Chabot débarque dans le vestiaire d’un club qui a grand besoin du vent de fraîcheur qu’il apporte alors que les Sénateurs ont subi des défaites à leurs trois dernières sorties.

Chabot ne revient pas en sauveur

Lorsqu’il a fait un purgatoire dans la Ligue américaine au début de sa saison recrue en 2009-2010, Erik Karlsson a joué 12 parties pour les Senators de Binghamton avant d’être rappelé pour de bon par les Sénateurs d’Ottawa.

Rappelé par ces derniers lundi en raison de la commotion cérébrale subie par Mark Borowiecki la veille à New York, Thomas Chabot a rejoint l’équipe à temps pour son vol entre la Grosse Pomme et Washington mardi midi. À son compteur, il a... 12 matches dans la LAH avec les Senators de Belleville.

De là à penser que l’arrière québécois qui est possiblement le plus bel espoir des Sénateurs s’amène avec le grand club pour y rester une fois pour toutes, il n’y a qu’un pas que l’entraîneur-chef Guy Boucher invite les gens à ne pas franchir.

« Je suis content que Chabot soit ici, mais ne faites pas une grosse affaire avec ça, il est ici seulement par que Borowiecki est blessé, sinon il ne serait pas ici, a-t-il déclaré après la pratique des siens tenue au site d’entraînement des Capitals à Arlington, en Virginie. Il se développe toujours, il a encore des choses à maîtriser. Mais nous allons définitivement utiliser ses forces et l’une d’entre elles est le jeu de puissance. On va s’en servir là. Il va aussi utiliser sa mobilité pour les sorties de zone. Mais on ne lui demandera pas de venir ici et de changer sa façon de jouer ou la nôtre. Il doit être un jeune qui apprend et il ne doit pas se mettre trop de pression sur les épaules. »

Chabot débarque dans le vestiaire d’un club qui a grand besoin du vent de fraîcheur qu’il apporte alors que les Sénateurs ont subi des défaites à leurs trois dernières sorties. 

Il en est à son deuxième rappel dans la LNH cette saison, ayant fait le voyage dans l’Ouest canadien en début de campagne pendant l’absence de Karlsson. Il avait récolté deux passes en trois parties.

À son retour à Belleville, il a raté une dizaine de jours d’activités en raison d’une élongation musculaire à l’aine. Les choses allaient bien à son retour alors qu’il a amassé un but et quatre passes à ses six derniers matches, lui qui totalise deux buts et sept points avec un différentiel de moins-7.

« Je ne pense pas qu’ils s’attendent à ce que je m’en vienne ici, que je sois le héros et que je nous fasse gagner tous les matches. J’arrive ici pour essayer de continuer à être meilleur, je vais profiter de l’expérience que je vais avoir, des minutes qu’on va me donner. C’est certain que je vais essayer du mieux possible à aider l’équipe à gagner », a raconté Chabot après la pratique, passée à former un duo avec Johnny Oduya la plupart du temps.

La blessure à long terme de Chris Wideman (muscle ischiojambier déchiré, va rater plusieurs mois) ouvre quand même la porte à un poste permanent dans la capitale pour Chabot et/ou Ben Harpur, qui devrait être en uniforme mercredi contre les Capitals alors que Boucher pense à nouveau utiliser un alignement à sept défenseurs.

« Je ne me concentre pas trop là-dessus, j’essaie de ne pas me faire trop d’attentes, c’est quand tu en fais que tu peux être déçu. Je suis heureux d’être ici et d’être de retour en santé. Je suis à 100 % après ma blessure à l’aine. Je dois toucher du bois, j’avais été chanceux par les années passées de ne pas avoir de grosses blessures », a-t-il souligné.

PHANEUF DEVANT LE FILET

En plus d’avoir l’intention d’utiliser Thomas Chabot à la pointe sur une de ses unités d’attaque à cinq, Guy Boucher a laissé entendre qu’il utilisera une tactique qu’il préconisait à l’occasion la saison dernière, soit de demander au défenseur Dion Phaneuf d’aller se poster devant le gardien adverse. 

« C’est le message qu’on envoie, on veut un gars qui va aller là (devant le filet) et qui va rester là, qui va avoir une présence. En fin de compte, je vais envoyer des gars qui vont être prêts à faire ce travail, qui vont payer le prix. C’est la même chose à cinq contre cinq, c’est ce qui nous manquait lors des trois derniers matches. On a des gars comme (Mark) Stone, (Tom) Pyatt et (Alexandre) Burrows qui le font depuis le début de l’année, et il faut que ce soit contagieux », a souligné l’entraîneur-chef des Sénateurs lors de son point de presse.