Alexis Lafrenière
Alexis Lafrenière

Claude Julien bien conscient que des fans du Canadien rêvent à Lafrenière

Il existe sans doute des partisans du Canadien de Montréal qui souhaitent voir leur équipe favorite subir l’élimination à l’issue de la ronde qualificative pour que le Tricolore ait une chance de remporter la deuxième loterie de la LNH et de mettre le grappin sur Alexis Lafrenière. Si c’est bien le cas, Claude Julien ne s’en formalisera pas.

«C’est tout à fait normal. Je ne vois aucun problème là», a déclaré Julien, en conférence téléphonique jeudi matin.

«Certains amateurs, et avec raison, sont excités à l’idée qu’il est possible d’avoir ce joueur. Mais comment vont réagir les partisans si nous ne gagnons pas la première ronde et que nous n’obtenons pas Lafrenière?, a également fait remarquer Julien. C’est l’une de ces situations, en tant qu’organisation, équipe, groupe de joueurs, entraîneurs, tout le monde, où nous allons sur la patinoire pour gagner et avancer. La meilleure façon d’avancer est de faire de notre mieux.»

Les chances que le Canadien gagne ce deuxième tirage au sort ont repris vie après la loterie de vendredi, à l’issue de laquelle le premier choix du prochain repêchage a été remporté par l’une des huit équipes qui subiront l’élimination lors de la ronde qualificative. Le Tricolore doit croiser le fer avec les Penguins de Pittsburgh, qui feront figure de favoris dans cette série trois de cinq.

«Je dirais que ça rend les choses assez intéressantes, sans doute, a commenté Julien, en faisant allusion au dénouement du tirage au sort de vendredi. Il y a plusieurs équipes présentement qui se ‘lichent les babines’, comme on dit en bons termes français, en pensant qu’elles vont avoir l’occasion (de sélectionner Alexis Lafrenière).»

En vertu des règlements mis en place par la LNH, chacune des huit formations qui aura été éliminée aura 12,5 pour cent des chances de remporter ce deuxième tirage. Ainsi, dans les faits, il y a beaucoup plus de chances qu’une équipe ne soit pas favorisée par le sort.

«On sait que ça va être entre huit équipes, a-t-il renchéri. Les chances sont quand même là, mais les chances de ne pas l’avoir sont encore plus élevées que les chances de l’avoir, a noté Julien en ricanant. C’est sûr qu’une situation comme celle-là a fait jaser plusieurs personnes. C’est quelque chose qu’on n’avait pas vu depuis longtemps, même qu’on n’avait jamais vu dans la Ligue nationale.»

Julien ne le cache pas: il aimerait beaucoup voir Lafrenière revêtir l’uniforme tricolore. Mais il revient sur la raison d’être des athlètes professionnels.

«En fin de compte, nous sommes bâtis pour gagner. Nous sommes des athlètes professionnels, nous sommes compétitifs. Il n’y a aucune raison au monde de penser autrement. C’est dans cette direction que nous allons.»