L’ancien défenseur de l’Impact de Montréal, Laurent Ciman (droite), tentera de prendre sa revanche sur son ancienne équipe.

Ciman voudra se venger de l’Impact

MONTRÉAL - Le défenseur Laurent Ciman aura bientôt la chance de prendre sa revanche sur l’Impact de Montréal.

L’une des premières décisions de Rémi Garde quand il a pris les rênes du club a été d’échanger le Belge, l’un des joueurs les plus populaires de l’Impact. Ciman pourra lui faire regretter cette transaction lorsque le Los Angeles FC visitera le stade Spauto, samedi.

Le footballeur de 32 ans n’a pas caché sa surprise et sa déception. Il s’était joint à l’Impact en 2015, en partie pour vivre l’aventure de la Major League Soccer, mais davantage pour offrir de meilleurs soins à sa fille, atteinte de troubles du spectre de l’autisme, qu’elle n’en recevait en Belgique.

Garde a toutefois étudié sa nouvelle formation, qui a terminé loin d’une place en matchs éliminatoires, avec un œil très critique. Particulièrement sa défense, qui a accordé 58 buts, ce qui l’a placé parmi les pires du circuit Garber.

Le 12 décembre, Ciman a été échangé aux nouveaux venus de la MLS pour deux joueurs qui avaient été sélectionnés au repêchage d’expansion, le milieu Raheem Edwards et l’arrière-gauche Jukka Raitala. Garde a depuis refait le plein en défenseurs centraux, ajoutant les vétérans Français Rod Fanni et Rudy Camacho.

«J’ai regardé plusieurs matchs et j’ai écouté plusieurs personnes qui font partie de ce club depuis longtemps et j’ai pensé que c’était la meilleure décision», a déclaré Garde jeudi, au sujet de l’échange Ciman.

Ciman semble s’être bien adapté à Los Angeles, où l’équipe a une fiche de 3-2-0 même s’il a joué tous ses matchs à l’étranger jusqu’ici, puisque son nouveau domicile de 350 millions $ US ne sera pas prêt avant le 29 avril. Il voudra donner un petit extra à son retour à Montréal.

«C’est toujours spécial quand un joueur affronte son ancien club, a dit Garde. Mais ce n’est pas la première fois que ça se produit.

«Personnellement, mon attention est portée entièrement sur mon club. Je ne me prépare pas à affronter un joueur, mais bien une équipe qui joue bien, qui a connu un bon début de saison. C’est ma priorité. C’est une occasion pour les partisans qui ont bien connu Laurent Ciman, je ne le nie pas. Mais je suis concentré sur mon équipe.»

Ciman a donné un fier coup de main à son arrivée en provenance du Standard de Liège, aidant l’Impact à atteindre la finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF et à se qualifier pour les éliminatoires de la MLS. Il a été nommé défenseur de l’année de la ligue, en plus d’être sélectionné au sein de l’équipe d’étoiles.

À sa deuxième campagne, il a aidé Montréal à atteindre la finale de l’Est, où l’équipe s’est inclinée en prolongation devant le Toronto FC.

Son jeu a baissé d’un cran la saison dernière et Garde, qui avait pour mandat de rajeunir et d’améliorer la condition physique du club, a décidé qu’il ne ferait pas partie de la reconstruction.

Les partisans de l’équipe n’ont pas apprécié de perdre un joueur qui, en compagnie de sa conjointe, Diana, était devenu partie prenante de la communauté. «Le Général» a d’ailleurs retweeté plusieurs commentaires des partisans fâchés de cette transaction.

Mais l’international belge avait déjà laissé entendre qu’il n’allait peut-être pas jouer avec le club pour l’éternité. Il lui restait une année à son contrat et il a indiqué aux médias belges que bien qu’il souhaitait demeurer à Montréal, il pourrait bien se retrouver ailleurs en MLS.

C’est arrivé plus tôt qu’il ne l’avait imaginé. Ça a aussi surpris ses coéquipiers de l’Impact.

«Il est probablement l’un des meilleurs passeurs de la planète parmi les arrières centraux, a déclaré le défenseur Chris Duvall. Qu’il fasse partie de l’équipe nationale de Belgique est incroyable. J’étais parfois surpris par certaines de ses passes. Je n’arrivais pas à croire qu’il m’avait rejoint. Il a tout un talent.»