Canadien

Blessé, Schlemko pourrait rater six semaines

BROSSARD — C’est à croire que la guigne s’acharne sur le défenseur David Schlemko depuis son arrivée avec le Canadien de Montréal.

Alors qu’il connaissait de bons moments depuis l’ouverture du camp d’entraînement, Schlemko a été victime d’une blessure à un genou qui pourrait le tenir à l’écart du jeu pendant six semaines, a annoncé l’entraîneur-chef Claude Julien, vendredi midi.

Lors de son point de presse à Brossard, Julien a indiqué que la blessure est survenue pendant le match de mercredi contre les Maple Leafs de Toronto, sans toutefois en préciser les circonstances ni quel genou avait été touché. Ce n’est qu’après la rencontre que Schlemko en aurait vraiment ressenti les conséquences, a ajouté Julien.

Schlemko a d’ailleurs joué pendant tout le match face aux Maple Leafs et a même inscrit son seul but du camp d’entraînement, lors d’un avantage numérique en troisième période.

À la veille de sa dernière sortie du calendrier préparatoire, samedi, à Ottawa, le Canadien compte huit défenseurs en santé. La liste inclut Xavier Ouellet et Simon Després, qui ont patiné ensemble vendredi à Brossard et qui devraient affronter les Sénateurs.

«Nous allons devoir nous ajuster. C’est la raison pour laquelle nous ne voulons jamais porter de jugements hâtifs et annoncer que tel joueur demeure ici et qu’un autre ne reste pas avec nous. Il nous reste encore un match préparatoire à jouer et qui sait ce qui peut arriver. Il n’y aura aucun changement jusqu’après le match de demain [samedi]», a déclaré Julien, qui n’a pas dévoilé sa formation en vue de l’affrontement contre les Sénateurs.

L’année dernière, Schlemko avait subi une blessure à l’arrière de la main droite dès les premiers moments du camp du Tricolore et avait dû patienter jusqu’au 29 novembre avant de jouer son premier match avec le Canadien. Une blessure au haut du corps l’a également tenu à l’écart du jeu en mars. Il n’a finalement joué que dans 37 parties, et inscrit cinq points, dont un but.

Mete et Juulsen séparés

L’absence de Schlemko, qui avait joué avec Jordie Benn mercredi contre les Maple Leafs, a évidemment mené à des modifications dans la composition des duos défensifs.

Au-delà de Benn, qui s’est entraîné auprès de Karl Alzner, Victor Mete a été séparé de Noah Juulsen et a été muté aux côtés de Jeff Petry. Juulsen s’est retrouvé à droite de Mike Reilly.

«On change les paires pour le simple fait de les changer. Parfois lors de matchs, tu changes des joueurs ici et là. Une fois que nous aurons notre équipe, nous allons sûrement passer plus de temps à jumeler les joueurs. Et de temps en temps, on va tenir compte des équipes que nous allons affronter», a expliqué Julien.

En Mete, Petry retrouvera un défenseur au style assez semblable au sien.

«Nous sommes deux joueurs dont le point fort est le coup de patin et qui aiment appuyer l’offensive. Ce qui importe, c’est de bien anticiper les gestes de l’autre, de nous assurer que nous ne sommes pas tous les deux à l’attaque et de bien communiquer», a déclaré Petry.

Contre les Maple Leafs mercredi soir, Petry a connu une soirée difficile. Deux mauvais jeux de sa part en début de troisième période, avec un score de 2-2 et alors que le Canadien jouait avec l’avantage d’un homme, ont mené à autant de buts de l’adversaire. Le Canadien s’est éventuellement incliné 5-3.

En trois matchs depuis le début du camp, Petry n’a obtenu qu’une mention d’aide et affiche un ratio défensif de - 5, le pire chez le Canadien à égalité avec Jonathan Drouin.

«Il y a certainement place à de l’amélioration dans mon jeu, a reconnu l’Américain de 30 ans. Il y a encore un peu de travail à faire et il me reste le dernier match préparatoire pour enlever la rouille et commencer à me sentir à l’aise en vue du début de la saison.»

Canadien

Le Tricolore s'incline 5-3 face aux Leafs

MONTRÉAL — Après avoir dominé l’équipe C des Maple Leafs en début de semaine, le Canadien a tenu tête aux meilleurs éléments de Toronto mercredi au Centre Bell, mais il a tout de même subi un revers de 5-3.

Le match s’est joué dans les 36 premières secondes du troisième vingt alors que Mitch Marner et Kasperi Kapanen ont marqué en l’espace de 20 secondes... en désavantage numérique. Chaque fois, ils ont bénéficié de bourdes de Jeff Petry, la première derrière son filet et la seconde, à la ligne bleue adverse.

David Schlemko a bien réussi à réduire l’écart à un seul but 40 secondes plus tard lors de la même punition, mais le Canadien n’est pas parvenu à ajouter un quatrième but contre Frederik Andersen, qui a fait face à 36 rondelles. C’est plutôt Patrick Marleau qui a trouvé le fond du filet avec un peu moins de six minutes à jouer au temps réglementaire avec la complicité de Marner, dont c’était la troisième aide du match.

Nazem Kadri et Auston Matthews, tous deux lors de supériorités numériques, ont également déjoué la vigilance de Carey Price, qui a réalisé 20 arrêts. «À cinq contre cinq, je crois qu’on était la meilleure équipe», a estimé Claude Julien.

«On dirait que l’avantage numérique est la seule chose qui fonctionnait ce soir», a reconnu Matthews. «Je ne crois pas qu’on a très bien joué. Ils ont travaillé plus fort que nous, ce qui était à prévoir, parce qu’ils étaient à domicile et que nous avions voyagé le jour même. Nous devions activer nos jambes. Heureusement, nous avons pu marquer en avantage numérique et le désavantage numérique a été bon.»

Matthews, qui est devenu un véritable poison face au Canadien avec huit points (7-1) lors de ses quatre dernières parties de saison régulière, a ajouté une mention d’aide.

Kotkaniemi a encore bien fait

Brendan Gallagher a mené l’attaque du Canadien avec son deuxième but du calendrier préparatoire en plus d’obtenir une aide sur le filet de Tomas Tatar, inscrit en avantage numérique, tôt au premier vingt. Le défenseur Victor Mete a récolté deux aides, a relancé l’attaque et a su contenir ceux qui l’affrontaient dans la mesure de ses moyens. Il est bon, et il est encore meilleur avec Noah Juulsen à ses côtés.

«On va prendre des décisions samedi», a indiqué l’entraîneur-chef Claude Julien. «J’ai aimé le match de Mete. Juulsen a été bon, il a eu des difficultés par moments, comme tout le monde quand on analyse le match. Mais dans l’ensemble, ils ont connu un bon match.»

Les joueurs du Canadien avaient bien contrôlé le jeu pendant les deux premières périodes qu’ils menaient 28-15 au chapitre des tirs aux buts. Du groupe, le jeune Jesperi Kotkaniemi s’est de nouveau bien tiré d’affaire, au point où il a peut-être mérité son billet pour un séjour de neuf matchs dans la LNH, à tout le moins.

Après une première période où il a paru peut-être un peu timide, le Finlandais de 18 ans a joué avec plus de mordant au deuxième vingt et a su montrer toute sa finesse et une vision du jeu remarquable.

En congé d’entraînement jeudi, le Canadien complétera son calendrier préparatoire samed en rendant visite aux Sénateurs.

Canadien

Ouellet et Chaput surprennent, Suzuki retourne à Owen Sound

BROSSARD — Le 1er juillet dernier, Xavier Ouellet et Michaël Chaput ont signé des contrats à deux volets à titre de joueurs autonomes avec le Canadien de Montréal. Moins de trois mois plus tard, les voilà qu’ils cognent à la porte du Centre Bell plutôt qu’à celle de la Place Bell de Laval.

Ouellet et Chaput ont échappé à la vague de coupures qui a notamment emporté le jeune attaquant Nick Suzuki, renvoyé à son club junior de l’Attack d’Owen Sound dans la Ligue de l’Ontario, le centre Michael McCarron et le défenseur Rinat Valiev, dont les noms ont été soumis au ballottage.

Comme il fallait s’y attendre, Jesperi Kotkaniemi est demeuré avec le Tricolore, à huit jours du début de la saison régulière.

Ouellet, qui connaissait déjà un bon camp, a aidé sa cause avec une performance de deux buts — ses premiers points du camp — dans le gain de 5-1 contre les Maple Leafs de Toronto, lundi soir.

«Je l’ai vécu ces dernières années quand j’étais à Detroit. Ce n’est jamais vraiment acquis, tu dois compétitionner tous les jours. Je suis content d’être ici, je suis content d’avoir d’autres opportunités de montrer ce que je peux faire, a déclaré Ouellet après l’entraînement de l’équipe, mardi midi, à Brossard.

«En général, je trouve que je joue bien, a ajouté le défenseur natif de Bayonne, en France. J’essaie d’être solide défensivement et mon jeu de transition est l’une de mes forces. C’est un aspect que j’ai été capable d’apporter lors des trois matchs que j’ai joués. Maintenant, c’est d’être constant et de le faire à chaque fois.»

Quant à Chaput, il représente possiblement la plus belle surprise du camp, si l’on exclut Kotkaniemi. Il a fait sentir sa présence à chacun des matchs qu’il a disputés. Ses efforts se sont traduits par une récolte de trois points en trois matchs, un ratio défensif de + 4 et cinq tirs au but.

«Ces journées-là sont toujours stressantes, mais j’essaie de ne pas trop y penser, car c’est là que ça commence à jouer dans la tête. Je ne peux rien contrôler de ce qui se passe en haut», a déclaré Chaput en faisant allusion à la direction de l’équipe.

Chaput s’est présenté au camp avec un objectif tout simple : prouver qu’il pouvait apporter quelque chose de concret au Canadien. Il pense avoir eu l’occasion de se montrer sous son meilleur jour jusqu’à maintenant.

«C’est un camp d’entraînement et j’essaie de faire mes preuves de n’importe quelle manière possible. Je veux faire l’équipe et je me suis dit que j’allais tout donner, que je ne laisserais rien derrière et que je les forcerais à prendre des décisions. Je joue des matchs, j’ai des opportunités de jouer sur de bons trios et je pense qu’ils veulent voir ce que je suis capable de faire.»

Éloges pour Suzuki

Du groupe des joueurs retranchés, Valiev a connu le camp le plus productif. En trois matchs préparatoires, le défenseur russe a inscrit un but et deux aides avec un ratio défensif de + 5. Il a également obtenu quatre tirs au but.

Toutefois, selon Julien, ce ne fut pas suffisant.

«Quand on regarde notre groupe de défenseurs présentement, on ne le voyait pas dans nos sept ou peut-être même huit premiers. Il nous reste deux matchs préparatoires, il faut prendre des décisions et il faut les prendre quand même assez rapidement.»

De son côté, McCarron n’a obtenu aucun point et présenté un ratio défensif de - 1 lors des deux rencontres auxquelles il a participé.

«Avec la compétition et les joueurs qui restent, on ne pouvait pas lui trouver une place», a résumé Julien au sujet de l’ancien choix de première ronde.

L’entraîneur-chef du Canadien a été plus élogieux à l’endroit de Suzuki, qui n’a toutefois pas réussi à imiter Victor Mete il y a un an en se taillant un poste à Montréal à l’âge de 19 ans.

«Nous avons aimé ce que nous avons vu. Par contre, nous croyons sincèrement que c’est mieux pour lui de retourner au niveau junior. Il a des chances d’être avec Équipe Canada junior aussi. Ce serait une bonne expérience. Je crois que c’était la meilleure décision quand on regarde notre groupe présentement, a d’abord expliqué Julien.

«Mais j’ai aimé ses habiletés et même durant le camp, nous avons vu une amélioration, a-t-il aussi analysé. C’est un jeune qui a une vision incroyable. Encore hier [lundi], il l’a prouvé sur certains jeux qu’il a faits. C’est sûrement un gars de la Ligue nationale, mais peut-être pas cette année ou tout de suite.»

Les attaquants Hunter Shinkaruk, Byron Froese et le défenseur Brett Lernout passeront aussi par le ballottage, tandis que le vétéran Joel Ward a été libéré. Enfin, les défenseurs Michal Moravcik et David Sklenicka ont été réaffectés au Rocket.

À la suite de toutes ces décisions de la direction de l’équipe, le Canadien compte 33 joueurs à son camp d’entraînement, soit 18 attaquants, 12 défenseurs et trois gardiens. La liste inclut cinq joueurs blessés soit Shea Weber, Andrew Shaw, Nicolas Deslauriers, Jarret Tyszka et Matt Taormina.

Canadien

Kotkaniemi a fait des pas de géant

Jusqu’à quand faut-il remonter pour trouver un joueur du Canadien de Montréal choisi à titre de première étoile d’un match sans même obtenir un point ni même un tir au but? C’est peut-être ça, l’effet Jesperi Kotkaniemi.

Face aux Sénateurs d’Ottawa samedi soir, le Finlandais de 18 ans a continué d’ajouter de bonnes notes à son bulletin. De bonnes notes qui s’additionnent à un rythme impressionnant et que l’on n’aurait jamais soupçonnées au début de septembre.