Karol-Ann Canuel connaissait un bon début de saison avant de se blesser.

Canuel se retrouve au repos forcé

Deux semaines plus tard, son moral se porte un peu mieux. Son corps aussi. Karol-Ann Canuel se remet d’une vilaine chute subie lors de la Trofeo Alfredo Binda.

La cycliste de Gatineau a subi une fracture à la clavicule gauche, ce qui a nécessité une opération en Italie. Les médecins ont dû lui insérer une plaque en métal.

« On me dit que ça va me prendre six semaines complètes pour guérir l’os », a relaté Canuel, lundi, lorsque jointe chez elle.

La double championne du monde au contre-la-montre par équipe devait enfourcher un vélo stationnaire plus tard durant cette journée. « Mais je ne peux pas mettre de poids contre mon bras », a-t-elle souligné.

L’athlète qui fêtera ses 31 ans dans neuf jours s’est blessé dans la dernière descente de la course italienne. Son pneu a perdu de l’adhérence en empruntant un virage serré.

« Je te dirais que c’est de ma faute. Je suis la seule qui est tombée. Je me pensais en contrôle, mais j’ai juste glissé et j’ai fini à terre en cognant la tête contre la barrière. »

Sur le coup, Canuel craignait une commotion cérébrale. Elle avait aussi de la misère à respirer.

« C’est juste une fois dans l’ambulance que je me suis rendu compte qu’il y avait peut-être quelque chose avec la clavicule », a-t-elle expliqué.

La blessure est survenue au moment où la cycliste originaire de l’Abitibi connaissait un bon début de saison. Elle avait notamment terminé troisième à sa première sortie du printemps. Il s’agissait de la première des quatre étapes de la Setmana Ciclista Valenciana, en Espagne.

« Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi bien. J’étais en forme. J’étais en contrôle », a avoué Canuel.

Cette dernière devra faire l’impasse sur les courses dans les Ardennes plus tard en avril. On devait la voir au départ notamment de La Flèche Wallonne et du Liège-Bastogne-Liège.

« Ça faisait partie de mes objectifs ce printemps. Mais je suis en paix avec ça. Ça fait partie de la job ce qui s’est produit. »

Canuel en sait quelque chose. Elle s’est fracturé deux côtes en mars 2013 au Tour des Flandres, en Belgique, ce qui lui a coûté tout le mois d’avril. Puis l’année suivante, elle avait subi une fracture à une vertèbre du cou lors de la Philly Cycling Classic. Quelques mois plus tard aux championnats du monde, elle s’était cassé le pelvis.

Chaque fois, la cycliste de l’équipe professionnelle néerlandaise Boels-Dolmans est revenue plus forte, connaissant de bons moments en course.

« C’est poche de manquer ça, a-t-elle dit des courses dans les Ardennes. Je voudrais être là. Mais je préfère regarder les points positifs. Ça fait longtemps que je n’ai pas passé un mois d’avril ici. »

Puis cette blessure ne compromet pas sa saison. Son calendrier comprend notamment le Giro d’Italie en juillet et les championnats du monde à la fin de l’été.

Puis le Grand Prix cycliste de Gatineau dans tout ça ? Il aura lieu tôt en juin.

Canuel ne promet rien.

« Ça va dépendre de mon horaire », a-t-elle dit, elle dont le retour à la compétition pourrait survenir quelques semaines auparavant au Tour de la Californie en mai.