Sophia Jensen a remporté ses médailles d’or la semaine dernière. Les championnats mondiaux étaient présentés en Bulgarie.

Chelsea accueille sa championne du monde, Sophia Jensen

C’était soir de fête au Club Cascades de Chelsea, lundi. On fêtait la double championne du monde de canoë-kayak chez les juniors, Sophia Jensen.

La jeune femme est en Outaouais pour «deux semaines et quelques jours».

Elle n’a pas souvent la chance de passer autant de temps chez elle, au beau milieu de l’été.

«C’est une bonne chose. Ça me permet de relaxer un peu. Même si je m’entraîne quand même beaucoup», explique-t-elle.

Jensen a eu quelques jours pour bien digérer ce qui vient de lui arriver. Elle a remporté ses médailles d’or la semaine dernière. Les championnats mondiaux étaient présentés en Bulgarie.

«C’était vraiment une magnifique façon de compléter mon stage chez les juniors. Je suis vraiment super contente. J’ai vécu une expérience différente, là-bas. Je n’avais jamais encore été une championne en titre, auparavant. Je devais défendre les titres que j’avais gagnés l’année dernière. Je n’ai jamais douté de moi, mais j’ai quand même trouvé l’expérience très difficile.»

«Je crois que ça va m’aider à faire face à tout ce qui pourra m’arriver, dans l’avenir. J’i quand même été capable de garder mon sang-froid, dans tout ça. Je n’ai pas ajouté trop de pression sur le reste de notre équipe.»

L’expérience acquise pourra surtout servir l’an prochain, parce que la saison estivale 2019 tire à sa fin. 

Il reste bien les championnats canadiens, qui auront lieu à Régina, prochainement. Par la suite, Jensen migrera vers la Floride, où elle passe ses hivers à s’entraîner.

Elle était quand même contente de pouvoir célébrer avec les gens qui l’ont soutenu durant toute sa jeunesse, au club.

Elle a découvert son sport alors qu’elle était âgée d’une dizaine d’années.

«Je suis bien contente, entre autres, de pouvoir célébrer tout ça en compagnie de mon entraîneur. Adam Mayo. C’est un super entraîneur. Il m’a poussé à fond. Je crois que je ne me serais pas rendue jusque-là sans lui.»

Mayo n’a pas été là dès le départ, mais il a joué un rôle très important dans son développement.

«Je me souviens de la chose toute simple qu’il a dit et qui a comme, tout mis en perspective. Durant un entraînement, je pagayais de façon un peu nonchalante pour rentrer au quai. Ce jour-là, il m’a demandé de faire comme si chaque coup de pagaie était comme une brique. En ajoutant chaque brique, on finit par construit un mur. C’est comme si tout a cliqué, par la suite. J’ai continué de m’amuser, mais j’ai compris que je devais en faire un peu plus.»

Vers Tokyo

Le mur de Sophia Jensen commence à prendre forme. La saison prochaine, elle pourrait passer dans la catégorie des moins de 23 ans.

Elle pourrait aussi passer directement chez les seniors.

«Mon objectif pour la saison prochaine serait de simplement de faire aussi bien que je peux faire. J’aimerais me qualifier pour les championnats du monde seniors et m’embarquer sur le circuit de la Coupe du monde», explique-t-elle.

On se trouvera alors dans une année olympique. Si la triple championne du monde junior fait bien, elle pourrait se qualifier pour ses premiers Jeux.

«Les Jeux olympiques, c’est un rêve. Mais je ne veux pas me mettre trop de pression en pensant à ceux de Toyko. Mon but, c’est vraiment de continuer à progresser en pensant à 2024. Les Jeux de 2024, c’est vraiment mon principal objectif.»

Jensen va s’accorder quelques jours de repos avant de quitter l’Outaouais.

«Peut-être un petit voyage de camping. Pour m’amuser.»