L'entraîneur des Bruins, Bruce Cassidy
L'entraîneur des Bruins, Bruce Cassidy

Cassidy préféré à Vigneault pour le Jack-Adams

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Quelques jours après l’élimination de ses Flyers de Philadelphie aux mains des Islanders de New York, Alain Vigneault n’a pas mis la main sur un prix de consolation alors que le trophée Jack-Adams est allé à un autre entraîneur de la région de la capitale, Bruce Cassidy.

L’entraîneur-chef des Bruins de Boston est un des rares pilotes à avoir vu son travail être reconnu alors qu’il a mené son club, finaliste de la coupe Stanley en 2019, au premier rang du classement général de la saison 2019-2020 interrompue par la pandémie de la COVID-19 en mars dernier.

John Tortorella, des Blue Jackets de Columbus, était l’autre finaliste pour le titre décerné à l’issue d’un scrutin mené auprès de la Broadcasters Association de la LNH.

Cassidy a devancé Vigneault de peu pour le titre, avec 288 points contre 252 et 37 votes de première place contre 32.

Il est le quatrième entraîneur des Bruins à mettre la main sur le trophée, après Claude Julien en 2008-2009, Pat Burns en 1997-1998 et Don Cherry en 1975-1976.

«C’est un honneur d’équipe d’abord et avant tout, mon nom est sur le trophée mais c’est toute l’organisation qui me permet que ce soit possible, a commenté Cassidy en visioconférence après l’annonce de sa victoire par un ancien récipiendaire, Dan Bylsma, mercredi soir avant le match entre Tampa Bay et les Islanders de New York. En même temps, je préférerais qu’on soit encore en train de jouer, mais le Lightning méritait de nous éliminer [au deuxième tour des séries].»

Cassidy, dont les Bruins ont mené la ligue avec une récolte de 100 points [fiche de 44-14-12], était finaliste pour le titre pour la deuxième fois en trois saisons, l’ancien défenseur des 67’s d’Ottawa ayant succédé à Julien en février 2017.

Il a eu de bons mots pour son prédécesseur.

«J’ai été chanceux de pouvoir travailler avec Claude comme entraîneur à Providence [dans la Ligue américaine], puis comme adjoint [avec les Bruins]. Je le remercie pour ce qu’il a pu m’enseigner quand j’étais avec lui», a-t-il souligné.

Le nom d’Alain Vigneault était en lice pour le trophée Jack-Adams.

Il n’a pas beaucoup connu Pat Burns, mais il a parlé souvent aussi à Don Cherry. «J’ai été un partisan des Bruins toute ma vie, en grandissant à Ottawa, on n’avait pas d’équipe [de la LNH] et nous étions des agents libres, ni plus ni moins. J’adorais Bobby Orr. J’aimais les Bruins des années 1970 que Cherry dirigeait, l’ardeur au jeu qu’ils déployaient. C’est un honneur d’être inclus avec ces trois noms-là», a-t-il noté.

Cassidy avait évidemment des pensées pour sa famille qui l’a toujours appuyé à travers les épreuves, comme son congédiement par les Capitals de Washington en 2004. Et il a mentionné l’impact que Brian Kilrea, le légendaire entraîneur des 67’s, a eu sur sa carrière de joueur d’abord.

«Il a été mon premier entraîneur alors que je commençais à croire que j’avais une chance de gagner ma vie à jouer au hockey. Nous n’étions que trois recrues quand je suis arrivé, avec notamment Gary Roberts, et il avait été très bon pour nous. Il m’a laissé utiliser mes forces, j’étais un défenseur à caractère offensif. Il m’a donné un partenaire pour s’occuper de moi, et il m’a donné plus de responsabilités [défensives] plus tard. Nous avons gagné une coupe Memorial ensemble, ce qui veut dire que son enseignement a fonctionné. J’ai adoré jouer pour Brian, j’adore encore lui parler, il est une légende à Ottawa, À 13 ans, j’allais voir jouer les 67’s avec Jimmy Fox, Bobby Smith et Steve Marengere, c’était mes idoles, puis j’ai joué pour cet entraîneur. Quand tu arrives, il te fait un peu peur, mais en partant, tu penses pouvoir lui parler de n’importe quoi. Il a fait du bon travail avec moi et je ne peux pas le remercier suffisamment», a-t-il souligné.