Chasse et pêche

Des engagements électoraux pour la faune

À quelques mois des prochaines élections provinciales, six partenaires du secteur de la villégiature en forêt et de l’industrie de la chasse, de la pêche sportive et du piégeage ont convenu d’interpeller les différents partis politiques afin de connaître leurs positions sur des sujets qui les touchent.

Ces organisations jugent que la situation s’est sensiblement dégradée quant à l’accès au territoire et à la ressource, à la gestion de la faune et à sa mise en valeur partout au Québec. Pourtant, ce secteur d’activités est important pour des centaines de milliers de Québécois qui, ensemble, contribuent à l’activité économique à hauteur de centaines de millions de dollars, tout en étant des acteurs importants de la conservation et de la mise en valeur du milieu naturel.

Chasse et pêche

La couleur de votre leurre

CHRONIQUE / Peu importe le type de leurre que vous décidez d’utiliser, les pêcheurs d’expérience maintiennent que la règle traditionnelle « eau claire — leurre clair, eau sombre ou brune — leurre foncé, eau verte – leurre vert ou chartreuse » s’avère l’outil de référence des plus judicieux. Par contre, il existe d’autres facteurs d’importance qui peuvent avantager ou nuire à l’efficacité du leurre choisi pendant la période estivale. Voici donc quelques informations pertinentes qui sauront, je l’espère, améliorer vos chances de succès lors de votre prochaine aventure de pêche sportive.

Profondeur et perte de couleur

L’action des vagues, les nuages, l’eau claire ou sombre ainsi que la profondeur pêchée représentent des facteurs qui vont inévitablement influencer la pénétration de la lumière et par surcroit, l’efficacité et la couleur de votre leurre. La saison ainsi que les habitudes de l’espèce convoitée sont également des éléments clés à considérer lors de votre prochaine sortie de pêche. À titre d’exemple, voici les profondeurs auxquelles la couleur de votre leurre sera affectée dans un lac dont l’eau est claire et sous des conditions atmosphériques idéales (ciel dégagé sans vent). À noter que les temps sombres et eaux troublées ont comme effet d’accélérer le processus de la perte de couleur :

Chasse et pêche

Des truites brunes dans la rivière des Outaouais

CHRONIQUE / L’association des Pêcheurs à la mouche de l’Outaouais (PMO) procédera à l’ensemencement de truites brunes dans la rivière des Outaouais, demain, le dimanche 10 juin.

Depuis toujours, ce majestueux plan d’eau est l’un des plus populaires auprès des pêcheurs sportifs de la région, en raison de l’offre de pêche exceptionnelle qu’on y retrouve avec plus de 85 espèces de poissons. La truite brune en rivière et ruisseau représente une espèce des plus convoitée, et ce, plus particulièrement par les adeptes de la pêche à la mouche. Cette espèce est reconnue pour l’excellent goût de sa chair et sa très grande combativité, qui offre un beau défi de pêche.

Chasse et pêche

Des chasseurs sportifs se mobilisent

CHRONIQUE - CHASSE ET PÊCHE / Au Canada, l’enregistrement des armes à feu sans autorisation restreinte est obligatoire uniquement au Québec, depuis le 29 janvier dernier. Et le mécontentement de milliers de chasseurs et propriétaires d’armes à feu continue à se faire ressentir à travers la province.

Une initiative a été lancée tout récemment par le rédacteur en chef du magazine Sentier Chasse-Pêche (SentierCP), Louis Turbide, en collaboration avec la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec (FédéCP) et son directeur général, Alain Cossette. On souhaite notamment « dénoncer certaines aberrations administratives présentes dans le processus d’immatriculation des armes à feu », explique M. Turbide, mais aussi « établir une stratégie sérieuse pour sensibiliser tous les partis politiques sur l’inutilité de l’implantation de ce registre » et « les forcer à prendre position » avant les prochaines élections.

Chasse et pêche

La pérennité du caribou migrateur

CHRONIQUE / La chasse sportive au caribou migrateur s’est terminée au Québec le 1er février dernier, pour une durée indéterminée, a annoncé le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), Luc Blanchette. Pas étonnant que cette décision ait semé la controverse dans la communauté de chasse sportive.

La chasse au caribou est une activité touristique qui génère d’importantes retombées économiques, autant dans le Nord québécois que dans les grands centres. Les pertes qui découlent de cette décision touchent directement des centaines d’emplois reliées aux pourvoiries, et indirectement d’autres secteurs tels le tourisme, les services de débitage, les compagnies de transport et j’en passe.

Chasse et pêche

La récolte de chasse sportive de 2017

Il ne fait plus aucun doute que les saisons de chasse sportive au gros gibier en Outaouais ont été plombées par les caprices de Dame Nature, l’an dernier. Les pluies printanières diluviennes et la canicule de septembre ont eu pour effet de compliquer la tâche des chasseurs sportifs.

L’heure est maintenant au bilan, pour la chasse sportive dans la zone 10-Outaouais qui, à l’exception de l’orignal, inclue les réserves fauniques.

L’orignal

Au niveau de la chasse à l’orignal, reconnu comme le plus grand de nos cervidés, pas moins de 197 bêtes ont été récoltées en 2017, soit sept femelles, 189 mâles et un veau. La période de canicule, qui a persisté du 23 au 27 septembre, a joué un rôle important dans la baisse de la récolte, comparativement aux 228 orignaux de l’année précédente. La carabine continue d’être l’arme de choix, elle a été utilisée à 158 occasions, contre 25 à l’arbalète, sept à l’arc et sept autres avec une arme à chargement par la bouche, à poudre noire.

Les Ursidés

Pour la chasse à l’ours noir, la pluie constante que nous avons connue au cours de la période printanière a nui à la cause des chasseurs sportifs. Par contre, les conditions pour la saison de chasse d’automne se sont avérées plus favorables. Dans la zone 10-Outaouais, les chasseurs ont abattu 531 ours, soit 160 femelles adultes, 62 jeunes de 24 moins et moins, ainsi que 309 mâles adultes. Cela représente 231 bêtes de moins que l’an dernier. Malheureusement, les statistiques de chasse disponibles sur le site du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ne distinguent pas les données de la récolte des ursidés par engin ou saisons de chasse.

Cerfs de Virginie

Le cerf de Virginie demeure le gibier le plus convoité, et ce, tant en Outaouais que dans le reste de la province. Malgré la canicule des cinq premières journées de la saison de chasse à l’arc et arbalète, les chasseurs ont tout de même réussi à récolter un total de 1 258 cerfs (991 femelles, 620 mâles et 148 faons), soit 23 bêtes de plus que l’an dernier. Pour leur part, les utilisateurs d’armes à feu ont abattu 4 573 cerfs (423 femelles, 4 061 mâles et 83 faons), ce qui représente une augmentation de 1041 bêtes comparativement à l’année précédente. Le tout représente une récolte totale qui dépasse celle de l’an dernier par 1 064 cerfs. Sans contredit, la remise de l’ouverture de la chasse aux cerfs au 4 novembre par le ministère a joué un rôle important dans la hausse de la récolte des chasseurs de cerfs dans la Zone 10. Au niveau provincial, la récolte totale de cerfs était de 53 010 bêtes, comparativement à 52 842 en 2016. 

Il est souhaitable que Dame Nature soit clémente pour les chasseurs sportifs, en 2018, car les pluies diluviennes ont l’effet de limiter le mouvement du gibier et nous confiner au chalet, tandis que les canicules sont propices à la baignade plutôt que la chasse en forêt !

Chasse et pêche

Pêche blanche familiale à Duhamel

CHRONIQUE / Une journée de pêche blanche familiale se tiendra au lac de la Ferme, dans le village de Duhamel, le samedi 27 janvier prochain. Les organisateurs de cette activité halieutique, qui aura lieu de 8 h et 15 h, réservent beaucoup de surprises pour les petits et les grands.

La pêche sur glace est l’un des plus beaux héritages de nos ancêtres et représente une activité qui nous fait oublier ces longues journées hivernales. Pour l’occasion, les pêcheurs auront l’opportunité de taquiner la truite mouchetée qui, selon les responsables de l’événement, sera au rendez-vous en grande quantité ! 

Cette année, le droit de pêche blanche au Québec ne requiert aucun permis pour ses citoyens, mais les pêcheurs ont toujours le devoir de respecter les limites de prises quotidiennes en vigueur. Au niveau de l’équipement, les participants doivent apporter lignes, brimbales et appâts. Le perçage de trous est offert gratuitement et des bénévoles seront sur place afin d’initier les nouveaux adeptes de cette activité sportive.

Afin d’offrir une expérience des plus agréables à tous les membres de la famille, on y retrouvera des tours de carriole tirée par des chevaux, un service de navette au lieu de pêche, ainsi qu’un dîner gratuit et le tirage de prix de présence pour les 12 ans et moins, à la clôture de l’événement.

Un rappel que les véhicules motorisés seront interdits sur les lieux de pêche. Parmi les nouveaux collaborateurs cette année, on retrouve l’Association des chasseurs, pêcheurs, trappeurs et archers de la Petite-Nation (ACPTA), ainsi que la fondation Héritage faune de la Fédération des Chasseurs et Pêcheurs du Québec (FédéCP).

Selon le maire de Duhamel, David Pharand, cette activité a connu un succès sans précédent l’an dernier avec pas moins de 550 participants. Selon lui, cet accomplissement est le résultat des efforts collectifs d’une panoplie de bénévoles et organismes dont la mission est de promouvoir cette activité sportive familiale. Pour ceux qui désirent de plus amples informations sur ces activités, prière de communiquer avec Martine Caron au (819) 428-7100 poste 1601.

Journée portes ouvertes

De concert avec l’activité du 27 janvier qui se déroule à Duhamel, le Centre touristique du Lac-Simon propose un accès journalier gratuit aux amateurs de plein air afin de leur permettre de découvrir la panoplie de services offerts à cette station de villégiature quatre saisons. En hiver, ce site est un véritable repère pour les cerfs de Virginie qui viennent parader à quelques pas de vous. Ski de fond, glissade sur tube, raquette, patinoire, motoneige et pêche blanche figurent parmi la panoplie de services offerts au public. Pour les amateurs de plein air, il y de quoi faire de beaux rêves sous la tente ou dans le chalet !

Pour les intéressés, le poste d’accueil du Centre touristique du Lac-Simon est situé à proximité de l’activité de pêche blanche au lac de la Ferme.

Bref, une belle journée d’activités de plein air qui saura divertir tous les membres de votre famille. En souhaitant que Dame Nature soit des plus clémentes ! Bonne pêche à tous… 

Chasse et pêche

Une récolte de cerfs améliorée

CHRONIQUE / Selon les indications, la récolte de cerfs matures s’est améliorée au cours de la saison de chasse 2017 en Outaouais et ce, au grand plaisir de nombreux chasseurs sportifs.

D’ailleurs, plusieurs ont profité de l’ajustement chronologique effectué par le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP) qui a retardé l’ouverture de la chasse avec armes à feu d’une semaine cette année. Cette modification, qui est effectuée aux sept ans environ, a permis la récolte de cerfs plus âgés surtout que la dernière semaine de chasse coïncidait avec le pic du rut annuel. Ce facteur a également favorisé un succès de chasse qui se voulait décroissant au fil des dernières années dans notre région.  

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Cette année, le secteur de la faune et des parcs du Ministère a également entrepris un nouveau projet d’expérimentation d’une restriction de la taille légale des bois (RTLB) chez le cerf de Virginie dans les zones de chasse 6 nord et 6 sud, situées majoritairement dans la région de l’Estrie. Ce projet découle des propositions provenant de partenaires fauniques et a fait l’objet d’une recommandation de la Table nationale de la faune. C’est un outil de gestion qui a pour but de modifier la structure d’âge d’une population de cerfs en épargnant lors de la chasse les jeunes mâles d’un an et demi, très représentés dans la récolte, pour leur donner le temps de développer leur masse corporelle et leur bois. Pour ce faire, une modalité relative à la restriction de la taille légale des bois restreint la chasse aux cerfs mâles à ceux possédant un certain nombre de pointes d’un côté du panache. Pour la durée de ce projet (cinq ans), un cerf mâle adulte doit posséder au moins trois pointes de 2,5 cm ou plus d’un côté du panache pour pouvoir être abattu. D’ailleurs, cette méthode sur la restriction sur la taille des bois figure depuis longtemps parmi les diverses mesures préconisées avec succès par l’association Quality Deer Management. Un nombre adéquat de mâles au sein du troupeau demeure prioritaire afin que la majorité des femelles puissent se reproduire au cours leur première période de l’œstrus. Sinon, ils tenteront de se reproduire dans une période rapportée qui peut varier entre deux semaines à un mois. Quand cela se produit, le faon est né plus tard à l’été et ses chances de survivre l’hiver deviennent très limitées. Comme plusieurs chasseurs de notre région, je suis de l’avis que l’état actuel du cheptel en Outaouais justifierait la mise en application d’une telle règlementation.

Il existe malheureusement un ombre au tableau. Malgré les bonnes intentions du MFFP, la limite de la récolte ainsi que les frais supplémentaires du permis RTLB (10 $) en Estrie pourraient avoir comme effet de décourager bon nombre d’adeptes. Étant donné que le permis de chasse au cerf est valide dans la plupart des zones de chasse du Québec, ces derniers pourraient très bien se pointer ailleurs pour chasser. Cela aurait donc comme effet d’augmenter la pression de chasse dans les autres zones, telle que l’Outaouais et dont la population du cheptel se trouve présentement dans un état fragile. D’ailleurs, ce fait est justifiable en raison de l’interdiction de récolter les cerfs femelles dans la zone 10 est depuis 2014.   

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Malgré les effets positifs à long terme de cette initiative, la tarification supplémentaire reliée au permis RTLB ne fait certes pas l’unanimité au sein de la communauté des chasseurs. Plusieurs déclarent que ce sont plutôt les revenus générés par la vente des permis de chasse qui devraient servir à financer l’ensemble de ce projet. Bref, c’est un fait bien connu que seulement une mince partie de l’argent versé annuellement au MFFP par les chasseurs sportifs, est réinvestie dans la gestion de leur activité favorite. 

Chasse et pêche

La récupération d’un gibier blessé

CHRONIQUE / Tous les ans, des milliers de chasseurs se dirigent en forêt dans le but de récolter le gros gibier convoité. Par contre, il peut arriver qu’un animal soit blessé accidentellement en raison de circonstances imprévisibles, une situation qui peut rendre la récupération du gibier difficile ou même impossible pour le chasseur. Depuis quelques années, il existe une solution efficace et abordable pour récupérer votre gibier, soit par le biais d’un membre de l’Association des conducteurs de chiens de sang du Québec (ACCSQ).

Une équipe efficace

Le conducteur de chien de sang fait équipe avec son chien entraîné pour pister l’odeur d’une blessure (adrénaline) d’un gros gibier. Le chien peut détecter l’odeur du gibier blessé dans des conditions qui seraient impossibles pour le chasseur et ses compagnons. En effet, le chien travaille avec son nez et peut retracer le gibier efficacement même en l’absence de sang, en période de pluie ou de neige et ce, autant le jour que la nuit ! Grâce à sa formation et à son expérience, le conducteur peut évaluer les signes afin de savoir si le gibier a été atteint mortellement ou s’il pourra survivre à la blessure. Martin Payette de Messines, qui figure parmi les quatre conducteurs de la région de chasse 07-Outaouais, estime avoir retrouvé plus de 50 % des gros gibiers blessés qu’il a été appelé à pister jusqu’à présent, cet automne. Il explique que ce genre de service procure une tranquillité d’esprit au chasseur, en lui assurant que son gibier ne sera pas gaspillé en forêt.

Jean Larivière

Chasseurs, soyez prêts!

CHRONIQUE / En plus d'avoir un territoire bien préparé pour la saison de chasse qui débute, il est également important de s'assurer que vos vêtements soient adéquats. Votre confort et votre sécurité sont toujours en jeu lors de séjours en forêt. C'est un fait bien connu que les pires ennemis du chasseur sont des vêtements qui dégagent des odeurs humaines ou de friture, ce qui laisse une trace de senteurs qui permet au gros gibier de détecter rapidement votre présence.
Les vêtements... une priorité!