Le centre-ville était bondé vendredi soir, alors que les festivités commençaient.

Cinq jours de courses pour fêter 50 ans

TROIS-RIVIÈRES — Chaque année depuis 2014 durant cette période de l’été, un bruit assourdissant émane de la rue des Forges au centre-ville de Trois-Rivières. Du bruit et beaucoup de fumée: ça sent les pneus brûlés. On sait alors que les voitures de rallycross, les reines de la première fin de semaine des courses, sont arrivées en ville. Elles régneront sur le parc de l’Exposition jusqu’à dimanche pour lancer le début des festivités du 50e GP3R.

Des milliers de personnes, probablement plus que l’an dernier en raison du beau temps, ont convergé vers le parc portuaire pour assister aux démonstrations de dérapage contrôlé et rencontrer les pilotes, qui viennent autant de l’Amérique que de l’Europe. Sans contredit, c’est la portion la plus internationale des deux fins de semaine d’activités au Grand Prix. On a même pu découvrir la nouvelle mascotte du GP3R, le guépard Axel R.

Parmi les inscrits, Scott Speed, un ancien pilote à temps plein de Formule 1, ne passe pas inaperçu auprès des amateurs. Quadruple tenant du titre en Championnat des Amériques de rallycross, revenir à Trois-Rivières n’est pas une corvée pour lui.

«C’est mon endroit favori chaque année, c’est le rendez-vous que tout le monde attend. Je ne déteste pas la comparaison avec Monaco, que j’ai eu la chance de courir par le passé. L’atmosphère ici est spéciale, les gens sont impliqués et nous sommes près du fleuve. C’est magnifique et la piste représente un énorme défi», disait-il au Nouvelliste, alors qu’on venait de présenter les têtes d’affiche des deux principales séries à l’affiche samedi et dimanche.

Speed porte bien son nom: à sa première participation au GP3R il y a un an, il n’a pas perdu une course, raflant les honneurs de toutes les séances de qualification, avant de s’imposer en demi-finale, puis en finale. S’il roulait pour Volkswagen l’an passé, c’est à bord d’une Subaru qu’on le verra dans les heures à venir. «L’objectif reste le même, gagner!»

Malheureusement, il n’y a que sept voitures dans le championnat américain et neuf dans sa série de support (ARX2), tandis qu’on en compte 15 pour le Mondial. Cela fait un total de 29 voitures de rallycross. À elles s’ajoutent des côtes à côtes, des motos, des quads ainsi que les camionnettes de la nouvelle série McGregor. Tous ces véhicules emprunteront le circuit hybride d’asphalte et de terre battue, qui passe dans une section de l’Hippodrome 3R.

«Ça fait longtemps que les spectateurs veulent des camionnettes à Trois-Rivières. Quant au rallycross, c’est toujours un honneur pour nous que de présenter ces courses. Il ne faut pas oublier que le Championnat mondial visite des lieux comme Spa-Francorchamps en Belgique, Abu Dhabi et Silverstone en Angleterre. Ce sont tous des circuits de Formule 1. Pour nous, ça fait un petit velours de voir que cinq ans plus tard, nous sommes toujours associés à ça. En plus, avec la parade en ville, ça nous donne un cachet unique», souligne la directrice des ventes et marketing du GP3R, Fannie Brouillette.

Les courses commenceront tôt samedi et s’enchaîneront jusqu’en soirée dimanche. Des cellules orageuses pourraient compromettre les plans samedi après-midi, mais la journée de dimanche s’annonce radieuse sans trop d’humidité. Bref, ce sera un temps idéal pour les finales de rallycross.

En 2018, le comité organisateur a annoncé avoir battu son record de ventes de billets pour la portion rallycross de l’événement. On s’attend à ce que les paliers de gouvernements annoncent, dans les jours à venir, leur implication financière pour la tenue d’une compétition hivernale à l’Hippodrome 3R, sans doute en février. Selon Dominic Fugère, le projet intéressant l’ex-champion du monde de F1, Jacques Villeneuve. Celui-ci ne sera pas présent au GP3R cet été, mais il n’est pas impossible qu’il prenne part à un rallycross d’hiver, dans six mois.

Une rare main-d’oeuvre

Encore cette année, le GP3R a eu toutes les misères du monde à trouver des employés pour préparer le site. «Il a fallu embaucher des gens en dehors des subventions salariales, cela a donc eu un impact sur notre budget», mentionne le directeur général Dominic Fugère, qui salue l’excellent travail de l’équipe de montage menée par Michel Turcotte et Jean Boisvert.

«Au moins, la météo a été de notre côté. On remercie notre monde, car c’est grâce à eux qu’on peut présenter un tel événement.»

Le centre-ville animé

La soirée de vendredi a marqué le début des festivités au centre-ville, festivités qui se prolongeront samedi en soirée, avant de reprendre jeudi prochain pour la fin de semaine consacrée aux courses sur le circuit routier, avec la populaire série NASCAR Pinty’s en tête. Il faudra d’ailleurs attendre au samedi 10 août pour assister au traditionnel spectacle des feux d’artifice au parc portuaire.

D’ici là, place au rallycross!

À l’instar des autres pilotes, Tanner Foust a défilé dans les rues du centre-ville avec sa voiture de rallycross.

Au centre-ville

Samedi 3 août

19 h Ouverture des bars GP3R

20 h 15 Spectacle - Johnny Gélinas Band

21 h Remise de trophées - Motos


Sur le site des courses

Samedi 3 août

7 h 50 Ouverture du site

7 h 55 Premières courses (motos, quads, côtes à côtes)

13 h 30 Qualifications de rallycross

18 h Admission gratuite

20 h Fin des activités


Dimanche 4 août

7 h 50 Ouverture du site

8 h Premières courses (motos, quads, côtes à côtes)

13 h 10 Session d’autographes

15 h Demi-finales et finale de rallycross

17 h Finales des autres séries

19 h Fin des activités