Chasse et pêche

Un hiver pénible pour nos chevreuils

CHRONIQUE / L’hiver en cours est extrêmement pénible pour nos cerfs, communément appelés chevreuils, en raison de l’abondance de neige et de la mince croûte de glace qui la recouvre.

Combinés, ces deux facteurs sont très néfastes pour ces bêtes. La neige profonde épuise rapidement les cerfs dans leurs déplacements, tandis que la croûte avantage les prédateurs — tels le coyote et le loup — en supportant leur poids pendant la poursuite de leur proie. De plus, cette couche durcie inflige des blessures aux longues pattes minces du cervidé, réduisant ainsi leurs chances de fuir les prédateurs et d’éviter le pire.

Chasse et pêche

Succès de chasse décroissant

CHRONIQUE / Le cheptel de cerfs en Outaouais a été assujetti à des hivers rigoureux successifs, depuis 2014, à un point tel que sa population risque de se retrouver en situation précaire. La saison en cours s’annonce également difficile et le taux de mortalité risque de s’amplifier si les frasques de Dame Nature persistent au cours du mois de mars. Par ailleurs, la population chancelante du troupeau dans la zone 10-Ouest a entraîné en une baisse progressive du succès de chasse au cours des dernières années, ce qui pourrait justifier la mise en place de mesures préventives dès la prochaine saison de chasse.

En janvier dernier, le biologiste et directeur responsable de la gestion de la faune de l’Outaouais du Ministère de la Forêt, la Faune et les Parcs (MFFP), André Dumont, a indiqué que « la concentration de cerfs actuelle est considérée normale et aucune mesure préventive de chasse est prévue dans le secteur Ouest pour l’automne 2019 ». Par contre, le ministère demeure vigilant en ce qui concerne la rigueur des hivers et son effet sur la population des cerfs.

Jean Larivière

Un rassemblement pour l’unité

CHRONIQUE / À la suite de la conférence de presse de la ministre de la Justice, Geneviève Guilbault, qui a promis de retirer trois des irritants du registre d’armes à feu, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) espérait avoir répondu aux attentes des chasseurs sportifs.

Bien que ces derniers aient apprécié l’écoute du gouvernement Legault, ils ont aussitôt réitéré leur espoir de voir Québec déclarer un moratoire, pour ensuite abolir le registre provincial. Les affirmations récentes du premier ministre, qui a servi une fin de non-recevoir à cette demande des chasseurs, ont eu pour effet de donner un regain de vie au mouvement de contestation à cette loi mise en application le 29 janvier dernier.

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Bilan de la chasse au gros gibier en 2018

CHRONIQUE / Les changements climatiques ont eu pour effet de modifier les habitudes de certains gros gibiers et, par le fait même, d’augmenter d’un cran le défi des chasseurs sportifs. On n’a qu’à penser aux périodes de sécheresse de l’été dernier, aux grands vents et aux journées chaudes en période de chasse à l’automne, ou encore à la série de saisons hivernales rigoureuses des dernières années.

Malgré cela, les chasseurs sportifs ont maintenu un succès de chasse égale en province, et supérieur aux années précédentes dans certains cas.

Chasse et pêche

Les chasseurs sportifs se mobilisent

CHRONIQUE / À l’approche de la date butoir du 29 janvier, les efforts de mobilisation des chasseurs et propriétaires d’armes à feu (armes d’épaule) se sont intensifiés. Selon le Service d’immatriculation des armes à feu (SIAF) du Québec, un total de 300 953 armes ont été enregistrées en date du 9 janvier 2019. De ce nombre, on retrouve 242 610 enregistrements volontaires et 58 343 enregistrements obligatoires via les commerçants d’armes à feu. Cela représente un très faible taux de participation des particuliers d’environ 15 %.

À ce jour, de très nombreux chasseurs sportifs persistent à bouder le registre provincial, le jugeant à la fois inefficace et onéreux. Dans différents forums, plusieurs professionnels du domaine sont venus appuyer l’opposition au SIAF. Lors d’une récente entrevue sur LCN, un ex-sergent de la Sureté du Québec, Jean-François Brochu, a déclaré que le registre des armes à feu « est un leurre qui va nous coûter 30 à 50 millions $ par année », qui ne prévient pas les actes de violence commis avec une arme à feu.

Chasse et pêche

Un registre d’armes à feu controversé

CHRONIQUE CHASSE ET PÊCHE / Au Québec, les chasseurs sportifs et propriétaires d’armes à feu ont jusqu’au 29 janvier pour se conformer au nouveau registre québécois. Présentement, très peu d’entre eux les ont enregistrées au Service d’immatriculation d’armes à feu du Québec (SIAF). Il est donc évident que des milliers de propriétaires d’armes à feu sont résolus à défier cette loi jusqu’au bout !

Selon le gestionnaire responsable du SIAF, Clément Robitaille, 267 922 armes à feu étaient enregistrées sur l’ensemble du Québec, en date du 11 décembre dernier, dont 13 753 par des résidents de l’Outaouais. Cela représente un peu plus de 15 % de l’ensemble des armes sur le territoire québécois, soit environ 1,6 million. Depuis le début décembre, on compte entre 1500 et 2000 armes à feu enregistrées quotidiennement. Pour éviter des amendes, il est important de se conformer rapidement sur le site www.siaf.gouv.qc.ca, ou bien par la poste avant la fin de la période de grâce. Le SIAF a également procédé à une grande distribution d’un rappel d’enregistrement aux détenteurs d’un Permis de possession et acquisition (PPA). Cet avis serait perçu par certains comme de l’intimidation pour les contraindre à enregistrer leurs armes à feu.

Chasse et pêche

Droit de parole aux chasseurs sportifs

CHRONIQUE / Ce n’est pas un secret, depuis les hivers rigoureux de 2007 et 2008, le cheptel de cerfs en Outaouais a connu un déclin progressif au fil des ans.

En plus de la perte initiale d’environ 50% du troupeau, à la suite à ces deux saisons froides, la majorité des hivers subséquents se sont avérés plus difficiles pour nos cervidés. Le plan de gestion du cerf du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs est venu à terme en 2017. On doit maintenant en adopter un nouveau. Mais cette fois, tous les chasseurs sportifs auront la chance d’exprimer leurs opinions sur les mesures et règlementations qui seront adoptées, grâce à une initiative de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP).

Une situation précaire

Selon plusieurs experts dans le domaine, il devient évident que la faible population de cerfs en Outaouais (3,5 cerfs/km²) ne suffit plus à la pression toujours grandissante de la chasse sportive. Selon un biologiste réputé de notre région, Louis Gagnon, «nos forêts sont trop âgées et ne produisent plus la nourriture nécessaire pour subvenir aux besoins des cerfs». Cela est le résultat d’une baisse considérable des coupes de bois depuis plusieurs années, selon lui, en raison d’un marché peu compétitif. «Ces dernières sont essentielles pour dégager et éclaircir nos forêts et permettre la régénération de la végétation, dit-il. Par contre, il existe encore quelques secteurs agricoles et forestiers bien emménagés qui regroupent une quantité raisonnable de cerfs.»

Nous devons également considérer d’autres facteurs qui seraient reliés, notamment, à la pénurie de jeunes cerfs mâles (Est-Ouest), femelles et faons (Ouest) à travers la zone de chasse 10, qui semble plus évidente au fil des années. Il va sans dire que le nombre toujours grandissant de nouveaux adeptes de la chasse à l’arbalète depuis 2008, y compris la transition de nombreux utilisateurs d’armes à feu, a occasionné une pression et un succès de chasse, que certains considèrent excessifs compte tenu des signes indiquant la décroissance du cheptel. De plus, des centaines de cerfs sont victimes d’accidents de la route, chaque hiver, en raison de la pratique du nourrissage artificiel dans certains villages situés aux abords de nos artères principales. Cette pratique préjudiciable a également entraîné un abandon notable du regroupement traditionnel des cerfs en ravage hivernal qui leur procure l’aise de sentiers battus, refuge et la sécurité en nombre. Si on ajoute à ces facteurs les actes de braconnage, la prédation naturelle du loup, du coyote et de l’ours subis par nos cerfs depuis la dernière décennie, il n’est pas surprenant que sa population se retrouve maintenant sous les normes acceptables. Il est donc souhaitable que le nouveau ministre aux Forêts, à la Faune et aux Parcs, Pierre Dufour, soit familier avec les enjeux actuels.

Sondage FédéCP

La FédéCP demande d’ailleurs l’opinion des chasseurs de cerf de Virginie, afin de se préparer à la révision du nouveau plan de gestion. Un sondage en ligne de 27 questions est disponible, jusqu’à la fin novembre. «Les nombreux et parfois profonds changements survenus depuis la dernière publication obligent à en revoir certains éléments, explique la FédéCP par voie de communiqué. Les chasseurs doivent s’attendre à ce que cette découverte entraîne des modifications réglementaires au sujet des pratiques d’appâtage et des habitudes de nourrissage artificiel. À ces égards, les positions de la FédéCP seront établies à partir des résultats de la consultation qu’elle tient présentement. Vos réponses sont primordiales pour que la Fédération puisse défendre l’intérêt des chasseurs adéquatement.»

J’encourage tous les chasseurs québécois d’exercer leur droit de parole et de se joindre à la FédéCP, si ce n’est pas déjà fait. Vous pouvez répondre à leur sondage en ligne.

Chasse et pêche

La présaison de chasse au cerf est perturbée

CHRONIQUE / Dès l’ouverture de la présaison de chasse au cerf de Virginie en Outaouais, de nombreux chasseurs ont constaté que les ours étaient omniprésents sur leur territoire.

Pour les chasseurs qui avaient apprêté des sites nourriciers, les nombreuses photos d’ours sur les caméras, ainsi que les traces au sol, confirmaient une présence inhabituellement élevée des ursidés. Il était donc prévisible que la présaison de chasse au cerf à l’arc et l’arbalète représenterait un défi de taille, cette année, surtout que la présence accrue des ours a pour effet de réduire considérablement l’achalandage des cerfs aux sites d’appâts.

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Dix ans au service des chasseurs

CHRONIQUE / L’Association des Conducteurs de Chiens de Sang du Québec (ACCSQ) a célébré ses 10 années de service aux chasseurs sportifs du Québec, le 17 août dernier. Pour l’occasion, un premier souper-bénéfice était organisé sous la présidence d’honneur de Louis Turbide, rédacteur en chef du réputé magazine « Sentier Chasse-Pêche ». Cette activité a été couronnée de succès, avec plus de 120 convives du domaine, y compris tous les membres de la Table nationale de la faune.

Depuis la création de cet organisme par 17 conducteurs de chiens de sang, en 2008, ce genre de service a rapidement transformé la philosophie des chasseurs de gros gibiers au Québec. Toujours plus populaire, l’ACCSQ s’est démarquée en devenant un partenaire de marque auprès de plusieurs intervenants du milieu de la faune, telles la Fédération des Chasseurs et Pêcheurs du Québec (FédéCP), la Société des Établissements Plein Air du Québec (SÉPAQ) et certaines Zones Écologiques de Chasse (ZECS). D’ailleurs, la SÉPAQ offre maintenant gratuitement le service de chien de sang à sa clientèle des réserves fauniques.

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Saison de chasse arc/arbalète 2018

CHRONIQUE / Au Québec, les adeptes de la chasse à l’arc et à l’arbalète se retrouvent à un mois environ de l’ouverture de la saison de chasse au cerf de Virginie 2018. Il s’agit du temps idéal afin de procéder aux préparatifs essentiels pour connaître une expérience de chasse des plus agréables. Parmi ces derniers, on retrouve le territoire de chasse, les équipements ainsi que les postes d’affût et sites nourriciers. Voici donc quelques judicieux conseils afin d’améliorer vos chances de succès cette saison.

Arme, équipements et vêtements
Pour toute chasse sportive, la vérification et l’ajustement de l’arme s’avèrent prioritaires, car il s’agit du facteur déterminant entre le succès ou la perte d’un gibier. 

En effet, votre dédicace à la pratique, la précision et l’efficacité de votre arme de chasse vous permettra de récolter le gibier convoité conformément à l’éthique du chasseur consciencieux. 

Par la suite, il s’agit de procéder à une inspection minutieuse du bon fonctionnement des autres équipements tels appeaux, télémètre, jumelles, caméras de surveillance, GPS, lampes (de poche ou frontale), affûtage du couteau de chasse…etc. 

L’utilisation de batteries neuves et de qualité supérieure saura assurer la fiabilité de tous vos dispositifs électroniques. 

D’autre part, l’état des vêtements de chasse demeure un autre facteur d’importance pour assurer votre confort et sécurité lors de votre séjour en forêt. Il est toujours sage de nettoyer tous les vêtements avant chaque saison en utilisant un détergent inodore et anti-UV ainsi que de procéder au séchage à l’extérieur. 

L’idéal est de remiser ces derniers dans un bac scellé/hydrofuge sans oublier d’inclure le sac à dos, gants, cagoules et chapeaux. 

Lors de votre séjour de chasse, il est conseillé de vous vêtir seulement au moment du départ et de remiser vos vêtements de chasse dans le bac dès votre retour. Cela, afin d’éviter que vos vêtements absorbent les odeurs du chalet. Les gibiers ont un sens de l’odorat très développé et ne tarderont pas à détecter votre présence et vous éviter si vous laissez des odeurs humaines ou de nourriture lors de vos déplacements en forêt. 

Un rappel que l’utilisation de bottes de chasse munies d’un revêtement en caoutchouc est très efficace pour dissimuler les odeurs occasionnées par la transpiration.

Territoire et sites nourriciers
Cette période de l’année demeure le moment choisi pour faire la prospection de votre territoire de chasse. Les déplacements des gibiers peuvent varier d’une saison à l’autre et il est possible que vous deviez modifier votre stratégie afin d’améliorer vos chances de succès. 

Les chasseurs d’expérience sont unanimes à dire que « le plus de temps consacré en forêt avant la chasse peut réduire le temps passé en forêt pendant la chasse ». 

Si vous chassez dans un mirador fixe, il demeure essentiel de vérifier son état et vous assurer que le gibier est toujours présent dans les environs. 

Dans le cas d’un mirador amovible, un déplacement de ce dernier à un endroit plus propice à la récolte pourrait s’avérer nécessaire. 

Pour ceux qui préconisent la stratégie de sites nourriciers, il s’agit également de la période souhaitée pour susciter l’intérêt du gibier convoité. Les caméras à détecteur de mouvement sont indispensables à ces endroits pour confirmer l’achalandage du gibier. 

Depuis la dernière décennie environ, bon nombre de chasseurs préfèrent utiliser les carottes comme appât principal pour les cerfs au lieu des pommes traditionnelles. 

Cette stratégie vous évitera la présence des ours, ratons laveurs, écureuils et autres mammifères qui en sont friands et qui n’hésiteront pas à dégarnir rapidement votre site d’offrandes. 

Rappelons que le maïs en grain et la moulée pour chevreuils attirent également l’intérêt des ours, des mammifères, et des oiseaux. 

S’il vous est possible de réapprovisionner vos sites d’appâts chaque semaine, il est préférable de ne pas y laisser des quantités industrielles et de vérifier les données sur vos caméras de surveillance à chaque visite. 

Bonne chasse sécuritaire à tous et surtout… bonne chance !