Canadien

Pacioretty si «préoccupé» qu'il a failli oublier le tournoi du capitaine

SAINTE-JULIE — Le moins qu’on puisse dire, c’est que Max Pacioretty a connu un été mouvementé.

Pacioretty, qui est toujours sans contrat à l’issue de la prochaine saison, a reconnu mardi qu’il est «préoccupé» par son avenir, à tel point d’ailleurs qu’il a failli oublier de rappeler les organisateurs du traditionnel tournoi de golf du capitaine du Canadien de Montréal pour confirmer sa tenue.

«Je ne me rappelle plus à quel moment j’ai pris la décision d’organiser le tournoi, mais les organisateurs m’ont appelé pour me dire que c’était la dernière journée pour envoyer les invitations - pour des motifs d’ententes avec nos commanditaires, entre autres», a-t-il d’abord évoqué au club de golf de la Vallée-du-Richelieu.

«Honnêtement, j’étais si préoccupé que j’avais complètement oublié de les rappeler (les organisateurs) à ce moment-là, a-t-il admis. C’est d’ailleurs eux qui m’ont rappelé, et après avoir discuté avec des gens de mon entourage, nous avons décidé qu’il était mieux de l’organiser. Après tout, c’est l’une des obligations qui viennent avec le fait d’être le capitaine du Canadien.»

L’attaquant âgé de 29 ans a profité de l’occasion pour remettre quelques pendules à l’heure, notamment au sujet de la possibilité que la direction du Canadien ne participe pas à l’événement.

«Je ne veux pas dire que le tournoi a été organisé au dernier instant, mais nous voulions attendre jusqu’à la dernière minute au cas où quelque chose se produirait», a confié le no 67, énigmatique.

Mais finalement, rien ne s’est produit. Et le propriétaire de l’équipe, Geoff Molson, a rencontré les membres des médias en compagnie de son directeur général Marc Bergevin. Ils ont toutefois été très peu loquaces, refusant d’ailleurs d’aborder directement l’état de la relation entre le club et son capitaine.

«Il n’y a aucun problème. C’est une perception (des gens). Max se rapportera au camp comme tous les joueurs, et nous sommes heureux qu’il le fasse», a déclaré Molson.

Le malaise était cependant bien visible, surtout lorsque Bergevin a été interrogé à savoir s’il avait rencontré, ou du moins discuté, avec Pacioretty cet été. Après tout, de nombreuses tempêtes ont secoué l’Américain au fil des derniers mois. Pacioretty a notamment fait l’objet de rumeurs de transaction pendant la séance de repêchage de la LNH en juin, avant de changer d’agent et de se retrouver bien malgré lui mêlé à toute une controverse entourant l’hypothétique absence de l’état-major du Tricolore du tournoi de golf du capitaine.

«Je l’ai vu tantôt. Mais vous savez, l’été, les joueurs partent un peu partout, alors je n’ai pas parlé à personne en particulier, non», a reconnu Bergevin.

Dans les circonstances, Pacioretty, qui a de nouveau réitéré son attachement envers Montréal mardi, semble plutôt résigné.

«C’est la vie. Rien n’est jamais parfait; il y a toujours des obstacles sur la route. Je n’ai aucun contrôle là-dessus (les négociations), mais vous savez tous que je vis ici 12 mois par année, a-t-il rappelé. Mes enfants entrent à l’école demain [mercredi], et nous en sommes très excités. De plus, je ne suis pas le seul dans cette ligue à me retrouver dans une telle situation; des tas de gars se retrouvent confrontés à ça.

«En fin de compte, je me contente de vivre ma vie et de prendre une journée à la fois», a-t-il conclu.

Drouin est déjà passé par là

Plusieurs membres de l’organisation ont participé au tournoi de golf du capitaine du Canadien. Parmi eux se trouvait l’attaquant Jonathan Drouin, qui est passé par une situation semblable à celle que vit présentement Pacioretty. Après être demeurés à l’écart du Lightning de Tampa Bay pour divers motifs au début de l’année 2016, l’équipe et lui ont mis leurs différends de côté.

Sans détour, le Québécois a reconnu que Pacioretty ne semblait pas être dans son assiette ces derniers mois. Drouin parle en connaissance de cause, puisqu’il s’est entraîné et a patiné pendant une bonne partie de l’été avec lui.

«Oui, c’est sûr qu’on a remarqué que ça le tracassait. Comme ça m’a tracassé il y a de ça deux ans quand j’ai décidé de faire ma petite grève, a rappelé Drouin. C’est le genre de situation que tu vis avec ta famille et ton agent. Et si quelque chose arrive, alors ça arrive. Ce n’est pas toi qui contrôle la situation.»

En fin de compte, le Québécois a enchaîné avec sa meilleure campagne dans la LNH la saison suivante, avec 21 buts et 32 mentions d’assistance en 73 matchs.

Le principal intéressé s’est d’ailleurs souvenu de ne pas avoir ressenti de malaise à son retour dans le vestiaire de l’équipe floridienne, après sa grève. Et il a attribué une partie de ses succès subséquents à une initiative des dirigeants de l’équipe.

«Oui, absolument, a-t-il relaté. Je me rappelle d’avoir eu une grosse rencontre avec [l’entraîneur-chef] Jon Cooper et [le directeur général] Steve Yzerman. Quand je suis revenu, nous nous sommes mis les pieds sur une bonne base et tout s’est bien déroulé. Jusqu’à ce que je sois échangé.»

Canadien

Domi a confiance en ses nouveaux coéquipiers

TORONTO — Le Canadien de Montréal a marqué le troisième plus faible total de buts dans la Ligue nationale en 2017-2018 et terminé au 28e rang du classement général.

Mais Maxi Domi, acquis des Coyotes le 15 juin dernier en retour d’Alex Galchenyuk, espère que la formation de la prochaine campagne pourra trouver le fond du filet avec plus de régularité, surtout s’il peut lui-même rebondir.

«Je crois que le groupe en général devra être meilleur et hausser son jeu d’un cran, a-t-il dit au cours d’un entretien téléphonique. Ce sera difficile. Mais il n’y a aucun doute dans mon esprit que nous puissions le faire. Quand vous comptez sur le gardien Carey Price, sur des gars comme Shea Weber, [Max] Pacioretty, [Brendan] Gallagher, Jonathan Drouin — la liste des joueurs exceptionnels est longue — vous avez les éléments nécessaires pour gagner. Il suffit de faire fonctionner tous ces éléments ensemble. Je suis excité à l’idée de me joindre à ce groupe, peu importe le rôle qu’on me demandera de jouer.»

À part l’acquisition de Domi, qui a signé un contrat de deux ans d’une valeur de 6,3 millions $US peu de temps après la transaction qui l’a amené à Montréal, le Tricolore a été plutôt tranquille cet été.

L’équipe a ramené le vétéran centre de 35 ans Tomas Plekanec, fait signer de nouveaux contrats à Phillip Danault et Joel Armia — acquis en plus de deux choix au repêchage pour avoir accepté le contrat du gardien Steve Mason —, en plus de sélectionner le centre finlandais Jesperi Kotkaniemi avec le troisième choix au total.

Au final, la transaction pour Domi a été jusqu’à maintenant le seul geste d’éclat de l’organisation cet été. En retour, l’état major du Tricolore compte beaucoup sur sa nouvelle acquisition pour régler une partie des problèmes de l’équipe à l’attaque.

Le fabricant de jeu a connu une excellente entrée en matière dans la LNH, récoltant 52 points, dont 18 buts, à sa première campagne. Il s’est par contre fracturé un os de la main pendant une bagarre à sa deuxième saison et a terminé la campagne avec seulement 9 buts et 48 points en 59 matchs.

Domi vient de connaître une deuxième saison décevante consécutive avec neuf buts — dont quatre dans des filets déserts — et 45 points. Il ne croit pas avoir à changer son style de jeu pour marquer davantage et assure qu’il n’est pas guidé par la quête d’objectifs personnels.

«Je pense que nous avons tous le même objectif : gagner des matchs de hockey. Le reste se fait tout seul. Ce n’est pas facile dans la LNH, la ligue la plus compétitive au monde. Nous allons devoir faire ça en groupe. C’est un défi que nous avons hâte de relever.»

Clin d’œil à son idole

Tie, son père, a longtemps été le redresseur de torts des Maple Leafs. Mais Max Domi ne croit pas que celui-ci aura du mal à changer d’allégeance.

«Sûrement pas. Il sera derrière moi, peu importe le chandail que je porterai. Je ne pense pas que les endroits où il a joué aient une influence.

«Ce sera différent pour lui de voir un chandail du Canadien de Montréal avec son nom derrière, a ajouté le patineur de 23 ans. Mais je pense qu’il en est aussi fier.»

Domi n’a tout de même pas renié Toronto pour autant : avec le Tricolore, il portera le numéro 13, un clin d’oeil à son idole de jeunesse, l’ancien joueur de centre des Maple Leafs, Mats Sundin.

Canadien

Danault soulagé d'avoir évité l'arbitrage

MONTRÉAL — Phillip Danault est très heureux de se retrouver à Montréal pour les trois prochaines saisons. Mais il est surtout très heureux d’avoir pu éviter l’arbitrage.

«Oui, honnêtement, j’ai tellement entendu d’histoires d’horreur avec l’arbitrage, a-t-il dit en téléconférence. Je crois que la plupart des joueurs et des organisations souhaitent éviter cela. Ils m’ont offert trois ans, alors j’étais super heureux. J’adore Montréal et j’ai toujours voulu y jouer. C’était une belle occasion pour moi de jouer les trois prochaines années ici.»

Danault a paraphé dimanche un contrat assorti d’un salaire de 9,25 millions $US, soit 3,083 millions $ par saison. Sans vouloir entrer dans les détails, Danault a affirmé qu’une association plus longue, de quatre, cinq, voire six années, n’a pas été évoquée.

«Ça a été une très bonne négociation. Mon agent [Stéphane Fiset] et Marc [Bergevin] ont fait du beau boulot. Je suis très heureux de demeurer à Montréal. [...] J’adore l’équipe et je crois en elle.»

Le centre de 25 ans s’est avéré une des belles trouvailles de Bergevin au cours des dernières années. Acquis en en 2016 en retour de Tomas Fleischmann et Dale Weise, Danault s’est petit à petit façonné une place au sein de la formation du Tricolore. En 155 rencontres avec le Canadien, le premier choix des Hawks, 26e au total en 2011, a inscrit 24 buts en plus d’ajouter 46 aides.

Prêt pour tous les rôles

Tantôt au sein de la principale unité en attaque, d’autres fois au sein du troisième trio, Danault a plus souvent qu’autrement tiré son épingle du jeu depuis qu’il s’est joint au CH. Malgré tout, on n’a pas discuté avec lui du rôle qu’on souhaiterait le voir jouer au cours des trois prochaines campagnes.

«On ne m’a rien dit à ce sujet. Mais au cours des deux dernières années non plus, on ne m’avait rien dit, et j’ai su tracer ma propre voie, a-t-il souligné. Je suis un joueur polyvalent. C’est ma force, ma qualité et je vais continuer de faire la même chose, mais encore mieux. Que ce soit au sein du premier, deuxième ou troisième trio, je serai prêt.»

Une chose est certaine : il ne compte pas s’asseoir sur ses lauriers après avoir signé ce contrat. «Mon jeu dans les deux sens de la patinoire est bien en ce moment, mais je veux être meilleur autant offensivement que défensivement. [...] Je n’ai pas touché à l’avantage numérique à Montréal, mais c’est quelque chose que je souhaiterais faire éventuellement, c’est certain.»

Ennuyé par une blessure l’an dernier, Danault n’a participé qu’à 52 rencontres, au cours desquelles il a récolté 25 points, dont 8 buts, après avoir connu sa meilleure campagne un an plus tôt, avec 13 buts, 27 aides et 40 points en 82 matchs.

«Je suis rétabli à 100 %, a-t-il indiqué. Je m’entraîne beaucoup ces temps-ci et je me sens vraiment bien, sinon mieux sur la glace. Je suis passé à autre chose.»

Danault, qui se mariera au cours du week-end, aborde d’ailleurs ce nouveau pacte avec beaucoup d’optimisme malgré les insuccès qu’a connus l’équipe la saison dernière.

«Je suis certain que nous serons plus compétitifs dès l’an prochain. Avec l’année que nous venons de connaître, je suis certain que tout le monde va répondre à l’appel et arriver prêt au camp. Nous aurons le couteau entre les dents.»

Évidemment, difficile de ne pas aborder le dossier du capitaine Max Pacioretty avec Danault. Les deux hommes ont développé une belle chimie sur la patinoire au cours des dernières saisons et la situation contractuelle du capitaine du Canadien alimente grandement les discussions.

«C’est assurément difficile pour Max et sa famille actuellement. C’est difficile de juger : nous ne sommes pas dans ses souliers non plus, on ne sait pas de quelle façon il gère la situation. Tout ce qu’on espère, c’est que Max soit de retour au camp et qu’il soit en paix avec le fait de se retrouver avec nous à Montréal.»

Canadien

Danault s'entend pour trois ans avec le CH

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal s’est entendu sur les modalités d’un contrat de trois ans avec son joueur de centre Phillip Danault, dimanche.

L’équipe a confirmé l’entente par voie de communiqué et l’attaquant de 25 ans empochera 3,083 millions $US par saison.

Danault n’a disputé que 52 matchs avec le Canadien la saison dernière, amassant huit buts et 17 mentions d’assistance. 

Il a raté plusieurs semaines d’activités en raison d’une blessure subie contre les Bruins de Boston, le 13 janvier, lorsqu’il a reçu un lancer frappé du défenseur Zdeno Chara à la tête.

Le joueur de centre originaire de Victoriaville a été acquis dans une transaction avec les Blackhawks de Chicago, en février 2016. Il a pris part à 155 matchs dans l’uniforme du Canadien, récoltant 24 buts et 46 aides et montrant un différentiel de plus-3. Danault a connu la meilleure saison de sa carrière en 2016-17, quand il a inscrit 13 buts et 40 points en 82 parties.

Danault a été sélectionné au premier tour (26e au total) par les Blackhawks lors du repêchage de 2011.