Jake Hale connaît du succès sur à peu près toute la ligne, mais il ne gagne pas.

Une autre soirée frustrante pour Hale

Jake Hale doit parfois vivre des moments d’intense frustration.

Le partant numéro un des Champions d’Ottawa connaît une bonne saison. Sa moyenne de points mérités est bonne, à 2,90. Il contrôle bien ses tirs. Il n’alloue presque pas de buts sur balles.

Il connaît du succès sur à peu près toute la ligne, mais il ne gagne pas.

Il a subi un autre revers, mercredi soir, au parc RCGT. Il était sur la butte quand la séquence de quatre victoires consécutives des Champions a pris fin.

L’équipe s’est inclinée, 5-4, devant les Jackals du New Jersey.

« Ouais, je dirais que j’ai quand même lancé un bon match », a-t-il dit, dans un soupir, en fin de soirée.

Il s’en veut un peu pour la septième manche, durant laquelle les visiteurs ont inscrit trois points.

« J’ai quand même réussi à espacer les coups sûrs. J’ai affronté 30 frappeurs, en tout. Vingt-et-une fois, mon premier lancer a été une prise. J’ai obtenu huit retraits sur des prises. Je n’ai pas alloué un seul petit but sur balles. En somme, j’ai fait mon boulot. »

Un autre soupir.

« Je n’ai pas le choix de continuer. Je dois me relever la tête et retourner sur la butte dans quelques jours pour continuer. »

« Mais, oui, je dois reconnaître que c’est une défaite qui est dure à encaisser. »

Chaque revers fait mal aux Champions, ces jours-ci.

Le dernier mois de la saison régulière débute. L’équipe ne joue pas mal, mais pour demeurer bien active dans la course aux séries, elle n’a pas le droit d’échapper des matches serrés.

Les Champions avaient réussi à se hisser au cinquième rang du classement général, en début de semaine. Ça n’a pas été long. À la suite du revers encaissé mercredi, ils ont glissé, une fois de plus, au sixième et dernier rang.

La situation est frustrante pour Hale. Elle l’est tout autant pour son patron, Hal Lanier.

Le gérant en est rendu à analyser chaque petite décision des officiels.

Mercredi, une décision controversée au marbre a mené à un double jeu, en fin de quatrième manche.

« Je déteste toujours m’en prendre aux officiels, mais cette décision a marqué un point tournant dans le match de ce soir. Il faut que ça cesse », dit-il.

Latos brille
Mercredi, Jake Hale était confronté à un des lanceurs « vedettes » de la Ligue Can-Am.

Mat Latos a connu une carrière intéressante dans les Majeures. Il a porté huit maillots différents. Il s’est même retrouvé parmi les finalistes pour le trophée Cy-Young dans la Ligue Nationale, en 2010.

À 30 ans, il tente d’étirer un peu sa carrière en effectuant un détour dans le baseball indépendant.

Les Jackals lui avaient fait une place dans la rotation, en début de saison. Des problèmes au dos lui ont empoisonné la vie. À compter de la mi-juin, il a été obligé de se contenter de courtes sorties dans l’enclos des releveurs.

De courtes, mais efficaces sorties. En 18 manches et un tiers de travail, il n’a alloué que cinq points mérités.

Il a finalement retrouvé son poste de partant, alors que le dernier mois de la saison débute.

Dans un départ relativement court de quatre manches, il a été solide. Les Champions ont frappé un seul coup sûr à ses dépens.

« Il a été très bon. Il a donné le ton à la soirée. Nous avions seulement deux coups sûrs à notre fiche après sept manches. Il n’est pas facile de gagner un match avec seulement deux coups sûrs dans les sept premières manches », dit Lanier.