Chasse et pêche

L’ensemencement de la truite arc-en-ciel à Gatineau

CHRONIQUE / La truite arc-en-ciel est une des espèces sportives les plus populaires en Amérique du Nord.

Elle est de la famille des salmonidés qui est indigène dans l’ouest de l’Amérique du Nord, du nord du Mexique à l’Alaska. Elle a été introduite avec succès dans les régions tempérées et les régions tropicales de haute altitude du monde entier. Elle porte bien son nom, car elle offre au pêcheur toute une palette de couleurs qui varie selon l’habitat, sa taille et sa condition sexuelle. Les truites de ruisseaux et de petits lacs intérieurs arborent une coloration plus foncée. Leur taille varie considérablement selon leurs antécédents et la nourriture à laquelle elles ont accès dans leur habitat.

La majorité des pêcheurs confirment qu’une truite de 10 à 15 pouces sortie d’une rivière est une bonne prise. Elle possède un menu des plus variés et s’alimente de vers, de petits poissons, d’une variété d’insectes terrestres et aquatiques, d’œufs de poisson et même de petits mammifères ou d’oiseaux à l’occasion. Dans les ruisseaux, elles se nourrissent surtout d’insectes et peuvent être facilement attirées par les mouches artificielles des pêcheurs et les cuillers tournantes. Mais il est reconnu qu’elles résistent très rarement à l’offrande d’un simple vers de terre.

Pour la pêche à la traîne, les « Rapala » s’avèrent efficaces dans presque toutes les situations.

Tout comme son cousin le saumon atlantique, certaines populations de truite arc-en-ciel fraient en eau douce et passent le reste de leur vie en mer. On l’appelle alors truite arc-en-ciel anadrome ou « Steelhead » en anglais. Les experts en pêcherie, ainsi que les pêcheurs en général, surnomment ainsi les populations de cette espèce ensemencées dans les Grands Lacs. La « Steelhead » est reconnue pour sa très grande combativité et demeure très convoitée en rivière où elle retourne frayer. Pour plusieurs pêcheurs sportifs, il s’agit d’un véritable défi et d’un trophée de pêche dont le poids peut atteindre jusqu’à 18 kg ! 

Événement familial « pêchons ensemble »

C’est demain, le dimanche 9 juin, que l’Association des pêcheurs à la mouche de l’Outaouais (PMO) procédera à l’ensemencement de plusieurs centaines de truites arc-en-ciel dans la rivière des Outaouais. Cette activité prendra place de 11 h à 17 h, à la plage du parc Moussette située au 361, boulevard Lucerne, dans le secteur Hull.

Lors de cette activité familiale gratuite, les enfants accompagnés d’un adulte auront la chance de participer à l’ensemencement des truites à l’aide de chaudières. Pour distraire petits et grands, il y aura des démonstrations de lancer à la mouche, de montage de mouches artificielles, des structures gonflables et une station de maquillage pour les enfants, ainsi que le tirage d’un prix de présence. Pour ceux qui ne désirent pas apporter de pique-nique, il y aura une cantine payante sur place au profit des Scouts de Gatineau. 

Cet événement populaire coïncide avec la « Fête de la pêche » annuelle du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, qui se déroule du 7 au 9 juin cette année. Il s’agit du 20e anniversaire de cet événement au cours duquel tous les Québécois sont invités à célébrer la pêche et à pratiquer cette activité sans permis (où la réglementation le permet). Il s’agit de l’occasion idéale pour les personnes de tous âges de s’initier à la pratique de la pêche sportive. Un rappel que les pêcheurs doivent respecter les quotas de prises quotidiennes en application pour chaque espèce sportive. L’activité d’ensemencement de truites arc-en-ciel (environ 1000) est une initiative des PMO qui a été rendue possible grâce à la contribution financière et à la collaboration du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, du Safari Club International, de Green Drake Outfitters et de la Ville de Gatineau. Avec la collaboration de dame Nature, nul doute que cette heureuse initiative saura inciter la relève de la pêche sportive dans notre région !

Chasse et pêche

Situation précaire pour les cerfs dans la zone 10 Ouest

CHRONIQUE / Le cheptel de cerfs de la zone 10 Ouest serait dans une situation précaire, selon André Dumont, biologiste et spécialiste de la grande faune au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs en Outaouais (MFFP), compte tenu du dernier hiver qui s’inscrit comme le plus rigoureux des 25 dernières années !

L’indice NIVA d’enneigement/d’enfoncement, le nombre de jours avec plus 50 cm d’enfoncement, de même que le nombre de jours avec de la neige au sol ont tous atteint des sommets sans précédent.

Chasse et pêche

Un hiver pénible pour nos chevreuils

CHRONIQUE / L’hiver en cours est extrêmement pénible pour nos cerfs, communément appelés chevreuils, en raison de l’abondance de neige et de la mince croûte de glace qui la recouvre.

Combinés, ces deux facteurs sont très néfastes pour ces bêtes. La neige profonde épuise rapidement les cerfs dans leurs déplacements, tandis que la croûte avantage les prédateurs — tels le coyote et le loup — en supportant leur poids pendant la poursuite de leur proie. De plus, cette couche durcie inflige des blessures aux longues pattes minces du cervidé, réduisant ainsi leurs chances de fuir les prédateurs et d’éviter le pire.

Chasse et pêche

Succès de chasse décroissant

CHRONIQUE / Le cheptel de cerfs en Outaouais a été assujetti à des hivers rigoureux successifs, depuis 2014, à un point tel que sa population risque de se retrouver en situation précaire. La saison en cours s’annonce également difficile et le taux de mortalité risque de s’amplifier si les frasques de Dame Nature persistent au cours du mois de mars. Par ailleurs, la population chancelante du troupeau dans la zone 10-Ouest a entraîné en une baisse progressive du succès de chasse au cours des dernières années, ce qui pourrait justifier la mise en place de mesures préventives dès la prochaine saison de chasse.

En janvier dernier, le biologiste et directeur responsable de la gestion de la faune de l’Outaouais du Ministère de la Forêt, la Faune et les Parcs (MFFP), André Dumont, a indiqué que « la concentration de cerfs actuelle est considérée normale et aucune mesure préventive de chasse est prévue dans le secteur Ouest pour l’automne 2019 ». Par contre, le ministère demeure vigilant en ce qui concerne la rigueur des hivers et son effet sur la population des cerfs.

Jean Larivière

Un rassemblement pour l’unité

CHRONIQUE / À la suite de la conférence de presse de la ministre de la Justice, Geneviève Guilbault, qui a promis de retirer trois des irritants du registre d’armes à feu, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) espérait avoir répondu aux attentes des chasseurs sportifs.

Bien que ces derniers aient apprécié l’écoute du gouvernement Legault, ils ont aussitôt réitéré leur espoir de voir Québec déclarer un moratoire, pour ensuite abolir le registre provincial. Les affirmations récentes du premier ministre, qui a servi une fin de non-recevoir à cette demande des chasseurs, ont eu pour effet de donner un regain de vie au mouvement de contestation à cette loi mise en application le 29 janvier dernier.

Chasse et pêche

Bilan de la chasse au gros gibier en 2018

CHRONIQUE / Les changements climatiques ont eu pour effet de modifier les habitudes de certains gros gibiers et, par le fait même, d’augmenter d’un cran le défi des chasseurs sportifs. On n’a qu’à penser aux périodes de sécheresse de l’été dernier, aux grands vents et aux journées chaudes en période de chasse à l’automne, ou encore à la série de saisons hivernales rigoureuses des dernières années.

Malgré cela, les chasseurs sportifs ont maintenu un succès de chasse égale en province, et supérieur aux années précédentes dans certains cas.

Chasse et pêche

Les chasseurs sportifs se mobilisent

CHRONIQUE / À l’approche de la date butoir du 29 janvier, les efforts de mobilisation des chasseurs et propriétaires d’armes à feu (armes d’épaule) se sont intensifiés. Selon le Service d’immatriculation des armes à feu (SIAF) du Québec, un total de 300 953 armes ont été enregistrées en date du 9 janvier 2019. De ce nombre, on retrouve 242 610 enregistrements volontaires et 58 343 enregistrements obligatoires via les commerçants d’armes à feu. Cela représente un très faible taux de participation des particuliers d’environ 15 %.

À ce jour, de très nombreux chasseurs sportifs persistent à bouder le registre provincial, le jugeant à la fois inefficace et onéreux. Dans différents forums, plusieurs professionnels du domaine sont venus appuyer l’opposition au SIAF. Lors d’une récente entrevue sur LCN, un ex-sergent de la Sureté du Québec, Jean-François Brochu, a déclaré que le registre des armes à feu « est un leurre qui va nous coûter 30 à 50 millions $ par année », qui ne prévient pas les actes de violence commis avec une arme à feu.

Chasse et pêche

Un registre d’armes à feu controversé

CHRONIQUE CHASSE ET PÊCHE / Au Québec, les chasseurs sportifs et propriétaires d’armes à feu ont jusqu’au 29 janvier pour se conformer au nouveau registre québécois. Présentement, très peu d’entre eux les ont enregistrées au Service d’immatriculation d’armes à feu du Québec (SIAF). Il est donc évident que des milliers de propriétaires d’armes à feu sont résolus à défier cette loi jusqu’au bout !

Selon le gestionnaire responsable du SIAF, Clément Robitaille, 267 922 armes à feu étaient enregistrées sur l’ensemble du Québec, en date du 11 décembre dernier, dont 13 753 par des résidents de l’Outaouais. Cela représente un peu plus de 15 % de l’ensemble des armes sur le territoire québécois, soit environ 1,6 million. Depuis le début décembre, on compte entre 1500 et 2000 armes à feu enregistrées quotidiennement. Pour éviter des amendes, il est important de se conformer rapidement sur le site www.siaf.gouv.qc.ca, ou bien par la poste avant la fin de la période de grâce. Le SIAF a également procédé à une grande distribution d’un rappel d’enregistrement aux détenteurs d’un Permis de possession et acquisition (PPA). Cet avis serait perçu par certains comme de l’intimidation pour les contraindre à enregistrer leurs armes à feu.

Chasse et pêche

Droit de parole aux chasseurs sportifs

CHRONIQUE / Ce n’est pas un secret, depuis les hivers rigoureux de 2007 et 2008, le cheptel de cerfs en Outaouais a connu un déclin progressif au fil des ans.

En plus de la perte initiale d’environ 50% du troupeau, à la suite à ces deux saisons froides, la majorité des hivers subséquents se sont avérés plus difficiles pour nos cervidés. Le plan de gestion du cerf du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs est venu à terme en 2017. On doit maintenant en adopter un nouveau. Mais cette fois, tous les chasseurs sportifs auront la chance d’exprimer leurs opinions sur les mesures et règlementations qui seront adoptées, grâce à une initiative de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP).

Une situation précaire

Selon plusieurs experts dans le domaine, il devient évident que la faible population de cerfs en Outaouais (3,5 cerfs/km²) ne suffit plus à la pression toujours grandissante de la chasse sportive. Selon un biologiste réputé de notre région, Louis Gagnon, «nos forêts sont trop âgées et ne produisent plus la nourriture nécessaire pour subvenir aux besoins des cerfs». Cela est le résultat d’une baisse considérable des coupes de bois depuis plusieurs années, selon lui, en raison d’un marché peu compétitif. «Ces dernières sont essentielles pour dégager et éclaircir nos forêts et permettre la régénération de la végétation, dit-il. Par contre, il existe encore quelques secteurs agricoles et forestiers bien emménagés qui regroupent une quantité raisonnable de cerfs.»

Nous devons également considérer d’autres facteurs qui seraient reliés, notamment, à la pénurie de jeunes cerfs mâles (Est-Ouest), femelles et faons (Ouest) à travers la zone de chasse 10, qui semble plus évidente au fil des années. Il va sans dire que le nombre toujours grandissant de nouveaux adeptes de la chasse à l’arbalète depuis 2008, y compris la transition de nombreux utilisateurs d’armes à feu, a occasionné une pression et un succès de chasse, que certains considèrent excessifs compte tenu des signes indiquant la décroissance du cheptel. De plus, des centaines de cerfs sont victimes d’accidents de la route, chaque hiver, en raison de la pratique du nourrissage artificiel dans certains villages situés aux abords de nos artères principales. Cette pratique préjudiciable a également entraîné un abandon notable du regroupement traditionnel des cerfs en ravage hivernal qui leur procure l’aise de sentiers battus, refuge et la sécurité en nombre. Si on ajoute à ces facteurs les actes de braconnage, la prédation naturelle du loup, du coyote et de l’ours subis par nos cerfs depuis la dernière décennie, il n’est pas surprenant que sa population se retrouve maintenant sous les normes acceptables. Il est donc souhaitable que le nouveau ministre aux Forêts, à la Faune et aux Parcs, Pierre Dufour, soit familier avec les enjeux actuels.

Sondage FédéCP

La FédéCP demande d’ailleurs l’opinion des chasseurs de cerf de Virginie, afin de se préparer à la révision du nouveau plan de gestion. Un sondage en ligne de 27 questions est disponible, jusqu’à la fin novembre. «Les nombreux et parfois profonds changements survenus depuis la dernière publication obligent à en revoir certains éléments, explique la FédéCP par voie de communiqué. Les chasseurs doivent s’attendre à ce que cette découverte entraîne des modifications réglementaires au sujet des pratiques d’appâtage et des habitudes de nourrissage artificiel. À ces égards, les positions de la FédéCP seront établies à partir des résultats de la consultation qu’elle tient présentement. Vos réponses sont primordiales pour que la Fédération puisse défendre l’intérêt des chasseurs adéquatement.»

J’encourage tous les chasseurs québécois d’exercer leur droit de parole et de se joindre à la FédéCP, si ce n’est pas déjà fait. Vous pouvez répondre à leur sondage en ligne.

Chasse et pêche

La présaison de chasse au cerf est perturbée

CHRONIQUE / Dès l’ouverture de la présaison de chasse au cerf de Virginie en Outaouais, de nombreux chasseurs ont constaté que les ours étaient omniprésents sur leur territoire.

Pour les chasseurs qui avaient apprêté des sites nourriciers, les nombreuses photos d’ours sur les caméras, ainsi que les traces au sol, confirmaient une présence inhabituellement élevée des ursidés. Il était donc prévisible que la présaison de chasse au cerf à l’arc et l’arbalète représenterait un défi de taille, cette année, surtout que la présence accrue des ours a pour effet de réduire considérablement l’achalandage des cerfs aux sites d’appâts.