoup d’empathie pour les joueurs qui se déchirent les ligaments, mais des coups à la tête, peut-être parce que tu ne le vois pas, on doutait toujours un peu du sérieux. C’est quand ça t’arrive que tu réalises que c’est vrai et que même si les gens ne peuvent pas voir la blessure, tu as vraiment mal et c’est là tout le temps.»

Pourtant, même lui a d’abord voulu cacher sa commotion cérébrale, juste avant le camp d’entraînement en 2016. C’est son ami Mathieu Betts qui l’a convaincu d’aller voir le physiothérapeute de l’équipe. 

Il a pris plus d’un an avant de faire une croix sur le football, mais depuis longtemps des coéquipiers lui disaient d’arrêter. Antony Auclair, désormais dans la NFL, lui avait rapidement conseillé. «Deux ou trois semaines après ma commotion, il m’a dit en pleine face: “Si tu n’es pas capable de te remettre d’une commotion comme ça, tu devrais peut-être arrêter de jouer au foot. C’est vraiment dangereux.”»

Le coordonnateur Marc Fortier, envers qui Cavalancia ne cache pas son admiration, «a toujours été quelqu’un qui priorise la vie avant le foot». Il voulait le revoir en santé, pas le revoir sur un terrain de football. «Après si le foot n’est plus là, il n’est plus là.»

Malgré tout, il était peut-être trop tard, à l’automne 2016, pour sauver Ugo Cavalancia de séquelles à long terme.

Ugo Cavalancia estime que si lui-même et les gens qui l’entouraient au secondaire et au collégial avaient pris les commotions cérébrales aussi au sérieux qu’elles sont maintenant prises à Laval, il n’aurait probablement pas les problèmes qu’il a aujourd’hui.

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«JE N'AI PAS LÂCHÉ»

«Moi, ce qui me faisait le plus chier, c’est les gens qui disaient : “il a lâché”. Je n’ai pas lâché. Lâcher, c’est abandonner parce que tu n’es plus capable. Moi j’ai décidé de mon propre gré d’arrêter parce que c’est ce qui était le mieux pour ma santé.»

Karl Forgues se souvient du jeu uniquement parce qu’il a vu la reprise vidéo plusieurs fois par la suite. Le 3 octobre 2015, au 3e quart du 5e match de sa deuxième saison universitaire, sur le vétuste terrain de l’Université Bishop’s. 

Le secondeur vedette des Redmen de McGill effectuait un blitz, fonçant comme un train dans le champ arrière. Il a été surpris par un receveur en mouvement derrière la ligne offensive pour le bloquer. Le receveur a baissé la tête pour lui administrer un sévère coup casque à casque. Les lumières se sont fermées. Forgues venait de jouer le dernier jeu de sa carrière de footballeur. 

«Je suis tombé dans les pommes une dizaine de secondes. Je suis revenu à moi tranquillement alors que l’entraineur-chef et l’équipe médicale étaient déjà autour de moi sur le terrain pour m’examiner.»

Couché sur le dos sur le gazon synthétique, tentant de reprendre ses esprits, l’athlète de 21 ans n’était pas exactement en terrain inconnu. C’était la deuxième fois de sa vie qu’il perdait connaissance durant un match de football après un dur contact à la tête. Quelques jours plus tard, on lui diagnostiquerait la cinquième commotion de sa carrière.

«J’avais déjà une sorte d’entente avec ma famille que j’arrêterais à la prochaine commotion. J’avais beaucoup réfléchi là-dessus avant que la saison commence et j’étais en paix avec ça. Ça faisait plusieurs années qu’ils souhaitaient que j’arrête de jouer. Chaque match était un peu énervant pour eux à cause des blessures à la tête.»

Combien d’autres n’ont pas été diagnostiqués? Difficile à dire. 

«Si j’y pense comme il faut, le nombre de fois où après un contact je me suis dit : “Oh mon dieu, je devrais débarquer du terrain tout de suite, mais je vais être tough et finir le match”, ça doit facilement être quinze.»


Si j’y pense comme il faut, le nombre de fois où après un contact je me suis dit : “Oh mon dieu, je devrais débarquer du terrain tout de suite, mais je vais être tough et finir le match”, ça doit facilement être quinze
Karl Forgues

Recrue par excellence au football universitaire québécois l’année précédente, Karl Forgues a tourné le dos consciemment à une brillante carrière. Les symptômes de sa dernière commotion, principalement des étourdissements, ont heureusement cessé au bout d’une douzaine de jours, mais la décision était prise. 

C’est d’ailleurs celle que lui a conseillée le médecin des Redmen, Scott Delaney, une figure réputée dans le traitement et la prévention des commotions.

Le secondeur a d’abord annoncé sa décision d’arrêter à son entraîneur, puis à ses coéquipiers à la fin d’un entraînement. «Ça a été quand même assez émotif comme moment. Je n’ai pas pu m’empêcher de verser quelques larmes. C’était quand même beau, en quelque sorte, les gars m’ont vraiment supporté.»

Karl Forgues a pris un an et demi loin du football pour faire son deuil. Pour un joueur reconnu pour sa passion et sa fougue sur le terrain, dont la vie tournait autour du football, regarder des gradins était un peu inconcevable. 

Sa vie est plus balancée aujourd’hui, mais il n’a pu rester longtemps loin du football. Le finissant en éducation physique à McGill était de retour le long des lignes de côté comme entraîneur au secondaire, cet automne, avec les Sphinx de Jacques-Rousseau. Il a découvert que si du chemin reste à faire, le football a changé rapidement depuis son adolescence. 

«On n’enseigne plus à plaquer de la même façon. Si l’un de mes joueurs penche la tête pour frapper, je le chicane et lui fais faire des tours de terrain. Au moins, il va avoir un certain conditionnement et ne voudra plus donner des coups comme ça. Avant, c’était glorifié de donner un bon coup casque à casque. Les entraîneurs nous disaient qu’ils voulaient entendre le bruit des casques à l’entraînement. Ça n’a pas d’allure, aujourd’hui.»

Karl Forgues, un ancien des Redmen, a tourné le dos consciemment à une brillante carrière.

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«JE REJOUERAIS»

«Si c’était à refaire, c’est sûr que je rejouerais. Pourquoi? Parce que le football a fait de moi ce que je suis aujourd’hui.»

Carl Laverdière a subi une commotion cérébrale à chacune de ses deux dernières saisons collégiales chez les Titans de Limoilou, puis à chacune de ses deux premières saisons universitaires chez les Redmen de McGill, avec qui il s’était rapidement établi comme ailier défensif partant et capitaine. 

Les quatre commotions sont arrivées à l’entraînement, «des malchances sur des jeux bien normaux». 

«C’était toujours le même symptôme. Je perdais la vue périphérique du côté gauche. C’était embrouillé pendant environ une dizaine de secondes et après ça il y avait de gros maux de tête qui commençaient. Ça veut dire qu’il y avait un saignement en dessous de mon crâne qui causait de la pression sur mon nerf optique et faisait en sorte que je perdais de la vision.»

Si Carl Laverdière sonne comme un médecin en parlant de ses propres commotions, c’est parce que c’est son domaine. Après avoir décroché un diplôme en génie biomédical, où il a notamment étudié la confection des casques de football, il s’est rembarqué dans des études en médecine. 

Chacune de ses commotions lui a posé des maux de tête pour six à huit semaines, relate-t-il. Après la quatrième, à l’automne 2014, Dr Delaney lui a dit que s’il était son fils, il insisterait pour qu’il arrête. L’ailier défensif n’avait pas besoin de plus. Il savait déjà que sa carrière était à un coup de casque d’être finie. 

«J’aurais pu continuer si je voulais, mais à chaque commotion les probabilités augmentent que tu en fasses une autre. Avec trois autres années d’admissibilité, les probabilités que j’en fasse une 5e, 6e, 7e, même 8e étaient là.»

N’empêche, annoncer sa retraite en milieu de saison a été difficile. «Tu te sens comme de la merde, littéralement. Tu te sens comme si tu laisses tes coéquipiers à terre. Mais évidemment les gars le savaient et quand tu leur annonces, ils comprennent et savent qu’il y a des conséquences aux coups à la tête.»

Six ou sept ans auparavant, il n’aurait probablement pas pris la même décision. «Il y avait encore cette espèce de préjugé que les vrais durs sont capables de jouer malgré une blessure à la tête. C’est plus une pression que tu te mets toi-même. Physiquement, tu es correct, c’est vraiment entre les deux oreilles que tu n’es pas prêt.» 


Si tu n’es pas commotionné au point de ne plus être capable de réfléchir, tu sais quoi faire et quoi dire pour être capable de rester sur le terrain
Carl Laverdière

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«DES EFFORTS SONT FAITS»

Carl Laverdière a beau avoir subi de multiples commotions sur le terrain de football, il est le premier à défendre le sport. Il comprend pourquoi le football a mauvaise presse, mais trouve que le message tarde à s’ajuster alors que des efforts majeurs sont déployés pour transformer le ballon ovale.  

«De réaliser qu’il y a un problème, c’est déjà une bonne partie de fait. Est-ce qu’on peut encore améliorer le football et la gestion des coups à la tête? Oui, mais les efforts sont faits. J’ai eu beaucoup moins mal à la tête au cégep et à l’université que lors des pratiques au secondaire. Au secondaire, une journée par semaine, à l’entraînement, on ne faisait que des exercices de contact. Des fois, je sortais des pratiques avec le goût de brailler tellement j’avais mal à la tête, mais on nous disait que ça faisait partie de la game

Même son de cloche du côté d’Ugo Cavalancia. «Frapper sans la tête, la première fois que l’on m’a enseigné ça c’est en arrivant à Laval. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi on changeait ma technique de plaqué à 21 ans. Je comprends maintenant. Les prochaines générations, probablement que l’on ne verra même plus de joueurs utiliser leur casque ou beaucoup moins. Juste ça, c’est un immense changement. Quand j’étais au secondaire, on se faisait enseigner à frapper avec notre casque le plus fort possible. “Ton casque c’est ton arme, tu frappes avec”, c’est ce qu’on se faisait dire». 

Lui aussi considère que le football lui a apporté plus de positif que de négatif. «J’ai joué au soccer, au hockey, mais il n’y a rien qui se compare au football. C’est un sport qui peut amener tellement aux jeunes. Moi, ça m’a fait grandir comme personne. Si mes futurs enfants veulent jouer, c’est sûr que je vais les laisser. Je pense que dans 10 ans, avec tous les progrès que l’on fait déjà en ce moment, les techniques utilisées vont protéger beaucoup plus les personnes qui vont jouer.»

Carl Laverdière a eu des maux de tête pour six à huit semaines à la suite de chacune de ses commotions.

Karl Forgues est plus mitigé. Il s’ennuie terriblement de jouer de football, mais si c’était à refaire, il commencerait à jouer plus tard. «Si j’avais un enfant demain matin, je lui ferais essayer plusieurs sports, ce que l’on appelle de la spécialisation active. Un sport comme le football, je ne souhaite pas que mon enfant joue avant 14-15 ans. Huit ou neuf ans, je trouve ça trop tôt. C’est un âge où l’enfant peut développer pas mal plus d’habiletés motrices qu’en jouant au football.»

Il y a encore certains passages du discours des trois joueurs qui font sourciller. Comme quand Forgues admet qu’il croit «que si tout le monde arrêtait de jouer à la seconde qu’ils ont mal à la tête, personne ne jouerait».  

«Je pense que ça fait partie du sport que de recevoir des coups qui nous étourdissent de façon très temporaire. En même temps, je comprends qu’un médecin dirait probablement que ce n’est pas normal.»

Ou encore quand son ex-coéquipier Laverdière explique que le protocole de gestion des commotions cérébrales, au niveau universitaire, n’est pas très difficile à contourner. «Si tu as fait le protocole de commotions cérébrales plus qu’une fois, tu sais comment il fonctionne. Si tu n’es pas commotionné au point de ne plus être capable de réfléchir, tu sais quoi faire et quoi dire pour être capable de rester sur le terrain.»


Quand j’étais au secondaire, on se faisait enseigner à frapper avec notre casque le plus fort possible. “Ton casque c’est ton arme, tu frappes avec”, c’est ce qu’on se faisait dire
Ugo Cavalancia

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LE SPECTRE DES SÉQUELLES

Et puis il y a le fameux «CTE». L’encéphalopathie traumatique chronique qu’ont notamment découverte des chercheurs de l’Université de Boston sur plus d’une centaine de cerveaux d’ex-joueurs de football professionnels et universitaires décédés. 

La science est encore jeune sur la maladie dégénérative, mais les récentes avancées suggèrent qu’elle peut s’attaquer à des cerveaux plus jeunes qu’on ne le croyait auparavant. 

On sait à tout le moins que les commotions cérébrales peuvent venir hanter les joueurs qui les ont subites des années, voire des décennies après qu’elles soient survenues. Les symptômes, dépendant de la sévérité, varient de problèmes de mémoire à des changements de personnalité importants pouvant mener à la dépression. Le discours d'Ugo Cavalancia, Karl Forgues et Carl Laverdière pourrait-il avoir changé dans 20 ans? 

Impossible à prédire. Mais Forgues avoue que les conversations actuelles à propos du CTE le rendent «un peu inconfortable». «Je ne suis pas le genre de personne qui va sauter aux conclusions et paniquer, mais ce serait fâchant que mon cerveau ait des limites pour le restant de ma vie.»

Les deux autres voient aussi les révélations scientifiques comme «inquiétantes». 

«Je ne vais pas te mentir, moi je vais sûrement avoir des séquelles plus tard», lance un lucide Cavalancia. «Mais de la manière dont je vois ça, on doit surtout utiliser les avancées scientifiques pour prévenir chez les jeunes. On doit s’assurer que les prochaines générations n’aient pas le même problème entre les mains.»

Il prévoit commencer à entraîner au football dès l’an prochain. Karl Forgues le fait déjà et décrochera ce printemps son diplôme en éducation physique. Le futur médecin Carl Laverdière s’intéresse aux nouveaux tests et technologies pour prévenir et dépister les commotions. 

Ils ont accroché leurs épaulettes la tête amochée, mais la tête haute. Il ne tourne pas le dos aux problèmes de leur sport. Ils veulent faire partie de la solution.