Phillippe Aumont et son ami Jared Mortensen. Les deux lanceurs trentenaires ont été coéquipiers avec l’équipe nationale canadienne.

Aumont prêt à enseigner

Quelle coïncidence ! Le beau temps est arrivé juste à temps pour le début du camp d’entraînement des Champions d’Ottawa.

La première séance d’entraînement officielle, inscrite au calendrier, s’est déroulée lundi matin, sur le terrain du parc RCGT.

Les gens qui ont porté attention au cours des quatre dernières années ont vite compris quelque chose. Pour connaître du succès dans la Ligue Can-Am, il est préférable de miser sur une solide rotation de lanceurs partants.

On peut donc déduire que les succès des Champions, en 2019, reposeront en grande partie sur les épaules de Phillippe Aumont.

Le Gatinois devrait normalement grimper sur la butte pour le match inaugural du 17 mai.

Il aurait un rôle tout aussi important à jouer lors des matches suivants, puisqu’il retrouvera son rôle d’instructeur des lanceurs.

Il a déjà joué ce double rôle lors de son premier passage à Ottawa, en 2017.

Les choses sont un peu différentes, cette fois.

« En 2017, quand je suis arrivé dans la troisième semaine de la saison. Le rôle d’instructeur m’a un peu été laissé dans les bras », se souvient-il.

Il n’avait jamais vraiment pensé à une seconde carrière d’entraîneur.

« Non ! Ce n’est pas quelque chose qui m’avait trotté dans la tête. J’étais encore dans un mode où je voulais jouer. Je voulais m’occuper de ma petite personnalité. Je voulais avoir du fun avec les gars. »

Les choses ont un peu changé. Aumont est retourné dans le baseball affilié. Après avoir passé une dernière saison avec le club école AAA des Tigers de Détroit, il est prêt à se consacrer corps et âme à son rôle de mentor.

Il veut aider les jeunes lanceurs des Champions qui souhaitent monter au niveau supérieur.

« Moi, ma porte est en train de se refermer, de constater celui qui a fêté ses 30 ans en janvier. J’ai parlé avec Bouch. La seule façon de me sortir d’ici serait de m’offrir un contrat pour lancer au Japon ou quelque chose du genre. Les ligues mineures... Je l’ai fait pendant 12 ans. Plus tu vieillis... J’adore mon rôle, maintenant. J’ai développé un amour. Je veux redonner un peu de mon expérience aux jeunes. Je veux leur parler de tout ce que j’ai vécu. Je vais essayer de leur donner un petit tip ou deux pour leur permettre de s’améliorer. »

Bouch, c’est Sébastien Boucher. L’ancien voltigeur de centre jouera lui aussi un rôle différent, en 2019. Il occupera le bureau du gérant.

« Je suis revenu ici, à Ottawa, parce que Boucher me l’a demandé. J’ai toujours aimé Sébastien. Je sais qu’il sera un très bon gérant. Quand il m’a demandé de l’aide, j’ai trouvé ça flatteur. C’est le fun de travailler ensemble, tous les deux, pour bâtir notre équipe régionale. Nous sommes deux gars d’ici. Nous allons essayer de mener la charge pour gagner un autre championnat », complète Aumont.

Potentiel

Aumont a vite recruté un autre lanceur canadien d’expérience. Jared Mortensen, qui est originaire de la Colombie-Britannique, a conservé une fiche de 7-1 et une moyenne de 2,57 dans l’American Association, en 2017.

Austin Chrismon, lanceur par excellence de la Ligue Can-Am en 2016, est de retour pour une quatrième saison dans la capitale.

Boucher tente de convaincre Jordan Kurokawa de revenir. Le jeune droitier originaire d’Honolulu fut, de loin, le meilleur partant à Ottawa en 2018.

« Nous avons de l’expérience ! Je suis vraiment satisfait de ce que j’ai vu jusqu’à maintenant, mais nous n’avons pas encore joué de matches », note Aumont.