Cette saison, Thomas Chabot est le joueur de la Ligue nationale qui passe en moyenne le plus de temps sur la patinoire. Le défenseur des Sénateurs a été utilisé plus de 29 minutes par son entraîneur, mardi soir, face aux Capitals.

Carlson impressionné par Chabot

WASHINGTON — En route vers un probable premier trophée Norris, John Carlson domine les défenseurs de la LNH à tous les points de vue avec ses 13 buts et 52 points.

À la mi-saison, il y a cependant un domaine où le défenseur étoile des Capitals de Washington cède le haut du pavé et c’est au niveau du temps de glace.

Avec sa récente surutilisation en l’absence de vétérans blessés, Thomas Chabot s’est emparé de la tête dans la LNH pour ce qui est de la moyenne de temps passé sur la patinoire, soit 26:22 minutes par match avant que les Sénateurs ne rendent visite aux Capitals mardi.

Carlson, qui était huitième à ce chapitre (24:58 avant le match), en a pris bonne note et il a été impressionné par la récente série de quatre parties de suite avec plus de 30 minutes sur la glace du numéro 72 d’Ottawa, incluant son sommet de 37:50 minutes le 17 décembre à Tampa Bay.

« Je sais qu’il jouait beaucoup l’an dernier, il est un jeune gars avec des jambes fraîches. Il est un bon joueur, d’après ce que j’ai vu sur vidéo et en personne [en l’affrontant et au Match des étoiles l’an dernier à San Jose]. Il n’a pas l’air fatigué du tout. Jouer plus de 30 minutes, c’est peut-être un peu excessif, mais toutes les équipes sont différentes et ont des idées sur la meilleure façon pour elles de gagner. Dans certains cas, c’est nécessaire. Avec lui, il est un gros morceau de leur équipe, il en fait beaucoup pour eux et ça ne me surprend pas », a raconté le vétéran défenseur qui aura 30 ans vendredi.

Carlson n’a pas franchi la barre des 30 minutes de jeu une seule fois cette saison, son sommet de 28:06 ayant été établi il y a deux semaines contre Columbus. Son entraîneur Todd Rearden, lui-même un ancien arrière du temps où il jouait, cherche à préserver son énergie, en particulier pour diriger le jeu de puissance, où il est premier dans la LNH (4:08 minutes par match, alors que Chabot est huitième à 3:34).

« Ottawa est chanceux de l’avoir. Il [Chabot] a tout un futur devant lui alors qu’il continue à grandir et à s’améliorer chaque soir. Il est le fun à regarder aller, c’est certain. Il est très efficace. C’est tout un bloc sur lequel bâtir dans le cadre d’une reconstruction. Ils ont surpassé les attentes déjà cette saison comme équipe », a souligné Rearden, blaguant que pendant sa carrière, il avait peut-être joué 30 minutes, mais « lors de deux matches additionnés, ou peut-être dans les mineures ».

Toujours au sujet de Chabot, il a noté qu’il « fait ça sans même suer. J’ai été chanceux de voir Chris Pronger faire ça quand j’étais à Saint-Louis. Ce sont des joueurs différents de la façon dont ils jouent, mais lui aussi, son chandail était sec après un match de 30 minutes, alors que j’étais trempe en lavette après mes 10-12 minutes. Tout le monde est différent... Avec John, on gère ses minutes. C’est un gars qui ne rate presque pas de matches, il est très tenace. On se fie beaucoup à lui et ça l’a aidé à grandir comme joueur, mais on veut que nos autres joueurs aient du succès aussi. Ce sont des joueurs différents [Chabot et Carlson], ils ont des similarités, mais le coup de patin de Chabot est tellement fluide que ça lui permet de jouer beaucoup, alors que John doit travailler plus, avec un physique plus imposant et un coup de patin au-dessus de la moyenne », a ajouté Rearden, qui a joué 183 matches dans la LNH avec Edmonton, Saint-Louis et Phoenix.

Carlson dit qu’il le ressent quand il franchit le cap de la vingtaine de minutes. « Passer de 21-22 à 24-25 minutes, en fonction du match, parfois c’est plus difficile de jouer moins et plus facile de jouer plus. Mais quand on parle de ces chiffres [dans la trentaine], tu le sais que tu es sur la glace plus que tu es assis sur le banc et ce n’est pas facile à faire », note-t-il.

+

LES SÉNATEURS EN BREF

DeMelo avec Chabot

Comme ils l’espéraient, les Sénateurs ont vu le premier de leurs trois vétérans défenseurs blessés, Dylan DeMelo, revenir au jeu mardi soir contre les Capitals.

Pour lui faire de la place dans l’alignement, l’entraîneur-chef D.J. Smith a décidé de retrancher Cody Goloubef pour garder les deux jeunes récemment rappelés de Belleville, Andreas Englund et Christian Jaros, au sein de sa brigade défensive.

DeMelo a repris sa place à la droite de Thomas Chabot, ce qui a permis à Mark Borowiecki de retourner à gauche, son côté naturel.

«DeMelo est le partenaire de Chabot, mais quand tu joues 30 minutes par match, tu finis par jouer avec un peu tout le monde, a-t-il blagué avant le match. Avec le retour des blessés, son temps de glace devrait redescendre autour des 25 minutes vu qu’il n’aura plus besoin d’écouler les punitions, sauf si un défenseur est au cachot.»

Un 400e match pour Namestnikov

L’attaquant Vladislav Namestnikov a disputé le 400e match de sa carrière contre Alex Ovechkin et les Capitals mardi soir.

Il y a quelques années, ce cap était important pour un joueur puisque ça l’assurait de toucher une rente à sa retraite (il n’est plus nécessaire d’avoir joué autant de matches pour en avoir une selon les termes des récentes conventions collectives).

«C’est un gros chiffre qui indique que le temps passe vite. Tu ne réalises pas combien de parties tu as joué si on ne te le dit pas. C’est quelque chose de spécial», a raconté l’ancien du Lightning et des Rangers avant le match.

Joueur autonome potentiel l’été prochain, le Russe de 27 ans dit qu’il ne s’inquiète pas de ce qui pourrait se passer d’ici la date limite des transactions du 24 février.

Entre les lignes

Le Gatinois Jean-Gabriel Pageau tentait d’obtenir un premier point en carrière contre les Capitals, à son 17e match contre eux, mardi soir à Washington. Les Capitals sont la seule des 30 autres équipes de la LNH contre laquelle il n’a pas au moins deux points...

Anthony Duclair est revenu au jeu lui aussi après une absence d’un match pour soigner un pied endolori. Mikkel Boedker a été retranché pour lui faire de la place, allant rejoindre Scott Sabourin sur la galerie de la presse, alors que Drake Batherson a été envoyé dans la mêlée à nouveau, sur un trio avec Colin White et Nick Paul. «Il a été bon à son premier match, il a fait ce qu’on lui a demandé, soit de se replier et travailler fort, en plus d’amasser beaucoup de points. Il a l’air plus rapide. Il est gros et fort, il va être un bon joueur, c’est juste de savoir quand», a-t-il noté à son sujet.