Malik Collymore est à un but volé d’égaler un record des Champions d’Ottawa. En juillet, il a même connu un match où il a volé cinq buts, incluant deux larcins du troisième coussin.

Collymore: les Champions ont leur Rickey Henderson

Joueur étoile local, Phillippe Aumont attire toujours plus de spectateurs au parc RCGT lorsqu’il est sur la butte, mais le géant gatinois lance une fois aux cinq jours.

Quand Aumont n’est pas sur le terrain, les partisans des Champions d’Ottawa auraient intérêt à tenir Malik Collymore à l’œil.

L’Ontarien de 24 ans a volé son 25e but de la saison en fin de semaine. Il ne lui manque plus qu’un larcin pour égaler la marque d’équipe établie par Albert Cartwright en 2016.

Les marchands de vitesse sont toujours excitants et Collymore commence à prendre plaisir à avancer d’un but. Vingt-cinq buts volés, c’est un sommet en carrière pour cet ancien choix de 10e ronde des Cards de Saint-Louis. En 2016, il avait volé 23 buts. L’an dernier, il avait totalisé 11 buts entre les niveaux A et A+.

Que s’est-il passé à sa première année dans le baseball indépendant pour voler des buts à un rythme aussi effréné ?

«Tout est relié au fait que je joue tous les jours cette saison. J’ai pris mes aises. Dans les dernières années, j’ai eu des hauts et des bas. Mon temps de jeu n’était pas constant. Ici, j’obtiens de bons départs. Je sais quand je peux y aller et quand je vais être sauf», a dit celui qui a réussi 25 de ses 27 tentatives de vols cette saison.

Né à Mississauga, Malik Collymore aimait regarder Jose Reyes voler des buts avec les Mets de New York et les Blue Jays de Toronto dans sa jeunesse. Son père idolâtrait Rickey Henderson, qui a déjà connu trois saisons de 100 buts volés et plus avec les A’s d’Oakland.

«Henderson était son joueur favori. Il m’en a parlé en long et en large. J’ai eu le don de la vitesse. Je vais continuer de l’utiliser cette saison et pour le reste de ma carrière», a dit celui qui porte le #45 en l’honneur de Pedro Martinez, son lanceur préféré des Expos de Montréal quand il était garçon.

Quand il a commencé à jouer au baseball mineur, c’était son numéro. À l’époque, il était lanceur en plus de jouer à l’arrêt-court. Quand il est revenu au Canada après six saisons dans le baseball affilié aux États-Unis, le choix a été facile.

«Le 45 était disponible. Je revenais à mes racines. Pourquoi ne pas revenir à mon ancien numéro ?»

À Ottawa, il a toujours le feu vert du gérant Sébastien Boucher. Et comment ? De ses 25 buts volés, la plupart sont survenus dans le dernier mois et il s’est rapproché à trois buts volés du meneur de la Ligue Can-Am, Conrad Gregor des Jackals du New Jersey.

«Sébastien me fait confiance. Il sait que je peux lire les situations comme il faut. J’ai même commencé à voler le troisième coussin parce que suis de plus en plus confortable à le faire. Tout est une question de synchronisme. Quand tu décides d’y aller, tu y mets toute la gomme.»

À 24 ans, Collymore est encore un jeune. Il aimerait toujours retourner dans le baseball affilié. Ses vols de buts pourraient justement lui rouvrir la porte d’une organisation du baseball majeur.

«Comme joueur, tu dois trouver une façon de te démarquer. Je veux faire la démonstration de ma vitesse le plus souvent possible.»

S’il hésite à se fixer un objectif précis pour la saison en cours, il est clair qu’il va établir une nouvelle marque chez les Champions et que celle-ci sera être difficile à battre.

«Il reste encore un peu plus d’un mois. J’ai du temps devant moi. Tout ce que je veux, c’est de me rendre sur les sentiers, d’avancer et d’aider l’équipe à gagner», a dit celui qui a déjà fracassé un record des Champions avec cinq buts volés dans un même match.

Défaite de 6-1

Dimanche, il a obtenu deux des cinq coups sûrs des Champions dans un revers de 6-1 contre les Miners de Sussex, mais chaque fois, il avait quelqu’un devant lui sur les sentiers. Le record devra attendre à mardi dans le prochain match à Trois-Rivières.