Les Champions d'Ottawa ont été malmenés deux fois plutôt qu'une par les Boulders, devant leurs partisans, au parc RCGT.

Un week-end à oublier au parc RCGT

Le mois d'août, le tout dernier de la saison régulière, nous donnera deux belles luttes à finir dans la Ligue Can-Am.
Dans le haut du tableau, les Capitales de Québec et les Boulders de Rockland vont probablement se battre jusqu'au dernier jour pour le championnat.
Un peu plus bas, ça s'annonce tout aussi chaud pour l'obtention du quatrième rang, avec lequel vient le dernier ticket d'entrée pour les séries éliminatoires.
Les Champions d'Ottawa n'ont certainement pas aidé leur cause, ce week-end. Ils ont été malmenés deux fois plutôt qu'une par les Boulders, devant leurs partisans, au parc RCGT.
Samedi, ils ont été rossés 9-0.
Dimanche, ils ont perdu 7-1.
«Ce n'est pas compliqué. Nous élans à la plaque n'étaient simplement pas à point. Nous avons obtenu seulement cinq coups sûrs aujourd'hui. Hier, nous en avons frappé quatre», bougonnait le gérant Hal Lanier, dans son bureau, au moment de faire le bilan.
Les Boulders étaient en train de quitter Ottawa avec le sentiment du devoir accompli. Ils étaient débarqués en ville après le match des étoiles, pour affronter une équipe à qui tout souriait. Ils ont réussi à les battre trois fois sur quatre.
«On va prendre cette série-là et on va essayer de l'oublier», dit le vétéran voltigeur Sébastien Boucher. Ce dernier, on le rappelle, boucle ses fins de mois en donnant un coup de pouce à Lanier à titre d'instructeur des frappeurs.
«Nous étions en plein coeur d'une grosse séquence quand est venu le temps de prendre la pause du Match des étoiles. Quand t'es dans une streak, la dernière chose que tu veux, c'est arrêter pendant trois jours», déplore celui qui a frappé un coup sûr en six présences au bâton, en fin de semaine.
Les Champions profiteront d'une journée de congé, lundi.
Ils passeront ensuite le reste de la semaine aux États-Unis. Ils seront d'abord au New Jersey pour une très courte série de deux parties face aux Jackals. Ils se retrouveront ensuite à Pomona, dans l'État de New York. Ils entreprendront une nouvelle série de quatre parties contre les Boulders.
Petit détail d'intérêt.
Ce week-end, les Boulders ont vaincu, coup sur coup, Phillippe Aumont et Daniel Cordero. Ce sont les deux partants qui ont représenté Ottawa au Match des étoiles...
Dimanche, Cordero n'a pas franchi la quatrième manche. Les 21 frappeurs qui se sont présentés contre lui ont réussi à lui soutirer huit coups sûrs. C'était la première fois depuis le 9 juin que le Vénézuélien de 24 ans allouait plus de deux points mérités dans un match.
«Il a juste connu une mauvaise journée, intervient Lanier. Ses lancers étaient un peu trop hauts. Les lanceurs qui ont le malheur de lancer des prises trop hautes contre les Boulders se font tous cogner. J'ai été obligé de le retirer, il avait franchi le plateau des 100 lancers et la quatrième manche n'étaient pas encore terminée.»
«Il faut garder les lancers dans la partie inférieure de la zone des prises contre toutes les équipes, mais c'est particulièrement important quand on affronte Rockland», complète le gérant.
La relève brille
Vraiment, ce fut un week-end à oublier à tous les points de vue. Dimanche, les deux joueurs qui sont habituellement les plus fiables avec leurs gants, le voltigeur de gauche Matt Helms et l'arrêt-court Daniel Bick, ont chacun leur tour gaffé sur des jeux de routine.
Un seul élément donnait à Hal Lanier le goût de sourire.
«Notre relève a bien fait le travail», a-t-il souligné, levant son chapeau aux trois hommes qui ont été obligés de se relayer au monticule pour compléter les six dernières manches du match de dimanche.
Le gaucher Yean Carlos Gil, qui prépare son retour dans la rotation après avoir passé près d'un mois sur la liste des blessés, a passé un autre test. Il a blanchi l'adversaire pendant deux manches.
«Il m'a convaincu, dit Lanier. S'il n'y a pas d'imprévus, il obtiendra son prochain départ le 5 août.»
Pas trop blessé, Gillies doit améliorer son coup de bâton
« La journée de congé qui est prévue, lundi, nous fera le plus grand bien. Nous trainons quelques blessures, vous savez. »
Hal Lanier s'est bien gardé d'identifier les joueurs qui traînent des bobos alors que débute le mois d'août. Il est cependant permis de se demander si le meilleur frappeur de son équipe, Tyson Gillies, fait partie du groupe.
Le rapide voltigeur canadien a été obligé de quitter le match de samedi après avoir été atteint par une balle au coude droit. « J'avais de la misère à déplier mon bras par la suite. On a décidé de me retirer du match par mesure préventive. Je me sens mieux maintenant », assure-t-il.
On a quand même allégé sa charge de travail, dimanche. Lanier l'a utilisé à titre de frappeur de choix dans le dernier match contre Rockland. Sébastien Boucher l'a remplacé au champ centre.
Gillies a été blanchi en quatre présences à la plaque. Pire, encore, il a été retiré sur des prises à deux occasions.
Ça n'a rien à voir avec son état de santé.
« Je discutais avec Seb, récemment. Nous en sommes venus à la conclusion que nous aurons beaucoup de travail à faire, ensemble, durant le mois d'août. »
Seb, c'est Sébastien Boucher. L'entraîneur des frappeurs des Champions a noté que son meilleur élément a développé quelques mauvaises habitudes.
« Tyson est un petit peu impatient, je dirais, dans son élan. Il se dépêche un peu trop. Il doit améliorer une série de petites choses pour redevenir le joueur qui frappe de gros coups sûrs au champ opposé. Il frappe moins souvent au champ opposé depuis un certain temps. »
Boucher, par ailleurs, avait un petit sourire en coin au moment de parler de son patron, Hal Lanier.
Le gérant de 75 ans a trouvé le moyen de se faire expulser du match, samedi. Il a piqué une colère noire à la suite d'une décision controversée des officiels. Il a jeté sa casquette sur le terrain avant de partir.
« Il fait ça une fois ou deux par saison. Quand il n'est pas d'accord avec les décisions, il doit s'exprimer », sourit-il.