Chelsea Carey se prépare maintenant en vue de son plus important test de la semaine à Ottawa alors qu'elle affrontera la vétérante Jennifer Jones.

Carey demeure parfaite

Il y a six ans, Chelsea Carey était connue notamment comme « Miss March 2011 » dans un calendrier annuel mettant en vedette les femmes du curling. Elle y avait posé en bikini.

Ces jours-ci, la skip originaire de Winnipeg fait parler d’elle pour son départ canon aux essais olympiques. Son quatuor complété par Cathy Overton-Clapham, Jocelyn Peterman et Laine Peters flirte avec le sommet du classement grâce à une fiche parfaite de 4-0. La quatrième victoire a été la plus facile du lot.

Un gain de 9-3 obtenu mardi matin contre Allison Flaxey, de Toronto, devant une poignée de spectateurs au centre Canadian Tire. « Nous ne nous attendions pas à une partie facile comme ça. Cette équipe-là joue habituellement mieux que ça. Mais disons qu’on ne va pas s’en plaindre. Nous avons eu quelques joutes très serrées et très stressantes lors des trois jours précédents », a souligné Carey.

L’équipe de la femme âgée de 33 ans est la seule à avoir vaincu la favorite locale Rachel Homan. Une victoire survenue samedi en lever de rideau du « Roar of the Rings ».

« Nous savions en nous pointant ici que l’attention des gens serait dirigée vers d’autres quatuors que le nôtre. Ça faisait notre affaire. »

Sauf que Carey n’a rien d’une débutante. Elle a gagné le Tournoi des Coeurs en 2016.

Puis elle provient d’une famille qui carbure au curling de haut niveau.

Son papa Dan a remporté le Brier en 1992 en tant que troisième au sein du quatuor de Vic Peters. « Je le suivais partout très tôt le matin les week-ends au club de curling. On pourrait dire que j’ai appris à glisser sur une glace avant même de marcher », a lancé en riant Chelsea Carey.

Cette dernière se réjouit de voir le paternel au Roar of the Rings. Il est l’entraîneur du quatuor de Reid Carruthers, qui était aussi en action mardi matin sur la glace voisine.

« Ça faisait bizarre de le voir diriger une autre équipe. Il a été longtemps mon entraîneur, a raconté Carey. Une fois mon match terminé, je voulais tellement lui donner une caresse, mais je ne pouvais pas. Son équipe n’avait pas terminé son match. »

Papa Carey, lui, n’a pu s’empêcher de parler de l’enfance de sa « Chelsea ». « Je me souviens quand j’ai gagné le Brier. Je la cherchais dans la foule quand j’ai réalisé qu’elle était en train de donner sa première entrevue à des journalistes... Elle n’avait que sept ans », a-t-il relaté en riant.

Chelsea Carey se prépare maintenant en vue de son plus important test de la semaine à Ottawa. Elle affrontera la vétérante Jennifer Jones, la seule autre skip invaincue du tournoi avec un dossier de 5-0.

Un match prévu mercredi sur le coup de 14 h. Un bras de fer opposant deux quatuors Made in Winnipeg.

« Si nous gagnons, c’est bien. Si nous perdons, c’est OK. Ça ne sera pas la fin du monde », a tenté de tempérer Carey.

Au troisième rang du classement général chez les femmes, on retrouve Homan, qui a gagné un quatrième match de suite mardi soir, défaisant à son tour Flaxey par le score de 5-3.

Chez les hommes, le double champion du monde Kevin Koe a gagné une cinquième fois en autant de sorties, infligeant un premier revers à Mike McEwen. Quant  à John Morris, d’Ottawa, il a gagné un premier match après avoir encaissé trois défaites. Ce dernier a battu Brendan Bottcher par le pointage de 7-6.