Les Champions d’Ottawa sont prêts à démarrer une nouvelle ère sous les ordres de leur nouveau gérant Sébastien Boucher (gauche).

Début de l’ère Boucher avec les Champions

À leur cinquième saison dans la capitale nationale, les Champions d’Ottawa vont lancer une ère nouvelle vendredi en recevant les Aigles de Trois-Rivières pour amorcer leur saison régulière dans la Ligue Can-Am.

Le nouveau gérant Sébastien Boucher va diriger la circulation pour la première fois à partir de l’abri et de la boîte d’entraîneur du côté du troisième but alors qu’il a pris la relève de l’expérimenté Hal Lanier pendant la saison morte, et il va donner la balle au lanceur gatinois Phillippe Aumont pour cette rencontre inaugurale, l’ancien des Phillies de Philadelphie qui a lancé le seul match sans point ni coup sûr des Champions en 2017 revenant après une saison passée dans l’organisation des Tigers de Detroit.

« Je suis “all in” avec les Champions, je veux gagner un championnat avec eux », lance Aumont.

Le propriétaire de l’équipe, Miles Wolff, fonde de grands espoirs en son duo de Gatinois (Boucher est né à Hull avant de grandir dans le quartier Overbrook voisin du stade RCGT) pour relancer un club qui a terminé au dernier rang l’an dernier, 16 matches sous la barre des ,500.

« La transition se fait bien, Sébastien ne semble avoir aucune crainte, soulignait Wolff à la veille de ce premier match de 2019. Le travail pour assembler l’équipe a été fait et à ce moment-ci, on pense que l’équipe est meilleure que celle de l’an dernier. On va voir comment il va se comporter lors des matches, mais je n’ai aucune réserve envers Boucher... C’est une année critique pour nous, elles le sont toutes, mais c’est particulièrement vrai cette saison. On a besoin d’un club gagnant, on n’en a jamais vraiment eu même si on a gagné le championnat des séries (en 2016). »

Au baseball mineur, les victoires sont un des principaux moyens d’attirer de bonnes foules, un autre étant une bonne température. « Le soleil est notre meilleur outil de marketing, et il ne s’est pas montré le bout du nez souvent ce printemps », souligne Wolff avec raison.

La pire fiche du club l’an dernier et le départ de Lanier ont mené les Champions à chambarder passablement leur alignement, seulement huit joueurs de l’an dernier étant de retour, neuf si on compte le lanceur par excellence de la Can-Am de l’an passé, Jordan Kurokawa, qui va commencer la saison sur la liste des blessés.

Boucher est confiant que son club sera en mesure de lutter pour une des quatre places disponibles pour participer aux séries éliminatoires avec tous les changements apportés.

« J’ai aimé ce que j’ai vu au camp, nos lanceurs ont été dominants, lançant beaucoup de prises et ne donnant que peu de buts sur balles. C’est exactement ce à quoi on s’attend d’eux. Offensivement, j’ai vu de belles choses. Nos nouveaux joueurs sont très solides, on devrait avoir un alignement très constant. On est capable de faire un peu de tout, ce qui nous donne beaucoup de possibilités », affirme l’ancien voltigeur, qui a pris sa retraite après 14 saisons dans le baseball professionnel, dont 10 dans la Ligue Can-Am (six à Québec, quatre à Ottawa).

Boucher entend être plus agressif sur les sentiers que son prédécesseur, et utiliser l’amorti un peu moins. Mais au-delà des considérations de style de jeu, il pense pouvoir être plus proche des joueurs que le septuagénaire Lanier. « La chose primordiale, c’est d’avoir une équipe qui se tient, qui a une bonne chimie... La grande différence avec Hal, c’est que je suis plus proche des joueurs, ayant arrêté de jouer l’an passé », dit-il.

Sa présence et celle d’Aumont ont permis de recruter quatre autres Canadiens, les lanceurs Jared Mortensen (seul gaucher de la rotation de partants), Evan Rutckyj et Andrew Cooper, de même que le joueur d’utilité Malik Collymore. Rutckyj et Mortensen ont gagné la médaille d’or des Jeux panaméricains de 2015 avec Aumont. Cinq Canadiens, c’est un sommet sur l’alignement des Champions.

« En étant un produit des Capitales, c’était leur formule à eux et ils ont toujours eu du succès en ayant plusieurs Canadiens. Dans notre marché, c’est important d’en avoir le plus possible pour que les partisans puissent s’identifier à eux », a souligné Boucher.