Champions

Boucher incertain sur son avenir de joueur

Jouera, jouera pas ?

Sébastien Boucher n’est pas encore fixé sur son avenir de joueur en 2019.

À 36 ans, il a encore mené les Champions d’Ottawa avec une moyenne au bâton de ,328 en 2018, mais son corps lui envoie des signes d’essoufflement depuis quelques saisons. En 2018, il a d’ailleurs souvent été utilisé à titre de frappeur de choix au lieu de patrouiller le champ centre.

«J’ai encore mal à une épaule. J’ai mal aux pieds. Ça n’aide pas à guérir de me retrouver sur le terrain tous les jours avec les jeunes (du programme sport-études). Il y a encore des chances que je joue l’an prochain, mais je n’ai pas eu de rencontre encore avec Miles Wolff (le propriétaire du club) pour planifier la prochaine saison.»

Sébastien Boucher est tiraillé. Il lui serait bien plus facile d’accrocher ses crampons s’il avait frappé pour ,235 la saison dernière, mais ce n’est pas le cas. L’ancien champion frappeur de la Ligue Can-Am vient de connaître sa meilleure saison des quatre dernières années et il demeure l’un des frappeurs les plus redoutables du baseball professionnel indépendant.

En même temps, on lui promet depuis quelques saisons qu’il sera le successeur du gérant Hal Lanier quand celui-ci partira à la retraite. Mais à 76 ans, Lanier semble sur le point de revenir à Ottawa pour une cinquième saison consécutive.

Boucher est séduit par l’idée de gérer l’équipe de son patelin, mais Miles Wolff semble préférer le voir sur le terrain pour l’instant.

«Il semble vouloir que je poursuive ma carrière de joueur. Moi, je ne suis pas certain encore. Je dois vraiment m’assurer de faire ce qui sera mieux pour moi. Il y a des choses à ne pas négliger dans l’équation. Si j’arrête de jouer cette saison par exemple, est-ce que ça va nuire à mes chances de faire le transfert vers le job de gérant ?»

Boucher sait qu’il est encore capable de jouer. Il a même eu un signe précurseur en fin de saison alors qu’il s’approchait d’une première campagne sans circuit à l’approche du dernier week-end.

Un signe

Ennuyé par une blessure à une épaule, il ne pouvait pas frapper avec autant de puissance. Il avait donc modifié son approche au bâton pour cogner plus de doubles. Ses 23 doubles ont d’ailleurs égalé un record en carrière pour lui et malgré des maux de pieds et l’âge qui avance, il a volé 10 buts en 15 tentatives en 2018.

«Dans la dernière séquence de matches à domicile, j’avais dit à mes coéquipiers que si je terminais l’année sans circuit, c’était sûr que j’arrêtais de jouer. Dans l’avant-dernière partie, j’ai frappé mon circuit ! Je me suis dit “ah ouin”, ce n’est peut-être pas fini ! Ça fait réfléchir.»

Âgé de 37 ans depuis quelques semaines, Boucher se fait maintenant tirer l’oreille par son coéquipier Andrew Cooper. Il a recruté le lanceur ontarien pour travailler au programme sport-études pendant l’hiver.

«Tous les jours, il me demande de revenir pour une autre saison. Ce n’est pas facile comme décision. En même temps, Hal (Lanier) est beaucoup aimé dans le vestiaire. Il a géré dans les ligues majeures. Je l’adore moi aussi, mais je suis prêt. Et j’attends !»

Champions

Calendrier allégé pour la Ligue Can-Am en 2019

Cent deux matches en 110 jours, c’est beaucoup. Peut-être trop. La Ligue Can-Am et les Champions d’Ottawa réduisent leur calendrier à 95 rencontres pour 2019, ramenant du même coup la présentation d’un Match des étoiles, à Rockland, à mi-saison.

On sait que deux équipes internationales feront encore la tournée pour affronter les six formations de la Can-Am, du 8 au 30 juin. Mais la provenance de ces visiteurs reste encore à être confirmée.

Après le fiasco de l’an dernier, l’équipe de la République dominicaine a dû être remplacée en cours de route par un ramassis de joueurs représentant soi-disant Hollywood, ce concept a besoin d’un second souffle à l’image des expériences plus positives avec le Japon (2015 et 2016) et Cuba (2016 et 2017). Les Dominicains en étaient à leur deuxième visite ratée (2017).

Le calendrier régulier s’étirera du 16 mai au 2 septembre, précédé par un camp d’entraînement du 6 au 15 mai et suivi de séries éliminatoires à compter du 4 septembre.

Le calendrier inclut une quinzaine de jours de congé. Trois de ces journées seront consécutives les 8, 9 et 10 juillet, pour la tenue du Match des étoiles, le mercredi 10 juillet, à Rockland. L’an dernier, les Boulders ont mené la ligue avec une assistance moyenne de 2757 spectateurs à leurs matches locaux, devant les 2386 des Capitales de Québec. Les Champions ont pris le quatrième rang, en maintenant une moyenne de 1831 spectateurs par partie.

La Ligue Can-Am avait tenu son dernier Match des étoiles, en 2017, de façon conjointe avec l’Association américaine à Ottawa. Chaque circuit fait dorénavant cavalier seul et la rencontre prévue à Rockland ne devrait impliquer que des éléments de la Can-Am.

Champions

Les Champions saufs en 2019

Il y aura du baseball professionnel à Ottawa en 2019.

Même s’il n’a pas encore réussi à vendre son équipe à des gens d’affaires locaux, le propriétaire des Champions a assuré que le club de la capitale canadienne fera partie des six équipes de la Ligue Can-Am l’année prochaine.

Capitales

Les Capitales élus organisation de l’année pour la 6e fois

À part la nomination des Capitales de Québec au titre de l’organisation de l’année en 2018, peu de choses sont sorties de la réunion des propriétaires de la Ligue Can-Am de baseball indépendant, mercredi, à New York.

La situation des Champions d’Ottawa n’ayant pas été officialisée, tous les autres dossiers à l’ordre du jour ne pouvaient pas être bouclés. «L’avenir des Champions a un effet domino sur les autres points. On devrait en savoir plus sur ce sujet au cours des prochains jours», se limitait à dire le président des Capitales, Michel Laplante. La réunion de mercredi n’a donc pas été «fermée», elle reste ouverte pour encore quelque temps et se poursuivra au téléphone.

Les Champions, dont la vente avait été confirmée à 90 % par leur propriétaire Miles Wollf, à la fin de la saison, pourraient passer à des intérêts locaux sous peu. Si tel est le cas, la Ligue Can-Am compterait encore six équipes, en 2019.

Mais pour l’heure, impossible de dire si un calendrier interligue prendra forme ou ce qu’il en est du désir de certains de fusionner avec la Ligue Atlantic, ni quelles seront les équipes nationales à visiter la Ligue Can-Am, l’été prochain. «Pour l’instant, tout le monde est en attente. Je n’en sais pas assez pour en dire plus», expliquait Laplante, qui n’a jamais caché son intention de voir revivre des séries de matchs entre la Ligue Can-Am et l’American Association, les deux circuits indépendants dont Miles Wolff est le commissaire.

La Ligue Can-Am a cependant profité de l’occasion pour remettre le titre d’organisation de l’année aux Capitales pour une deuxième année de suite et pour la sixième fois de leur histoire. «Je trouve cela flatteur, surtout que ça vient d’un sondage réalisé auprès des gérants et des dirigeants adverses. Ça indique que c’est toujours aussi spécial de venir jouer à Québec. Il s’agit du trophée de tout notre personnel», confiait Lapante, rejoint mercredi soir, à New York.  

Champions

Les Champions «sauvés à 90%»

Le ton de Miles Wolff s’est adouci au cours des deux dernières semaines.

Au terme du dernier match de la saison régulière, le 3 septembre dernier, le commissaire de la Ligue Can-Am et propriétaire des Champions d’Ottawa s’inquiétait quant à la survie du baseball dans la capitale fédérale.

Capitales

Une finale sous le signe du respect

La logique a été respectée. Les deux meilleures équipes de la saison régulière s’affrontent en finale de la Ligue Can-Am, dont les deux premiers matchs auront lieu au Stade Canac, mardi et mercredi.

Si les Miners de Sussex County y participent pour la première fois, les Capitales de Québec sont des abonnés à ce rendez-vous de septembre. Ils ne détiennent pas l’avantage du terrain dans cette série 3 de 5, mais ils voudront sûrement profiter du fait que les visiteurs n’ont pas gagné une seule fois en sept matchs à Québec cette saison. À la vitesse des Miners, les Capitales opposeront une défensive tout en finesse. Voici le portrait des deux équipes qui respectent les forces de l’autre.

+

Champions

La fin des Champions?

Les Champions d’Ottawa ont disputé lundi après-midi leur dernier match de la saison 2018. Il s’agissait peut-être, aussi, de leur dernier match, tout court.

L’équipe a encaissé une dernière dégelée de 9-3 contre les Boulders de Rockland, pour conclure une saison de misère au sixième et dernier rang du classement de la Ligue Can-Am.

Champions

Le «Spaceman» frappeur de choix

Comme le bon gaucher qu’il est, Bill Lee a lancé une balle courbe aux Champions d’Ottawa.

Le « Spaceman » a été placé sur l’alignement de l’équipe cette semaine alors qu’il était prévu qu’il lancerait dans le cadre de la «Journée des Expos », lundi après-midi lorsque le club disputera son dernier match de la saison contre Rockland.

Âgé de 71 ans, l’ancien des Expos et des Red Sox de Boston a développé un mal de bras au cours des derniers mois et il s’est donc désisté pour un retour au monticule, mais il tenait quand même à revêtir l’uniforme et après avoir offert ses services comme joueur de premier but, l’équipe a finalement décidé de lui donner une présence au bâton comme frappeur de choix.

« Il va prendre la place de Seb (Sébastien Boucher) pour la première manche et il va aller au bâton une fois, ça va donner une chance à nos partisans de le voir sur le terrain comme prévu, a confié le président des Champions et commissaire de la Ligue Can-Am Miles Wolff. S’il avait lancé, on ne sait pas trop comment ça se serait passé. Il a 71 ans après tout. Ça devrait quand même être un bon après-midi avec tous les anciens Expos qui seront là, on pense que plusieurs personnes vont venir de Montréal pour l’occasion. »

Les Champions attendent de 3000 à 4000 personnes pour ce match spécial qui viendra clore une saison de misère, alors qu’en plus de Lee, les Dennis « Oil Can » Boyd, Dave Cash, Rondell White, Claude Raymond et Orlando Cabrera seront présents pour l’occasion, une partie des profits de la vente des billets étant versés aux hôpitaux pour enfants de Montréal et Ottawa.

Lee a présenté une fiche de 119-90 comme lanceur en 14 saisons dans les majeures, mais il se débrouillait bien au bâton également alors que lors de ses quatre saisons avec les Expos, entre 1979 et 1982, il a présenté une moyenne de ,241 avec un circuit et huit points produits. Il n’en sera pas à sa première expérience dans le baseball indépendant alors qu’il a fait des apparitions dans les uniformes du Rox de Brockton (Canadian-American Association) en 2010, et des Pacifics de San Rafael (Pacific Association) en 2012 et 2014.

« Oil Can » Boyd aurait aimé jouer lui aussi, mais les Champions n’avaient de la place que pour un joueur de la classe « vétéran » pour ce match, alors que les Boulders n’en avaient pas, eux. « Je connais bien “Oil Can”, c’est un promoteur. On avait étudié la possibilité à un moment de donner de créer une équipe, les “Oil Can Boyd Travelling All-Stars”, mais ça n’avait pas fonctionné », a relaté Wolff.

Boucher est bien prêt à céder sa place de frappeur désigné à une légende comme le « Spaceman », ne serait-ce que pour une présence au bâton, mais il a surtout hâte de voir les anciens joueurs des Expos et des Lynx, comme Rondell White et Orlando Cabrera. « Ça va être intéressant, ça va rappeler des souvenirs du temps que les Lynx étaient ici avec des joueurs des Expos. Moi, c’est dans ce temps-là que j’ai commencé à les suivre, ça va être cool », a-t-il indiqué.

Cabrera a joué une centaine de matches pour les Lynx entre 1997 et 2000, tandis que White s’est joint à l’équipe originale de 1993 en fin de saison (37 matches plus cinq en séries), en plus de jouer 44 autres parties la saison suivante avant de faire le saut dans les majeures pour de bon.