Nikita Parris célèbre avec ses coéquipières après avoir réussi un tir en pénalité.

Championnat Mondial 2019: l’Angleterre réussit son entrée contre l’Ecosse

NICE —L’Angleterre a honoré son statut de membre du club des favorites du Mondial féminin en commençant par une victoire contre l’Écosse (2-1), dimanche à Nice.

Les Anglaises, techniquement et collectivement au-dessus face à des adversaires novices dans la compétition, ne se sont fait peur qu’en fin de match, après la réduction du score de Claire Emslie (79), devenue ainsi la première buteuse écossaise en Coupe du monde.

Elles prennent la tête d’un groupe D relevé, avec le Japon, autre prétendant, et l’Argentine, terre de foot, qui s’affrontent lundi.

« C’est bien d’avoir réussi à remporter le premier match », s’est félicité le sélectionneur anglais, Phil Neville

L’ex-mancunien a salué la « grande performance » de ses joueuses, « mais nous n’allons pas nous emballer, il reste beaucoup de chemin », a-t-il prévenu, car « la façon dont nous avons joué les vingt dernières minutes nous maintient les pieds sur terre ».

Réorganisées, plus offensives, les Écossaises ont mieux joué une fois menées 2-0, et ont fait bien mieux que la trempe reçue à l’Euro-2017 (6-0).

Mais elles ont manqué leur première période. Elles se sont retrouvées menées avant le quart d’heure de jeu sur une pénalité réussi de la future Lyonnaise Nikita Parris.

Il a fallu, pour décanter un match crispé, cette décision sévère de l’arbitre tchèque Jada Adamkova, après consultation de la vidéo, pour une main nettement involontaire, mais décollée, de Nicola Docherty sur un centre de Fran Kirby.

« Si on suit la règle à la lettre, c’est pénalité, mais c’est rude », a regretté la sélectionneuse de l’Écosse, Shelley Kerr.

Ensuite Ellen White, profitant d’une succession de ballons mal dégagés par la défense écossaise, a doublé la mise (40).

Kerr, avait choisi une tactique défensive, attaquant trop souvent à deux ou trois contre cinq et misant sur l’activité d’Erin Cuthbert.

À 2-0, il a fallu prendre plus de risques, mais la petite attaquante de Chelsea n’a pas trouvé le cadre (42).

Finalement sa partenaire d’attaque, Emslie, profitant de l’endormissement des « Lionesses », a réduit le score et réveillé enfin le stade, rempli seulement à un peu plus d’un tiers.

Le chœur de la colonie écossaise, de rose vêtu (le second maillot de la sélection féminine), a retrouvé de la voix, mais il était trop tard.

À propos de mode, le sélectionneur anglais Phil Neville portait un gilet, comme cet été en Russie son confrère de la sélection masculine, Gareth Southgate. Il a lui aussi commencé son Mondial en gagnant, de bon augure !