Zak Colby

Qui est ce jeune Jordan Kurokawa ?

Il faut souligner, dès le départ, que le niveau de compétition n’est pas optimal. Les Champions d’Ottawa affrontent cette semaine une formation indépendante qui a déjà été qualifiée de punching bag du baseball professionnel.

Jordan Kurokawa a quand même livré une performance dominante, mercredi soir, au parc RCGT. Une autre.

Il a blanchi les Stars d’Hollywood pendant sept manches. Il a donné le ton à une victoire de 7-3.

Il est encore tôt, mais le droitier de 25 ans est le principal candidat au titre de révélation de l’année au sein de la Ligue Can-Am.

« Je ne dirais pas que cette ligue est facile. Les choses vont bien, mais je vais garder la tête basse et continuer de travailler », déclare-t-il.

Kurokawa est venu tenter sa chance dans la capitale après avoir passé l’été 2017 dans un circuit de calibre légèrement inférieur, la Frontier League.

Au premier coup d’œil, durant le camp d’entraînement, Hal Lanier a tout de suite reconnu que « ce gamin a quelque chose de spécial dans le bras ».

Il a presque regretté cette déclaration, quelques jours plus tard. À son premier départ dans la Ligue Can-Am, le 22 mai, il s’est fait démolir par les Jackals du New Jersey.

Depuis, c’est lui qui détruit la compétition.

À ses cinq derniers départs, il a lancé 33 manches et alloué seulement trois points mérités.

Lanier et son adjoint responsable des lanceurs, Jake Hale, font de la précision des tirs leur principal cheval de bataille.

Kurokawa doit forcément leur plaire. Durant la séquence de cinq matches qui nous intéresse, il a alloué seulement trois buts sur balles, en retirant 30 frappeurs au bâton !

« Ce qui s’est passé le soir de mon premier départ... J’ai consacré beaucoup d’énergie à mes études au cours des derniers mois. Je devais encore avoir la tête sur les bancs d’école. »

Kurokawa a complété son baccalauréat en Sciences de la mer à l’Université d’Hawaï-Hilo.

Il a grandi à Honolulu. Il a passé sa jeunesse à jouer dans l’océan.

« J’adore le surf. Je n’ai jamais eu de misère avec les longues sorties au monticule. J’ai l’habitude de passer des heures et des heures à nager et à pagayer avec mes bras. »

Lanier et Hale ont quand même choisi de le retirer du match alors que tout allait bien pour lui, mercredi.

« Ses derniers départs ont tous été très longs, souligne Lanier. Il ne servait à rien d’étirer cette présence inutilement. Nous allons lui donner la chance d’économiser ses forces. Nous aurons besoin de lui plus tard cet été. »

Colby arrive
Sept frappeurs différents ont frappé en lieu sûr dans cette deuxième victoire consécutive des Champions. Le deuxième but Steve Nyisztor a produit deux points en cognant son troisième circuit de la saison.

Le petit nouveau, le receveur Zak Colby, n’a pas frappé en lieu sûr. Il a quand même atteint les sentiers à trois reprises. Il a été atteint par un lancer en première manche. Il a obtenu deux passes gratuites plus tard dans le match.

Pas mal, pour un gars qui venait de passer la journée en voiture ! Il a quitté Washington en matinée, mais tenait à jouer en soirée.

« Il a très bien travaillé derrière le marbre, soutient Kurokawa. Quand un receveur travaille aussi bien, le lanceur devient un pantin qui se laisse diriger. »

La série opposant les Champions aux Stars se terminera jeudi soir.