Jeffrey John Wolf est actuellement un des meilleurs joueurs universaires aux États-Unis.

Challenger de Gatineau : Andre Agassi, le modèle

Il ne manquait que la coupe Longueuil.

Jeffrey John «J.J.» Wolf n’a pas raté sa rentrée au Challenger Banque Nationale de Gatineau. Le plus jeune Américain à figurer dans le top-500 mondial a facilement disposé de son adversaire, en matinée, sur le court central.

Il était pourtant confronté à un joueur bien plus expérimenté. Le Français Gleb Sakharov, 31 ans, a participé à l’Omnium australien au début de l’année.

Dans sa victoire de 6-4, 6-2, Wolf a pu faire la démonstration de son potentiel.

Il ne manquait réellement que la coupe Longueuil.

Le printemps dernier, durant le tournoi éliminatoire de la NCAA, le jeune joueur de 20 ans a fait jaser de lui pour son look.

Il avait laissé pousser ses cheveux, le long de sa nuque. «J’ai fait ça pour m’amuser. Je voulais aussi motiver les boys», ricane-t-il.

Les «boys» dont il parle sont ses coéquipiers chez les Buckeyes de l’université Ohio State.

Sa coupe de cheveux lui permettait aussi de rendre hommage à son idole, le grand Andre Agassi.

«J’ai toujours admiré sa façon de jouer. Je suis justement en train de relire sa biographie. Il est question de la coupe Longueuil dans le bouquin. J’ai cherché des photos sur Google. Je trouvais qu’il avait fière allure. J’ai décidé de l’essayer.»

Agassi peut certainement prétendre au titre de meilleur joueur de tennis de l’histoire des États-Unis. Mais il a officiellement accroché sa raquette en 2006. À l’époque, Wolf était âgé de huit ans.

Il ne doit pas trop s’en souvenir...

«Je regarde souvent les faits saillants de sa carrière. J’admire sa persévérance. Il a surmonté son lot d’épreuves. Il n’était pas le joueur le plus imposant, physiquement. Je ne suis pas particulièrement imposant non plus...»

Wolf a fait couper ses cheveux avant d’entreprendre sa saison estivale. «En fait, je suis passé chez le coiffeur pour faire plaisir à ma mère, à l’approche de son anniversaire de naissance...»

À l’instar d’Agassi, le jeune Wolf a généré quelques faits saillants, au cours des derniers mois. À sa troisième année chez les Buckeyes, il a fait partie des meilleurs joueurs universitaires aux États-Unis. Il a subi seulement deux défaites en 37 parties. Il a conservé une fiche parfaite de 11-0 contre les adversaires de sa conférence.

«Je n’irais pas jusqu’à dire que je m’attendais à connaître autant de succès. Mais j’espérais connaître une grosse saison. Je voulais surtout gagner pour permettre à notre équipe de gagner. C’est ça, le plus important, à l’université. Gagner pour les boys

Après avoir connu autant de succès, Wolf s’interroge sérieusement au sujet de son avenir. Il lui reste une dernière année d’éligibilité dans la NCAA. Y renoncera-t-il?

«Ce serait bien de tenter ma chance au niveau supérieur, pour voir ce que je peux accomplir. D’un autre côté, il nous reste encore des trucs à accomplir.»

Il parle du championnat national extérieur. Les Buckeyes se sont inclinés en quart de finale la saison dernière. «Je vais prendre congé, durant le semestre d’automne. Ça va me laisser quelques mois pour y réfléchir.»

En attendant, il poursuivra son chemin à Gatineau.

Galarneau s’est battu

La tête d’affiche de la première soirée du Challenger était un autre joueur issu de la NCAA.

Alexis Galarneau, un Lavallois qui appartient au Wolfpack de North Carolina State, a fait preuve de caractère pour vaincre le Chilien Marcelo Tomas Barrios Vera 7-5, 2-6 et 6-3.

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MARINO FÉBRILE À L'IDÉE DE PARTICIPER AUX PANAMS

Cette semaine, elles sont à Gatineau. La semaine prochaine, ce sera Granby. Après ? Elles grimperont dans un avion à destination de Lima, au Pérou.

Le comité olympique canadien a dévoilé lundi matin l’identité des trois femmes qui représenteront le pays aux Jeux panaméricains.

Deux d’entre elles – Jada Bui et Rebecca Marino – passent la semaine au Challenger.

Marino était particulièrement emballée, lorsque nous l’avons croisée au parc de l’Île.

« C’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire ! J’ai toujours rêvé de représenter le Canada à l’extérieur des compétitions ponctuelles comme la Fed Cup. Je suis une grande fan de sports et j’ai énormément de respect pour tous les athlètes. Je serai bien contente d’assister à d’autres compétitions », raconte la joueuse de 28 ans.

Marino attend ce moment depuis longtemps. Pour Bui, c’est une autre histoire. La jeune femme qui célébrera son 18e anniversaire de naissance dans quelques semaines. Sa carrière débute à peine.

« J’imagine que je suis une des joueuses les plus âgées, maintenant. Je me sens privilégiée d’assister à la montée de la nouvelle génération. Si je peux aider, je vais aider », dit Marino.

À Gatineau, la dame jouera son rôle de mentor auprès de Leylah Fernandez. Elle sera sa partenaire en double.

« Je me remets d’une blessure. Je devais simplement m’entraîner, cette semaine, en prévision d’un retour en simple à  Granby. J’ai choisi de participer au double parce que j’aime bien Gatineau. »