Encore ennuyé par quelques blessures, Sébastien Boucher ne se voyait pas disputer une nouvelle saison en tant que joueur.

Le nouveau gérant des Champions Sébastien Boucher veut rapatrier Phillippe Aumont

Sébastien Boucher n’a pas mis de temps à retrousser ses manches. Quelques jours après avoir été officiellement confirmé dans son poste de gérant des Champions d’Ottawa, il s’affaire déjà à construire l’équipe qu’il dirigera dans quelques mois. Sa première cible : un certain grand lanceur droitier gatinois qui pourrait devenir l’as de sa rotation.

Phillippe Aumont n’est pas branché quant à son avenir. Il pourrait revenir dans le baseball indépendant nord-américain. Il pourrait aussi poursuivre sa carrière sur le continent asiatique.

Durant cette période d’attente, Aumont côtoie Boucher chaque semaine, en raison de leur implication avec le programme sport-études de l’école secondaire Nicolas-Gatineau.

« Je lui en parle chaque jour ! Je ne sais pas trop s’il est prêt à prendre une décision, mais je sais qu’il pourrait aider notre organisation. Nous travaillons très bien ensemble. Nous sommes de bons amis. Phil est un athlète francophone. Il vient de l’Outaouais. Il a déjà évolué dans les ligues majeures. Sa simple présence serait bonne pour tout le monde », affirme-t-il.

Aumont a déjà prouvé qu’il pouvait dominer la Ligue Can-Am lors de son premier passage chez les Champions, en 2017. Il avait même lancé un match sans point ni coup sûr, au parc RCGT, durant une campagne où il avait aussi accepté les fonctions d’instructeur des lanceurs.

À l’aube de la trentaine, voudra-t-il vraiment revenir dans une ligue où il n’a plus rien à prouver ?

« J’aimerais tellement l’avoir avec moi que je l’achale chaque jour. Je ne sais pas trop si je vais réussir, mais j’estime que mes chances sont bonnes », répond Boucher.

« J’ai quand même trouvé les bons arguments pour le sortir de la retraite, en 2017 », ajoute-t-il en rigolant.

La première entrevue du « gérant » Boucher avec Le Droit s’est déroulée dans la bonne humeur.

Après avoir passé 14 saisons sur le losange, l’ancien élève de l’école secondaire Franco-Cité était prêt à relever un nouveau défi.

Le commissaire de la Ligue Can-Am, Miles Wolff, lui avait promis qu’il finirait par hériter du poste de gérant des Champions.

« Quand je l’ai rencontré, il y a environ deux semaines. Il m’a demandé si j’étais prêt à lui donner une dernière saison comme joueur. Sans prendre le temps d’y réfléchir, j’ai répondu que ça ne me tentait pas vraiment. Mon corps, pour être honnête, n’est pas encore remis à 100 %. Mon bras me fait encore mal, un peu, même si j’ai passé la dernière saison au grand complet dans le rôle de frappeur désigné. Je traîne une vieille blessure à un pied que j’essaie toujours de soigner... »

Boucher tient à remercier son prédécesseur. Hal Lanier lui a confié d’importantes responsabilités au fil des ans. Il se sent aujourd’hui prêt à relever le défi qui s’offre à lui.

« J’ai été capable de commencer à me construire un réseau de contacts au cours des quatre dernières années. Ce n’est pas encore parfait, mais je suis proactif. Je n’aurai jamais peur de passer des coups de fil pour me présenter aux gens que je ne connais pas. »

Boucher aurait déjà entamé les discussions avec une quinzaine de joueurs en prévision de la saison 2019. La plupart sont des joueurs qu’on ne connaît pas. Les Champions auront donc un visage fort différent.

« Je suis capable de vous dire qu’on veut de la vitesse. J’espère qu’on sera capables, aussi, de trouver des joueurs d’expérience. »