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Jordan Weal signe un contrat de deux ans avec le Canadien

MONTRÉAL — Après Nate Thompson la veille, le Canadien de Montréal s'est assuré les services du joueur de centre Jordan Weal. Le directeur général Marc Bergevin lui a consenti une entente à un volet de deux saisons d'une valeur annuelle moyenne de 1,4 millions $.

Acquis fin février des Coyotes de l'Arizona en retour de Michael Chaput, Weal a pris part à 63 rencontres avec le Canadien, les Flyers de Philadelphie et les Coyotes de l'Arizona pendant la saison 2018-2019. Il a égalé un sommet personnel en carrière avec un total de huit buts, dont deux en avantage numérique, et 13 aides pour 21 points.

L'attaquant de cinq pieds 10 et 179 livres a amassé 10 points (4 buts, 6 aides) en 16 matchs avec le Canadien. Il a également maintenu un taux de succès de 55,1 % au cercle des mises en jeu à Montréal, jouant en moyenne 15:35 par match.

En 169 rencontres en carrière en saison régulière dans la LNH, Weal a récolté 54 points (24 buts, 30 passes).

Weal a été un choix de troisième tour des Kings de Los Angeles (70e choix au total) lors du repêchage de la LNH en 2010.

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Match présaison: le CH ne boude pas le Centre Vidéotron

Le Canadien ne jouera pas de match présaison à Québec en septembre pour la première fois en 11 ans, excluant le lock-out de 2012. Représailles dans la bataille du câble entre Bell, actionnaire du CH, et Québecor, gestionnaire du Centre Vidéotron? Pas du tout!

«Ça n’a rien à voir avec le litige», assure le directeur principal aux communications chez le Canadien de Montréal, Dominick Saillant. C’est la participation au match Kraft Hockeyville à Renous, au Nouveau-Brunswick, le 19 septembre, qui chamboule le calendrier habituel. Ils y affronteront les Panthers de la Floride.

Les deux géants des télécommunications se livrent une lutte féroce depuis le 10 avril. Québecor avait alors coupé le signal de TVA Sports, et des séries de la LNH en français, aux abonnés de Bell pour se plaindre des redevances jugées insuffisantes versées par son compétiteur. Malgré tout, l’absence de match de la Flanelle dans la capitale en 2019 ne s’avère pourtant qu’une fâcheuse coïncidence.

«On sait depuis le 16 mars que deux des quatre villes finalistes sont dans l’Est, avec Renous et Saint-Polycarpe, au Québec. Ça fait donc un mois qu’il y a des discussions de planification entre l’équipe et la ligue. C’est la première fois depuis 2008 que le Canadien participe au match Hockeyville», explique Saillant.

Calendrier très chargé

À cette invitation de la LNH s’ajoute un calendrier présaison très chargé, l’automne prochain. Le Tricolore disputera sept rencontres préparatoires en 13 jours. Quatre se joueront au Centre Bell, obligation envers les abonnés de saison, deux auront lieu à Ottawa et à Toronto, dans des aller-retour, et l’autre se tiendra au cœur du Nouveau-Brunswick.

Chez Québecor, on n’envisage pas non plus d’accueillir un match présaison d’une autre formation de la LNH au Centre Vidéotron, cet automne. «Je serais très surpris. Je ne veux pas créer de faux espoirs chez les amateurs pour une autre équipe de la LNH», indique de son côté le directeur communication et marketing chez Québecor sports et divertissement, David Messier.

«On a un calendrier assez rempli. Ç’aurait déjà été difficile de trouver une date [pour le Canadien]. On a plusieurs dates confirmées ou en attente pour des événements potentiels à cette période-là. L’an passé, le match était le 20 septembre et cette année, c’est un des trois spectacles de Céline Dion. Il y a aussi la saison des Remparts qui est commencée», fait valoir Messier.

Rappelons qu’un match du Canadien au Centre Vidéotron n’est pas organisé par Québecor, mais plutôt par Evenko, branche spectacle du Groupe CH qui loue l’amphithéâtre à Québecor.

Les foules en baisse au fil des ans pourraient aussi constituer un facteur pour l’organisation montréalaise de délaisser Québec. Encore une fois, il n’en est rien, assure Saillant. «On a toujours eu de bonnes foules. Je n’ai pas les chiffres exacts, mais une bonne moyenne entre 12 000 et 15 000. On a toujours reçu un accueil extraordinaire à Québec.»

L’an prochain?

Qu’en est-il pour l’an prochain? «Je n’ai pas de réponse pour 2020, notre calendrier n’est pas fait autant d’avance. Mais je vous assure qu’on aime aller à Québec», conclut le porte-parole du CH, lui-même un produit de la capitale.

Le Canadien s’est arrêté à Québec à 11 reprises en présaison et chaque année depuis 2009, sauf lors du lock-out qui prévalait dans la LNH en 2012.

Le Tricolore avait même livré deux matchs préparatoires au Centre Vidéotron la même année, les 18 et 27 septembre 2017, contre Boston et Toronto, parties qui avaient attiré 9248 et 14 452 spectateurs. L’an dernier, face aux champions de la Coupe Stanley, le match Montréal-Washington avait réuni 11 296 amateurs au Centre Vidéotron.

Le Canadien participera au match du concours Hockeyville pour la troisième fois de son histoire, après ses visites remarquées à Truro (N.-É., 2006) et à Roberval (2008).

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Jonathan Drouin «pas fier» de sa fin de saison

Malgré une fin de saison difficile, Jonathan Drouin ne se voit pas porter un autre chandail de hockey.

Le natif de Sainte-Agathe-des-Monts est toujours heureux avec le Canadien de Montréal, même s’il a été la cible de nombreuses critiques dans le dernier droit de la saison.

«Je ne me vois pas changer d’adresse, a dit Drouin, mardi, lors du bilan de l’équipe. J’ai du plaisir à jouer ici. Nous avons un bon groupe de gars, pas juste comme joueurs, mais aussi comme personnes. C’est agréable de venir à l’aréna et de les côtoyer. Je ne me vois pas dans un autre chandail en ce moment.»

Drouin, qui est âgé de 24 ans, a récolté 46 points à ses 55 premiers matchs, avant de finalement noircir la feuille de pointage seulement trois fois à ses 26 dernières parties, ajoutant sept points à sa fiche. Il n’était pas blessé, il croit avoir joué avec la même intensité et s’expliquait donc mal cette chute en terme de productivité. Son temps de jeu a été réduit, baissant à 9:57, le 24 mars, dans un match crucial face aux Hurricanes de la Caroline.

«J’ai parlé avec Claude [Julien]. Si j’avais bien joué, je n’aurais pas vu mon temps de jeu passer à 12 minutes, a affirmé Drouin, qui a admis avoir été frustré par sa fin de saison. Je suis capable de le comprendre. Ç’aurait peut-être été différent quand j’avais 19 ou 20 ans.

«Je l’ai pris avec maturité. Nous étions dans une position où il était important de pousser pour les séries. J’ai aimé la façon dont j’ai pris le rôle qui m’a été donné. Je voulais aider l’équipe de n’importe quelle façon.»

Record personnel

Malgré sa fin de saison décevante, Drouin a néanmoins égalé un sommet personnel avec une récolte de 53 points. Il ne voudra donc pas oublié le positif de cette campagne pendant sa préparation estivale.

«Vous ne pouvez pas juste regarder le positif et vous imaginer que tout est beau, a dit Drouin. Et les moments négatifs, je suis capable de les regarder comme un homme. Je dois apprendre et m’améliorer pour ne pas que ça se reproduise.»

Drouin a dit s’être tourné vers les vétérans lors de ces moments difficiles pendant ses trois campagnes avec le Lightning. Il a aussi cherché à aider les jeunes du Tricolore cette saison. Mardi, il avait l’appui de ses coéquipiers, qui souhaitent tous l’aider à afficher une plus grande constance tout au long de la saison.

«Il doit continuer à croire en lui, a affirmé le gardien Carey Price. Tout le monde connaît des moments plus difficiles. Il a quand même compilé de bonnes statistiques. Il doit continuer à offrir un effort constant.»

Par rapport à la constance, Drouin semblait à court de solutions.

«J’aimerais avoir la réponse. Tout allait bien lors des 60 premiers matchs, je ne pensais pas me diriger vers ça, puis ça m’a frappé, a dit Drouin. Ça fait partie de la vie. Je ne suis pas fier de la façon dont j’ai fini ma saison, mais je dois l’accepter.

«Je suis un joueur offensif. C’est pour ça que quand je ne produis pas, les médias et les partisans sont sur mon cas. J’ai un contrat et je dois produire. Je m’attends à ça et mes coéquipiers s’attendent à ça. Ça revient à la constance pendant 82 matchs. Je dois trouver une façon d’y arriver et je travaille pour ça.»

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Bergevin confiant pour l'avenir

Malgré l’amère déception de ne pas participer aux séries, le leitmotiv de Marc Bergevin lors de son bilan était «ce n’est que le début».

Après une campagne désastreuse en 2017-18, le Canadien a récolté 25 points de plus cet hiver pour rater de peu une participation au tournoi printanier. Les points d’interrogation étaient nombreux lors du bilan du directeur général l’an dernier. Cette fois, au moins l’avenir est prometteur même si l’objectif principal d’une participation aux séries n’a pas été atteint.

«Avec le bagage de ce que nous avons vécu, nous avons déjà une meilleure équipe», a dit Bergevin.

«Nous avions un excellent environnement de travail cette saison et c’est quelque chose d’extrêmement important, a-t-il ajouté. Je sais que les matchs se gagnent sur la patinoire, mais la préparation est importante. Quand tout le monde est sur la même longueur d’onde et que personne n’essaie de faire les choses lui-même, ça fait une énorme différence. Nous avons raté les séries (...), nous ne sommes pas contents. Mais nous savons que nous allons dans la bonne direction. Mon message pour les joueurs était que ce n’est que le début et je sais qu’ils croient la même chose.»

Le Canadien a déjoué les pronostics, accumulant 96 points cette saison grâce à un dossier de 44-30-8. Il a ainsi égalé un record du circuit pour le plus grand nombre de points récoltés sans participer aux séries. Le Tricolore a finalement été éliminé vendredi dernier, à la suite d’une victoire en fusillade de 3-2 des Blue Jackets de Columbus face aux Rangers de New York.