Il s’est fait tirer l’oreille longtemps pour recevoir un honneur au centre Robert-Guertin après avoir remis sa démission en 2010, mais le récent ménage dans l’administration des Olympiques aura été suffisant pour ramener Charles Henry dans le temple de la rue Carillon.
Il s’est fait tirer l’oreille longtemps pour recevoir un honneur au centre Robert-Guertin après avoir remis sa démission en 2010, mais le récent ménage dans l’administration des Olympiques aura été suffisant pour ramener Charles Henry dans le temple de la rue Carillon.

Charles Henry se rapproche de Guertin

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Depuis le temps que les partisans des Olympiques de Hull/Gatineau attendent, Charles Henry a fini par dire ce qu’ils rêvent d’entendre.

Même s’il est mal à l’aise à l’idée d’être le centre d’attraction, l’architecte des sept coupes du Président et de la coupe Memorial des Olympiques est enfin prêt à se laisser tirer vers le centre Robert-Guertin. Pour la première fois depuis sa démission en 2010, la porte est ouverte pour que son veston de directeur général/gouverneur soit accroché au plafond du vétuste amphithéâtre de la rue Carillon aux côtés des autres immortels de la franchise.

«J’avais dit tout haut que si les Olympiques se débarrassaient de leurs cancers, je reviendrais à Guertin. C’est fait. Maintenant, la balle est dans leur camp», a-t-il révélé au Droit jeudi soir.

D’ailleurs, Charles Henry est déjà revenu à Guertin la semaine dernière. Sans avertissement, il est retourné sur les lieux où il avait pris un malin plaisir à façonner une dynastie du hockey junior entre 1985 et 2010.

«J’ai décidé ça tout bonnement. Je suis sauté dans mon char. Ma fille Joanne m’a conduit jusqu’à Guertin. Je suis allé voir Micheline Béland (secrétaire de longue date des Olympiques). Puis tout le monde s’est pointé au bureau. Norm MacMillan (le nouveau président), Marc Saumier (le nouveau directeur des opérations hockey), les entraîneurs aussi. Je tenais à leur dire que j’étais derrière eux à 100 %. J’avais dit que je reviendrais quand le ménage serait fait. Je voulais les encourager», a dit celui qui est ralenti par ses traitements de chimiothérapie.

Charles Henry tenait aussi à féliciter les partisans pour leur rôle dans le remaniement de la haute direction des Olympiques.

«Ce sont les fans qui ont réussi à créer ce mouvement. Ils l’ont fait à l’aide de vos informations dans Le Droit. Ç’a l’air de beaucoup mieux aller maintenant. La nouvelle direction va pouvoir bâtir sa propre histoire. Les partisans commencent déjà à revenir. Je suis à l’aise avec Norm MacMillan dans la chaise du président. Il fait partie du décor sportif de l’Outaouais.»

Fondation Pat-Burns

Le «Grand Manitou» en a dit beaucoup plus qu’anticipé au Droit jeudi. Au départ, le but de l’appel était simplement de lui parler de sa présence dans un match des anciens joueurs des Olympiques au profit de la Fondation Pat-Burns qui se tiendra dimanche à midi au Complexe Branchaud-Brière, à l'initiative du 104.7 FM.

«Je m’en vais là-bas pour dropper le puck. C’est tout. Si les anciens veulent me parler, ça va me faire plaisir de le faire», a-t-il dit d’un ton mi-blagueur.

Des joueurs représentant chacune des sept coupes du Président des Olympiques seront sur la patinoire dans le cadre de ce match pour lui rendre hommage. Sébastien Bordeleau sera de la partie. Il n’a même pas attendu son invitation. Il tenait à être sur place selon Daniel Brunet du comité des anciens.

Stéphane Matteau, Bruno Lemire, Jean-Philip Chabot, Alexandre Quesnel, Francis Wathier, Joël Blain, Marc Saumier, Michael McKay, Kelly Nester et Martin Ménard (ne jouera pas) seront du nombre des personnalités présentes. Le Gatinois Daniel Brière, même s’il n’a jamais joué pour les Olympiques, sera aussi de la partie. Rick Hayward, membre de la première équipe championne des Olympiques et un des préférés de Charles Henry, sera du match.

«Il a été un des joueurs les plus populaires de l’histoire. Il se battait beaucoup et ne perdait pas souvent! Dans ce temps-là, le monde adorait ça. Pat Burns aussi!»

L’entrée au match sera de 6 $ ou de 10 $ pour deux billets.