À chaque fois qu’il semble prendre son élan, Colin White voit un malheur lui arriver.

Chance ratée pour Colin White

À chaque fois qu’il semble prendre son élan, Colin White voit un malheur lui arriver.

Lundi dernier à Columbus, à son premier match comme centre du premier trio des Sénateurs après l’échange de Jean-Gabriel Pageau aux Islanders de New York, White a secoué les cordages, seulement son sixième but de la saison, ce qui mettait fin à une léthargie de 14 parties sans compter.

Moins de 30 secondes plus tard, White s’est cependant fait étamper solidement dans la bande par l’attaquant des Blue Jackets Stefan Matteau, qui est ensuite allé compter le but égalisateur pendant que le joueur des Sénateurs rentrait péniblement au banc, plié en deux.

Il a réussi à terminer cette rencontre, mais il a raté les deux dernières parties en raison de ce qui est officiellement une blessure au haut du corps, et officieusement une entorse à l’épaule droite.

White était de retour sur la glace vendredi pour une séance d’entraînement axée sur les habiletés, et il a laissé entendre après coup qu’il ne reviendra certes pas au jeu samedi soir lors de la visite des Red Wings de Detroit.

«Je me suis senti assez bien, c’était une bonne séance de patinage, mais selon l’échéancier qu’on m’a donné, ça (son retour) va probablement aller à la semaine prochaine, mais on va voir. J’ai eu quelques autres mises en échec après (le coup de Matteau) et dans le feu de l’action, je voulais finir le match. Je me sentais assez bien à ce moment-là», a-t-il indiqué.

White a déjà eu une blessure à la même épaule la saison dernière, alors qu’en janvier 2019, il avait été victime d’une mise en échec percutante de Jake Muzzin (maintenant des Maple Leafs, alors des Kings) lors d’un match à Los Angeles. Il avait raté trois semaines d’activité, revenant après la pause du Match des étoiles.

«J’étais un peu inquiet sur le coup, mais ce n’était rien comme l’an passé lorsque je me suis fait frapper. C’est un petit ‘bump’ et je vais revenir dès que possible», a-t-il noté.

Le centre de 22 ans connaît une saison très décevante alors qu’il écoule la première année d’un contrat lui rapportant 4,75 millions $ par an pour six saisons, avec ses 6 buts et 17 points en 56 matches, en plus d’un différentiel de moins-16. Le départ de Pageau cependant allait lui donner une occasion de retrouver le meilleur attaquant de l’équipe, Brady Tkachuk, avec qui il a commencé la saison avant d’être muté à l’aile, puis de revenir au centre d’un troisième ou quatrième trio.

Cette chance est allée à la recrue Josh Norris, rappelé de Belleville pour disputer un deuxième match jeudi soir, entre Tkachuk et le héros de la soirée, Bobby Ryan.

«C’est un peu frustrant, mais je vais avoir la même opportunité lors des 15 derniers matches environ. Il va falloir que je revienne où j’étais. Je vais patiner samedi, dimanche et lundi et j’espère jouer mardi (à Pittsburgh)», a-t-il indiqué, souhaitant doublement affronter les Penguins parce qu’il y a plusieurs membres de sa famille qui habitent dans la ville de l’Acier.

Comme par hasard, c’est à Pittsburgh qu’il était revenu de sa blessure à l’épaule de l’an dernier.

Relégué aux gradins tout comme Anthony Duclair, qui a patiné lui aussi vendredi pour mettre sa cheville blessée également lundi à l’épreuve, Colin White a apprécié autant que ses coéquipiers qui étaient sur le banc ce que Bobby Ryan a fait contre les Canucks. «C’était spécial. Ça n’arrive pas trop souvent au hockey. Je ne pourrais pas être plus heureux pour Bobby. Depuis que je suis arrivé il y a quatre ans, il a été un joueur spécial qui m’a pris sous son aile et c’est vraiment bien pour lui et sa famille», a-t-il noté.

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Souvenirs du but doré

Au lendemain de son tour du chapeau mémorable, Bobby Ryan s’est aussi fait demander de parler de ses souvenirs du but de Sidney Crosby qui a procuré la médaille d’or des Jeux olympiques de Vancouver au Canada, un filet compté il y a 10 ans vendredi. L’attaquant des Sénateurs faisait partie de l’équipe américaine qui s’est inclinée 3-2 en prolongation en raison de ce qui a été appelé le «but doré».

«Je l’ai bien vu, j’avais une vue directe à partir de notre banc. C’était un des pires moments de ma carrière. C’était dur, très dur à avaler. On pensait avoir le ‘momentum’ en ayant compté à la fin (Zach Parise) pour égaler, puis là, on joue à quatre contre quatre et un gars (Crosby) bât son joueur pour sortir du coin et il a une excellente chance. Nous sommes allés d’un gros ‘high’ à un gros ‘low’ très rapidement... Moi, je n’aurais jamais pensé à lancer de cet angle-là. Il a pris tout le monde sur la glace par surprise. Je l’admire pour ça, mais je le déteste un peu aussi parce qu’on a perdu la médaille d’or. Il y a un respect qui est là parce que c’était tout un jeu», a-t-il souligné.

Son jeune coéquipier Josh Norris avait évidemment un souvenir totalement différent, lui qui n’avait que 10 ans en 2010 (il aura 21 ans en mai).

«J’étais en Allemagne vu que mon père était le directeur général du club de Francfort. Je regardais ça dans le salon et je me souviens du but égalisateur de Parise et du but de Crosby. J’étais pas mal déçu, je voulais tellement que les Américains l’emportent. Ils se sont rendus très loin, mais tout le monde se souvient de ce match-là», a-t-il relaté.

Entre les lignes

Après les échanges du début de la semaine, les Sénateurs ont un total de 45 joueurs sous contrat à travers leur organisation, cinq sous le maximum.

Ils devront bientôt décider s’ils veulent mettre sous contrat certains espoirs comme le gardien Kevin Mandolese, qui connaît une bonne saison au Cap-Breton, mais aussi l’attaquant Todd Burgess, un choix de quatrième ronde en 2016.

Ce dernier termine sa dernière saison au niveau universitaire en force avec l’université RPI, alors qu’il a compté cinq buts en deux matches la semaine dernière pour être nommé le joueur de la semaine dans la division ECAC...

Le défenseur Jacob Bernard-Docker, premier choix en 2018, a récolté un but et deux passes en deux matches la semaine dernière pour l’université du North Dakota.