Les Sénateurs avaient demandé à Chabot de travailler sur les petits détails de son jeu dans son propre territoire quand ils l’ont envoyé dans les mineures, et à son retour dans leur giron, il leur a montré que c’était une priorité pour lui en demandant de voir des extraits de vidéos où il maniait la rondelle dans sa zone.

Chabot revient... et veut rester

Thomas Chabot est revenu avec les Sénateurs pas mal plus vite que prévu, et maintenant qu’il les a rejoints en même temps que Christian Jaros pour pallier aux blessures aux défenseurs Erik Karlsson, Johnny Oduya et Ben Harpur, il entend saisir sa chance de montrer qu’il n’a pas besoin de retourner faire ses classes à Belleville.

« C’est certain que moi, mon but en étant ici, c’est d’avoir une chance de jouer et j’espère pouvoir montrer ce que je suis capable de faire, montrer que je peux jouer dans les deux sens de la patinoire. J’ai ma chance en ce moment, il y a des blessés, donc le match de (mardi soir), je vais devoir en profiter pour prendre une option là-dessus », a-t-il dit en entrevue avec le Droit lundi, après un entraînement où il a formé un duo avec le vétéran Mark Borowiecki.

Le premier choix des Sénateurs en 2015 a fait contre mauvaise fortune, bon cœur quand il a été cédé aux Senators de Belleville à la fin du camp d’entraînement. Lors de leur deux premières parties en fin de semaine à Laval, il a été dominant sur la patinoire, même si son équipe s’est inclinée 3-0 et 6-2 contre le Rocket. Lors de la seconde rencontre, il a réussi le premier but de l’histoire de la nouvelle formation de la Ligue américaine de hockey, en plus d’obtenir une passe sur l’autre.

Quand Oduya a déclaré forfait après deux périodes lors du match inaugural de jeudi dernier contre Washington, c’est Harpur qui a été rappelé en premier du club-école, mais il a quitté à son tour après 40 minutes dans le revers de 2-1 en tirs de barrage de samedi contre Detroit. 

Le d.g. Pierre Dorion aimait la profondeur à la défensive de son club à la fin du camp d’entraînement, et celle-ci est maintenant mise durement à l’épreuve en l’absence de Karlsson, qui était prévue, et d’autres défenseurs de soutien.

« On savait que ce serait difficile sans Erik, c’est comme enlever (Connor) McDavid à Edmonton ou (Sidney) Crosby à Pittsburgh, et il a encore plus d’impact que ces gars-là parce qu’il joue parfois jusqu’à 30 minutes par match. Il a de l’influence sur les sorties de zone, la transition, le jeu de puissance, la rondelle qu’il garde à la ligne bleue... C’est un trou gigantesque, mais c’est un gars. On perd Oduya ensuite, qui aurait pu nous aider à garder l’avance de 3-1 contre Washington. On a des gars qui jouent dans des plus grosses chaises que ce à quoi ils sont habitués. On peut faire ça un bout de temps, mais pas pour toujours », a souligné l’entraîneur-chef Guy Boucher.

« Maintenant, on doit demander à ces jeunes défenseurs (Chabot et Jaros) de venir et de jouer des minutes. Ils ne doivent pas venir et essayer de faire quelque chose de gigantesque, ils doivent juste permettre aux cinq autres de respirer », a ajouté Boucher, qui a évoqué la possibilité d’habiller sept défenseurs lors du match de mardi soir à Vancouver.

Les Sénateurs avaient demandé à Chabot de travailler sur les petits détails de son jeu dans son propre territoire quand ils l’ont envoyé dans les mineures, et à son retour dans leur giron, il leur a montré que c’était une priorité pour lui en demandant de voir des extraits de vidéos où il maniait la rondelle dans sa zone. « Il veut apprendre vite et il veut accélérer le processus », note Boucher.

Celui-ci pourrait utiliser Chabot à la pointe sur une deuxième unité de jeu de puissance, mais il ne lui demandera pas de s’amener en sauveur pour relancer une attaque à cinq blanchie en 12 chances lors des deux premiers matches.

« C’est certain que si j’ai la chance d’être dessus (le jeu de puissance), je vais essayer de contribuer, ça c’est certain », a mentionné Chabot.

S’il joue bel et bien à la gauche de l’arrière de 20 ans, Borowiecki entend bien l’appuyer en zone défensive et le laisser se porter en attaque si ça lui chante. « Je vais le laisser faire sa petite affaire. Si vous ne voyez pas des “flashes” d’Erik (Karlsson), vous ne regardez pas les parties. Il aime patiner avec la rondelle et essayer des choses. Ces gars-là pensent toujours à l’offensive en premier », a-t-il dit.

LES SÉNATEURS EN BREF

Hoffman malade

L’attaquant Mike Hoffman a raté l’entraînement de lundi à Vancouver parce qu’il était affaibli par un virus, a révélé l’entraîneur-chef Guy Boucher. En son absence, Logan Brown a été appelé à le remplacer sur le trio que le franc tireur formait avec Jean-Gabriel Pageau et Tom Pyatt samedi contre Detroit, Pageau retournant à l’aile droite. L’autre hockeyeur d’âge junior, Alex Formenton, qui a joué moins de cinq minutes samedi lors de son premier match dans la LNH, restait sur le quatrième trio avec Nate Thompson et Alexandre Burrows. Il reste à voir s’ils affronteront les Canucks, ce qui dépendra de la disponibilité de Hoffman et de la possibilité d’utiliser sept défenseurs. « On va probablement prendre une décision après l’échauffement », a dit Boucher.

Karlsson pas du voyage

Le capitaine Erik Karlsson n’a pas fait le voyage à Vancouver avec ses coéquipiers, tout comme Johnny Oduya d’ailleurs. Boucher a dit après le match de samedi que c’était parce qu’il était plus facile pour lui de poursuivre sa réhabilitation au Centre Canadian Tire, où les thérapeutes ont tout l’équipement nécessaire pour accélérer le processus de guérison. « Il y a une petite chance que l’un des deux, ou peut-être les deux, soit en mesure de sauter dans un avion pour venir nous rejoindre », a laissé entendre Boucher lundi. Il serait surprenant que ce soit à temps pour le match de mardi contre les Canucks, alors qu’il serait plus réaliste qu’ils s’amènent pour les deux autres parties de ce voyage dans l’Ouest, vendredi à Calgary et samedi à Edmonton. Karlsson a dit samedi qu’il n’était « pas encore tout à fait à l’aise » avec sa cheville opérée cet été.