Les Champions d’Ottawa on remporté leur dernier match de la saison face aux Capitales de Québec, lundi. L’équipe ottavienne ratera les séries éliminatoires pour une quatrième fois en cinq ans.

Dernier match dramatique entre les Champions et les Capitales

Au moins, la saison 2019 a fini sur une note positive.

Les Champions d’Ottawa ont remporté leur dernier match, lundi. Une victoire de 5-4 obtenue de façon dramatique contre les Capitales de Québec.

Un simple au champ gauche, en fin de neuvième manche, a permis à un coureur de quitter le deuxième but pour inscrire le point de la victoire. L’abri des joueurs et l’enclos des releveurs se sont vidés, les 3000 spectateurs se sont levés d’un trait pour célébrer...

Pendant un bref instant, on a oublié que cette équipe va rater les séries éliminatoires pour une quatrième fois en cinq ans.

Les Champions complètent l’été avec une fiche de 41-54, au cinquième rang du classement de la ligue qui compte six équipes.

«Les deux dernières séries ont été vraiment bonnes, plaide le gérant Sébastien Boucher. On dirait que la pression est tombée quand on a été officiellement de la course aux séries. Après les gars ont vraiment bien joué.»

«C’est une bonne façon de finir la saison. Les gars ont essayé de se montrer sous leur meilleur jour», a-t-il ajouté.

Il y a un joueur, en particulier, qui a trouvé une façon de laisser un bon souvenir aux partisans comme à ses patrons.

Le troisième but Malik Collymore a volé le deuxième but, en troisième manche. C’était son 52e de la saison. C’est un nouveau record dans la Ligue Can-Am.

«Je le voulais vraiment, ce record», a fait savoir le joueur de 24 ans qui est originaire de Mississauga.

Le plus impressionnant, c’est que Collymore a réussi la moitié de ses vols de buts dans les cinq dernières semaines de la saison.

«C’est vraiment juste une question de confiance, argue-t-il. En début de saison, il a fallu que je retrouve mon rythme. J’avais perdu l’habitude de jouer chaque jour. En fait, j’ai seulement commencé la saison dans une léthargie. Des gars commencent fort avant de refroidir à la mi-saison. Moi, j’ai emprunté le chemin contraire. J’ai apporté des modifications à ma routine qui m’ont permis de finir en force. C’est ça, le baseball.»

Malgré toute sa confiance, Collymore n’a pas obtenu facilement son 52e but volé.

Les Capitales ne voulaient clairement pas lui faire de cadeaux.

En première manche, il a pu atteindre les sentiers en profitant d’une erreur en défensive. Austin Chrismon l’a pris en défaut avec un relais précis au premier coussin.

«On voulait qu’il mérite son record», concède le gérant québécois, Patrick Scalabrini.

«Il a fini par le mériter. Il a obtenu son but volé contre le lanceur le plus rapide au marbre de toute notre ligue. Il est très difficile d’obtenir des buts volés contre Austin Chrismon. On lui lève notre chapeau. C’est très impressionnant d’établir un record comme celui-là dans une saison aussi courte que la nôtre.»

Avec leur fiche de 36-59, les Capitales ont mis lundi le point final à la pire saison de leur histoire.

Au moins, Scalabrini peut se dire que ses joueurs se sont battus jusqu’à la fin. Ils tiraient de l’arrière par quatre points après quatre manches. Ils ont réussi à remonter la pente.

«Nous n’avons malheureusement pas été capables de finir le travail. C’est un peu l’histoire de notre saison.»

Malik Collymore n’aura peut-être pas la chance de battre son record en 2020. «Nous travaillons fort pour lui trouver une place dans le baseball affilié», dit Boucher.

Le joueur y croît. «Les équipes cherchent des joueurs qui peuvent atteindre les sentiers et se placer en position de marquer.»

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BROWN N'EST PAS ENCORE PRÊT POUR LA RETRAITE

Steve Brown aura une bonne raison de fêter le début de la saison morte. Le 3 septembre, c’est son anniversaire de naissance. Le vétéran voltigeur des Champions souffle cette année 33 bougies. « Je suis quand même un peu déçu. Finir comme ça, c’est décevant. Notre premier objectif, c’était de se qualifier pour les séries. Nous ne l’avons pas fait. Nous avons terminé la saison en force. Ça nous donne juste le goût de voir ce qu’on pourra faire l’année prochaine », commente-t-il.

Même s’il est de plus en plus vieux que ses coéquipiers, le voltigeur colombien n’est pas prêt pour la retraite. Brown vient mine de rien de compléter sa 10e saison dans le baseball indépendant. ll a réussi à passer ces 10 saisons au Canada.

Il a disputé ses deux premières campagnes dans l’ouest du pays, à Edmonton. Il a passé l’été 2012  Québec. Entre 2013 et 2016, il a été la première vedette des Aigles de Trois-Rivières.

Il vient de compléter sa troisième campagne avec les Champions.

Il part avec une autre raison de célébrer. Même s’il n’a pas participé aux séries, il a réussi à se tailler une place dans l’équipe d’étoiles de la Ligue Can-Am.

« Il est un vétéran. Il a montré qu’il est capable. Il a surtout montré qu’il était capable de faire mieux que l’an dernier », note Sébastien Boucher.

En 2018, Brown avait conservé une moyenne de ,244. Il a été retiré sur des prises à 82 occasions.

« Sa moyenne au bâton a grimpé d’au moins 60 points », dit Boucher.

En plus, il a fendu l’air seulement 58 fois. « Je voulais prouver que j’étais encore capable de jouer. Je voulais prouver que j’avais encore tous les outils pour réussir. J’ai l’impression que mes preuves sont faites. »

« Je sens que la retraite approche, mais je suis convaincu qu’il me reste encore deux ou trois bonnes saisons dans le système. »

Phillippe Aumont se retrouve, avec Brown, dans l’équipe d’étoiles. Le terrain du parc RCGT a également mérité, pour une troisième fois en quatre ans, le titre de surface de jeu favorite des joueurs de la Ligue Can-Am.