Les discussions se poursuivent entre les deux groupes d’acheteurs intéressés à acquérir les Champions et leur propriétaire actuel, Miles Wolff.

Des Champions sans statut

Depuis quelques heures, les Champions d’Ottawa sont dans les limbes. Ils ne savent pas s’ils auront une ligue dans laquelle ils pourront évoluer l’été prochain.

Les Champions ne sont pas morts, toutefois.

On apprenait, le mois dernier, que deux groupes d’entrepreneurs étaient intéressés à racheter l’équipe, qui appartient depuis 2015 à l’Américain Miles Wolff.

Malgré l’incertitude, ces deux groupes demeurent intéressés. Ils poursuivent les discussions avec M. Wolff. Ils négocient tous les deux avec la Ville d’Ottawa, dans le but d’obtenir un nouveau bail qui leur permettrait d’occuper le stade de la rue Coventry.

Les deux groupes ont des façons très différentes d’envisager l’avenir.

Regan Katz, l’homme d’affaires du Manitoba qui est associé au Ottawa Sports and Entertainment Group, aimerait acheter l’équipe pour ensuite lui imposer une année sabbatique. Il ferait l’impasse sur la saison 2020 afin de mieux rejoindre les autres formations de la Ligue Can-Am dans la nouvelle ligue unifiée en 2021.

« Je travaille dans le monde du baseball depuis très longtemps », rappelle celui qui a occupé un poste de direction auprès des Goldeyes de Winnipeg, une formation qui a connu énormément de succès dans le baseball indépendant.

« Je travaille dans le baseball depuis longtemps et je sais que toutes les ligues qui existent finalisent leur calendrier en octobre. Nous pouvons difficilement offrir des dates où nous pourrions accueillir des matches alors que nous n’avons pas de bail ! »

« Le plus important, à l’heure actuelle, c’est de faire les choses correctement. S’il faut attendre une année, qu’il en soit ainsi. »

Le deuxième groupe ne voit pas les choses du même œil.

Rob Abboud et ses associés voudraient que les choses progressent rapidement. Ils ont demandé l’aide de Miles Wolff, dans le but de trouver une ligue qui pourrait accueillir Ottawa dans quelques mois.

Les options ne sont pas très nombreuses.

La Ligue Atlantic offre un calibre de jeu similaire à celui de la Can-Am. Son calendrier, plus long d’une quarantaine de matches, débute à la mi-avril.

La Ligue Empire pourrait constituer une alternative. Son calibre de jeu est légèrement inférieur à celui de la Can-Am. Son calendrier est plus court. Il prend son envol à la mi-juin.

« Les deux groupes ont les capacités de connaître du succès à Ottawa », a dit M. Wolff, dans un entretien téléphonique, mercredi.

Il avoue, à l’heure actuelle, qu’il préférerait céder son équipe au groupe de M. Abboud.

« La pire chose qui pourrait arriver, selon moi, serait de voir les Champions prendre une année sabbatique en 2020. »

En conférence de presse, mercredi, les nouveaux dirigeants de la nouvelle Ligue Frontier ont affirmé qu’ils seraient heureux d’accueillir Ottawa, dans ses cadres, en 2021.

À l’hôtel de ville, on se dit prêt à vivre sans club de baseball professionnel, en attendant.

« La Ville d’Ottawa espère que les éventuels nouveaux propriétaires pourront trouver une ligue dans laquelle l’équipe pourra jouer. La Ville s’efforcera d’accroître l’utilisation du stade par la communauté en 2020, si cette année comporte une saison sans jeu semi-professionnel », a fait savoir le directeur général des Loisirs, de la Culture et des Installations, Dan Chenier, dans un échange de courriels.