Jacob De La Rose (25), qui n’a récolté que 11 points en 89 rencontres avec le Canadien, aura la chance de se faire valoir au centre de Jonathan Drouin et d’Alex Galchenyuk.

Chance en or pour De La Rose

Jacob De La Rose a reconnu qu’il aura peut-être la plus belle occasion de sa carrière professionnelle de prouver qu’il a un potentiel pour produire offensivement dans la Ligue nationale. Le Suédois de 22 ans a été placé au centre d’Alex Galchenyuk et de Jonathan Drouin, mardi matin, lors de l’entraînement du Canadien.

Au lendemain d’un revers de 5-4 en prolongation face aux Islanders de New York, l’entraîneur Claude Julien avait légèrement remanié ses trios.

Nicolas Deslauriers avait terminé la rencontre à la gauche de Drouin et Galchenyuk. Il était de retour sur la quatrième unité à la gauche de Byron Froese et Daniel Carr, tandis que De La Rose avait été promu au centre des deux étalons de l’équipe.

«Ils sont deux des joueurs les plus talentueux de la ligue, a affirmé De La Rose au sujet de ses nouveaux compagnons de trio. Je ne veux pas changer mon style parce que je me retrouve avec eux, mais je suis certainement enthousiaste de me retrouver dans cette situation.»

En 25 matchs cette saison, De La Rose a inscrit un but et trois aides. Depuis ses débuts avec le Canadien en 2014-2015, il a amassé cinq buts et six aides en 89 rencontres.

Le choix de deuxième tour du Tricolore en 2013, 34e au total, a déjà bien fait dans des rôles offensifs, notamment au niveau junior quand il a eu l’occasion d’évoluer avec Filip Forsberg. Il a aussi terminé la dernière campagne en force dans la Ligue américaine avec neuf buts et quatre aides en 20 rencontres avec les IceCaps de Saint-Jean.

«Je n’ai pas le talent de [Drouin et Galchenyuk], mais j’espère créer de l’espace sur la glace pour eux en utilisant ma vitesse, a mentionné De La Rose. Je vais peut-être aussi leur enlever un peu de pression en zone défensive et leur permettre de se concentrer un peu plus sur l’attaque. Mais je me sens bien présentement. Je crée un peu plus d’occasions de marquer. C’est à moi d’en profiter.»

Plus habitué à l’aile

Julien a expliqué sa décision de finalement déplacer Drouin à l’aile par le fait que le Canadien disputera ses deux prochains matchs à l’étranger et qu’il n’aura pas le dernier changement.

«[De La Rose] est un centre qui est peut-être un peu plus efficace dans sa zone et je veux que ce trio-là passe plus de temps en zone offensive, a noté Julien. J’espère qu’il va aider à ‘‘tuer’’ le jeu plus vite et permettre aux deux autres d’utiliser leurs habiletés offensives à leur avantage.»

De son côté, Drouin ne semblait pas malheureux d’avoir été muté à l’aile. «Honnêtement, ça ne change rien, a-t-il dit. Que tu sois ailier ou centre, dans une partie, tu vas te retrouver à être le troisième homme en repli. Et ailier ou centre, offensivement, ça ne change rien. J’ai joué à l’aile souvent dans les dernières années. Je suis plus habitué à ça que de jouer au centre.»

Galchenyuk a récolté deux buts et deux aides à ses trois derniers matchs, tandis que Drouin a mis fin mardi à une disette de 13 rencontres sans toucher la cible en marquant un premier but depuis le 29 novembre.

«J’espère simplement qu’il n’aura pas besoin de répondre aussi souvent que moi à ce genre de questions», a pour sa part déclaré Galchenyuk, qui a vécu le manège ailier-centre au cours des dernières saisons. «Il va rester le même joueur et être créatif, peu importe qu’il soit au centre ou à l’aile.»

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DESLAURIERS CONTINUE DE S'IMPOSER

Lorsque Marc Bergevin a échangé le défenseur Zach Redmond aux Sabres de Buffalo en retour de Nicolas Deslauriers le 4 octobre, un peu tout le monde était d’avis que le colosse ailier gauche rendrait de fiers services au Rocket de Laval. Pas au Canadien de Montréal.

Exactement deux mois après son rappel, Deslauriers a inscrit son sixième filet de la saison, à son 24e match avec l’équipe, lundi, contre les Islanders de New York. Un but qu’il a marqué à l’aide d’une belle réaction de sa part devant le filet de Thomas Greiss.

En 2015-2016, Deslauriers avait également marqué six buts, un sommet personnel en carrière? En 70 matchs.

Dans la défaite crève-cœur du Canadien en prolongation, Deslauriers est le joueur qui s’est imposé le plus physiquement, avec six mises en échec.

En confiance

En fait, il a tellement bien joué que Claude Julien l’a sorti du quatrième trio et l’a fait jouer avec Jonathan Drouin et Alex Galchenyuk.

Après le revers, Deslauriers s’exprimait comme un joueur qui a apprécié l’expérience et qui aimerait la revivre, tout en sachant ce qu’il a à faire, et le rôle qu’il doit jouer.

«Ce sont des changements qui arrivent, et j’essaie de cliquer avec n’importe qui, a déclaré Deslauriers. Il ne faut pas que je change mon style de jeu. Le but, pour moi, est de leur donner un peu plus de place. J’espère encore être là demain [mercredi] et lors du prochain match.

«Avec la maturité que j’ai acquise, avec tous les défis que j’ai dû affronter au cours de ma carrière, je me sens super bien, sur la glace et à l’extérieur aussi. Il faut que je continue. Je suis confiant face à mon jeu.»

Lors de son point de presse après le match, Claude Julien s’est montré élogieux à son endroit. «Il peut servir d’exemple à d’autres joueurs par sa façon de travailler, son coup de patin. Il provoque des choses. Je l’ai changé de trio pour qu’il génère de l’énergie, et il méritait de s’y retrouver.»

Selon Julien, Deslauriers est devenu un bel atout pour sa formation. «J’aime son attitude, j’aime ce qu’il apporte, sa façon de travailler, de compétitionner. C’est plaisant de travailler avec des joueurs comme lui.»