Karol-Ann Canuel ne s’attendait pas à finir sur le podium au Tour de Californie. Elle a finalement pris le 66e rang. Mais l’expérience l’a aidée à trouver ses repères après une pause forcée.

Canuel roule à nouveau

Karol-Ann Canuel a pu enfin renouer avec la compétition, sept semaines après s’être fracturé la clavicule en Italie.

La cycliste de Gatineau a terminé 66e samedi au classement général du Tour de Californie. Il s’agissait de sa première compétition depuis cette vilaine chute à la Trofeo Alfredo Binda qui a stoppé un début de saison fructueux de sa part.

« Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mais j’ai vu une progression lors des trois jours. Ce fut vraiment un bon entraînement. J’avais besoin de casser la glace, de retourner en course. »

Canuel, qui a fêté ses 31 ans le mois passé, était nerveuse en se pointant sur la côte du Pacifique. Voire même craintive.

« Surtout chaque fois que je prenais un virage », a-t-elle avoué.

Cette dernière s’était blessée en chutant dans une courbe en Italie. « J’ai encore de la misère à comprendre comment je suis tombée... Ça va finir par passer », a-t-elle dit.

Canuel se doutait bien que le podium serait hors de portée pour elle en Californie. Elle avait plutôt l’impression de se retrouver à l’école ces derniers jours.

« Je compare ça à faire un examen sans avoir étudié auparavant. Je suis arrivée là-bas en n’étant pas trop en forme. Mais j’avais besoin de courses pour me remettre dedans », a-t-elle expliqué au bout du fil.

Absente à Gatineau

La double championne du monde au contre-la-montre par équipe se trouvait déjà ailleurs aux États-Unis au moment de l’entrevue. Elle passera les trois prochaines semaines à Park City, non loin de Salt Lake City.

« Pour un camp d’entraînement en altitude avec deux autres coéquipières », a-t-elle précisé.

La Néerlandaise Anna Van Der Breggen et l’Américaine Katie Hall, tous deux également de l’équipe Boels-Dolmans, ont terminé respectivement première et deuxième au classement général du Tour de Californie. En compagnie de Canuel, elles participeront à une course par étape en Grande-Bretagne, l’OVO Energy Women’s Tour, du 10 au 15 juin.

Ce qui signifie que la cycliste outaouaise ratera l’épreuve sur route et le contre-la-montre du Grand Prix cycliste de Gatineau prévus les 6 et 7 juin.

« Ce fut une dure décision », a assuré Karol-Ann Canuel, qui est montée sur le podium à quelques reprises dans sa région d’adoption.

« Mais en même temps, je n’ai pas mon vélo pour le contre-la-montre avec moi. Il est en Europe. J’aurais juste pu participer à la course sur route. Je crois que c’est mieux pour moi de faire six jours de courses (en Grande-Bretagne) au lieu d’une seule journée (à Gatineau). »

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LEPAGE N'A PAS PU RÉPÉTER SON EXPLOIT CHINOIS

Sa plus récente sortie en Coupe du monde aura été tout sauf mémorable. Une semaine après avoir gagné une première médaille en carrière sur ce circuit, Alexis Lepage n’a pu rallier le fil d’arrivée, samedi, en Italie.

Le triathlonien natif de Gatineau a abandonné à mi-chemin de la portion en vélo sur route de l’épreuve de Cagliari. Il était alors parmi les derniers.

« Ça n’allait pas bien. J’étais très loin et ça ne valait plus la peine de mettre le couteau entre les dents », a-t-il expliqué, lundi, au lendemain de son retour au Québec.

Lepage, 25 ans, avait terminé troisième à l’étape de Chengdu, le 12 mai. Une semaine auparavant, il était à Madrid, en Espagne.

Tout ce va-et-vient a fini par le rattraper en sol italien.

« J’étais relativement fatigué avant la course. Je n’étais pas nécessairement malade, mais j’avais quelques symptômes, dont un mal de tête et d’autres trucs moins plaisants... Je n’avais pas bien dormi non plus. »

Lepage a su rapidement dans l’eau que sa journée serait pénible.

« C’était un départ plongé en natation. J’ai perdu tout de suite mes lunettes. Plus loin, un des autres gars a ouvert ma combinaison isothermique. J’ai fini par sortir de l’eau très loin. »

Lepage était heureux de revenir à la maison et mettre l’accent sur l’entraînement. Sa prochaine épreuve de la Coupe du monde n’aura lieu que le 9 juin à Huatulco, au Mexique.