Canadien

Le Canadien soumet le nom de David Schlemko au ballotage

MONTRÉAL — Le nom du défenseur David Schlemko a été soumis au ballottage. Âgé de 31 ans, Schlemko n’a pas joué depuis le 20 décembre face aux Coyotes de l’Arizona en raison d’une blessure au haut du corps.

Le Canadien tentera de retrouver sa place dans le portrait des séries éliminatoires avec une victoire face au Wild du Minnesota, lundi.

Les Islanders de New York ont devancé le Tricolore grâce à une victoire de 4-3 face aux Blues de St. Louis, samedi, pendant que le Canadien s’inclinait 4-1 face aux Predators de Nashville.

Il s’agissait pour le Canadien (22-15-5) de sa deuxième défaite seulement à ses sept dernières sorties. Ses 49 points le classent au neuvième rang de l’Association de l’Est, à un point des Islanders et des Sabres de Buffalo. Les Islanders ont deux matchs en main sur le Canadien et les Sabres.

L’entraîneur-chef Claude Julien a légèrement brassé les cartes à l’entraînement, lundi matin, inversant les positions de Joel Armia et Paul Byron parmi ses trios. Armia se retrouvait donc à la droite de Jonathan Drouin et Max Domi, tandis que Byron complétait l’unité d’Artturi Lehkonen et Jesperi Kotkaniemi.

Carey Price sera devant le filet du Canadien pour une troisième rencontre d’affilée.

Blessé à répétition depuis que le Canadien a acquis ses services des Golden Knights de Vegas le 22 juin 2017, Schlemko a été limité à 55 rencontres en une saison et demie avec le Tricolore. En 18 parties cette saison, il a amassé deux aides.

Les 30 autres formations de la LNH ont jusqu’à mardi midi pour le réclamer, sans quoi il sera vraisemblablement rétrogradé au sein du Rocket de Laval, dans la Ligue américaine de hockey.

Le Wild (20-17-3) a gagné trois de ses quatre dernières parties, incluant des victoires par des scores de 4-3 face aux Maple Leafs de Toronto et aux Sénateurs d’Ottawa pour commencer un voyage de quatre rencontres contre des formations de la section Atlantique.

Il s’agira du deuxième et dernier duel entre le Canadien et le Wild cette saison. Le Tricolore avait encaissé un cuisant revers de 7-1, le 11 décembre au Minnesota.

Le Canadien a perdu ses huit derniers matchs face au Wild. Sa dernière victoire remonte au 8 novembre 2014, quand Brendan Gallagher, Max Pacioretty, Lars Eller et Jiri Sekac avaient inscrit les buts du Tricolore dans un gain de 4-1.

Canadien

Le Canadien devra retenir la leçon offerte par les Predators samedi

L’entraîneur-chef Claude Julien avait passé les derniers jours à répéter que la deuxième moitié de saison serait encore plus difficile et que l’adversaire allait resserrer le jeu.

Julien a finalement été prophète de malheur alors que les Predators de Nashville ont offert une performance sans faute aux dépens du Canadien dans une victoire de 4-1, samedi.

Les Predators ont d’une certaine manière appliqué la recette parfaite pour étouffer le Canadien.

«Ils ont dicté le jeu et nous avons joué dans leurs forces, a indiqué l’attaquant Brendan Gallagher après la rencontre. Ils ont contré notre vitesse avec leur schéma 1-3-1 et nous n’avons jamais trouvé notre erre d’aller. Nous n’avons jamais été capables de nous ajuster en cours de route et contrer leur échec-avant.»

Le Canadien a ainsi passé la majorité de la rencontre embouteillé dans son territoire, incapable d’y aller de sorties de zone efficace. Il a commis un total de 18 revirements au cours de la soirée et n’a généré que très peu d’occasions de marquer.

«Une des forces de leur équipe est la création de revirements en zone neutre pour utiliser leur vitesse en contre-attaque, a noté le défenseur Shea Weber. Ils veulent vous forcer à lancer la rondelle dans le fond de leur zone puisqu’ils ont un joueur à l’arrière prêt à la récupérer. Ils comptent aussi sur deux bons gardiens pour manier la rondelle. Nous l’avons donnée un peu trop souvent à leur gardien, qui pouvait ensuite amorcer la relance.»

Manque de volonté

Julien a critiqué le manque de volonté de ses joueurs après la rencontre. Phillip Danault a aussi reconnu que l’équipe avait été moins affamée que les Predators, qui voulaient rebondir après une contre-performance la veille.

«Je pense qu’il aurait fallu prendre plus de vitesse à deux contre un, a mentionné Danault en tentant d’offrir des solutions que le Canadien aurait dû explorer. Nous perdions nos batailles, nous n’étions pas assez impliqués dans le jeu, nous n’étions pas assez physiques. Ils ont donc gagné le match.»

Alors que le Canadien devra peut-être s’attendre à de plus en plus de matchs serrés de la sorte en deuxième moitié de campagne, il ne fait pas de doute que l’équipe devra apprendre à s’ajuster et trouver une solution quand l’adversaire ferme le jeu.

«Quand une équipe parvient à vous ralentir, vous devez vous ajuster. Vous devez en parler sur le banc avec vos compagnons de trio pour penser à changer certaines choses, a indiqué Gallagher. Cette fois-ci, nous n’avons rien changé pendant trois périodes. Il n’y avait pas d’appui pour contrer l’échec-avant, nous n’avons pas utilisé notre vitesse et nous avons abouti avec le résultat que nous méritions.

«Nous avons appris des choses tout au long de la saison. Il y a des situations que nous avons bien gérées, ce ne fut pas le cas cette fois-ci. Nous devons en retenir quelque chose. Si nous n’apprenons rien, c’est du gaspillage. Nous devons comprendre ce qui n’a pas fonctionné pour mieux gérer la situation si elle se présente à nouveau.»

Le Canadien aura l’occasion de se reprendre dès lundi, quand le Wild du Minnesota sera de passage au Centre Bell. Le Tricolore se rendra ensuite à Detroit mardi, puis à St. Louis jeudi, avant de compléter une semaine chargée en accueillant l’Avalanche du Colorado samedi prochain.

Canadien

Subban et les Predators battent le Canadien

MONTRÉAL — Au lendemain d’une contre-performance, les Predators de Nashville ont joué avec plus de mordant que le Canadien et les visiteurs ont quitté le Centre Bell après avoir gagné le match 4-1, samedi.

L’entraîneur-chef des Predators, Peter Laviolette, avait écorché sa troupe à la suite d’un revers en prolongation de 4-3 face aux Red Wings de Detroit vendredi. Ses joueurs ont répondu avec une performance étanche défensivement.

«Il y avait un peu de colère dans leur jeu, ils étaient plus affutés et nous n’avons pas été en mesure de répondre, a expliqué l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Nous avons joué du hockey mou, nous avons perdu les batailles, nous étions toujours deuxièmes sur la rondelle. Il n’y a que lorsque nous avons marqué que nous avons eu un semblant de vie. Mais ils ont immédiatement répliqué et ça nous a tués.»

Le but de Shea Weber à 12:47 du deuxième tiers avait permis au Tricolore de réduire l’écart à 2-1. Cependant, Craig Smith a répliqué avec son deuxième de la soirée seulement 17 secondes plus tard.

Julien a utilisé sa contestation, croyant que Smith avait nui au travail de Carey Price sur le tir initial de P.K. Subban. Sur les reprises, Price semblait toutefois avoir initié le contact avec Smith, avant que ce dernier ne récupère le retour et batte le gardien de vitesse en faisant le tour du filet.

«C’est rendu 50-50 et parce que c’est comme ça, nous prenons plus de risques avec notre contestation, a indiqué Julien. Si c’était plus clair à nos yeux entre ce qui est bon ou non, nous choisirions mieux nos moments pour l’utiliser.»

À sa troisième visite au Centre Bell dans l’uniforme des Predators, Subban a eu son mot à dire dans la victoire des siens en amassant deux aides. Subban a ainsi atteint le plateau des 300 mentions d’aides dans la LNH — 215 avec le Tricolore et 85 avec les Predators.

Les partisans ont chaleureusement applaudi Subban lorsqu’il a quitté la patinoire au terme de la période d’échauffement et quand l’annonceur-maison l’a présenté lors du dévoilement de la formation de départ des Predators. Comme ce fut le cas lors de ses visites précédentes, les applaudissements se sont transformés en huées lorsque le match a commencé.

Subban a participé aux deux buts de Smith, qui a marqué sur des retours dans chacune des deux premières périodes. Mattias Ekholm a récolté un but et une aide, Viktor Arvidsson a fait mouche dans une cage déserte et Juuse Saros a repoussé 27 tirs devant le filet des Predators (25-15-3).

Le Canadien a souvent connu des ennuis en sortie de zone et les partisans n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent.

Weber, acquis en retour de Subban le 29 juin 2016, s’est aussi inséré dans l’histoire du match en marquant son sixième but de la saison. De son côté, Price a effectué 28 arrêts, mais le Canadien (22-15-5) a finalement encaissé un deuxième revers en sept sorties.

Le Canadien a tenté d’augmenter la pression tard en troisième période, mais les Predators n’ont pas relâché leur emprise sur la victoire. Le vétéran Dan Hamhuis s’est jeté devant un tir de Jesperi Kotkaniemi avec un peu moins de six minutes à faire sur la plus belle occasion du Tricolore en fin de rencontre.

À noter que Kotkaniemi a atteint le plateau des 20 points en amassant une aide sur le but de Weber. Il est ainsi devenu le troisième joueur de l’histoire du Canadien à atteindre ce plateau avant de célébrer son 19e anniversaire de naissance, après Mario Tremblay en 1974-75 et Petr Svoboda en 1984-85.

Le Canadien disputera son prochain match lundi, quand le Wild du Minnesota sera de passage au Centre Bell.

Échos de vestiaire

Carey Price au sujet des explications fournies par les arbitres sur le troisième but des Predators:

«Je n’ai pas vu la reprise et je ne peux donc pas bien juger la décision. (Les arbitres) m’ont dit que je suis entré en contact avec le joueur à l’extérieur de la zone du gardien. (...) De toute façon, ça n’aurait rien changé puisque c’était le troisième but et que nous n’avons pas marqué un autre but.»

Phillip Danault a résumé la rencontre de manière succincte:

«Ils ont bien joué leur jeu. Ils ont bien fait la trappe et ils ont capitalisé sur leurs chances. Mais c’est certain que nous n’avons pas été assez bons.»

Shea Weber, sur le fait d’affronter les Predators pour une troisième fois en carrière:

«Ce sera probablement un peu étrange pour le reste de ma carrière, mais c’était loin de l’être autant qu’il y a deux ans.»

P.K. Subban au sujet des huées à son endroit:

«C’est normal, les partisans doivent huer les joueurs adverses quand ils ont la rondelle. Et je suis habitué à ça. J’ai beaucoup de respect pour les partisans d’ici et l’organisation. C’est un bon environnement pour jouer au hockey. (Le Canadien) compte sur plusieurs jeunes joueurs qui vont profiter de leur passage ici et ils ont une bonne équipe. Mais pour nous, ce sont deux gros points acquis à l’étranger.»

Canadien

Le CH là où il voulait être à la mi-saison

BROSSARD — Le défenseur Jordie Benn croit qu’il était justifié que les observateurs s’attendent à une autre saison difficile de la part du Canadien après une campagne catastrophique l’hiver dernier.

Peut-être motivés par les attentes modestes, les joueurs de la formation montréalaise ont trouvé le moyen de renverser la vapeur. Et voilà qu’ils ont atteint la mi-saison dans une position qui leur permettrait de participer aux séries éliminatoires si elles commençaient avant les matchs de vendredi dans la LNH.

«C’est agréable d’être les négligés et amusant de prouver aux autres qu’ils avaient tort, a dit Benn, vendredi, alors que le Canadien présente un dossier de 22-14-5 après 41 rencontres. Nous savions bien sûr ce qui était dit à notre sujet avant la saison. C’est comme ça. Mais nous n’avions pas connu une très bonne saison et il n’y avait pas de raison de s’attendre à mieux cette fois-ci.»

Un vent nouveau a rapidement balayé le Centre Bell cet automne. L’équipe joue avec une énergie constante et quelques entraîneurs adverses ont affirmé après des duels contre le Tricolore que c’était la formation la plus rapide qu’ils avaient affrontée cette saison.

«C’est un beau compliment, a reconnu Benn. Nous voulons jouer à un rythme aussi soutenu que possible. Les équipes rapides ne donnent pas le temps à l’adversaire de réfléchir. Quand vous faites ça, vous êtes dangereux.»

Le Canadien affiche également le deuxième meilleur pourcentage de victoires du circuit quand il est en retard au pointage après deux périodes (37,5 %) en vertu d’un dossier de 6-10-0. Le Lightning de Tampa Bay (55,6) est la seule formation à faire mieux, avec une fiche de 5-4-0.

«Le pointage importe peu. Nous croyons avoir une chance de gagner même s’il reste cinq minutes à jouer et que nous sommes en retard par un ou deux buts, a noté Benn. Nous avons un groupe qui ne baisse jamais les bras.»

Arrivées payantes

Les arrivées de Max Domi et Tomas Tatar ont été payantes, alors qu’ils occupent respectivement les premier et troisième rangs des pointeurs chez le Canadien. Jesperi Kotkaniemi continue son apprentissage, et le retour au jeu de Shea Weber tard en novembre semble avoir stabilisé la situation en défensive. De son côté, Carey Price a retrouvé un certain aplomb après un début de campagne difficile, malgré une «irritation» au bas du corps qu’il traîne depuis «environ sept semaines».

«Nous avions une équipe qui avait la chance de s’améliorer et grandir puisque nous comptions sur beaucoup de jeunes et de nouveaux joueurs. Nous avons aussi peaufiné notre système, a affirmé l’entraîneur-chef Claude Julien. Toutes ces choses-là ne garantissaient rien, mais il s’est produit ce que nous espérions.

«Au moment où l’on se parle, nous sommes dans la position que nous voulions. Nous sommes en position pour faire les séries. Mais il reste la deuxième moitié de la saison et elle sera encore plus difficile.»

La position du Canadien dans le portrait des éliminatoires demeure précaire. Avec ses 49 points, la troupe de Claude Julien occupe le dernier rang donnant accès au tournoi de fin de saison. Les Islanders sont à la poursuite du Tricolore avec 48 points et la formation new-yorkaise a deux matchs de plus à disputer. Les Blue Jackets de Columbus ont également 49 points au compteur au troisième rang de la section métropolitaine, avec eux aussi deux matchs en main.

«Il va falloir être constants, a dit le défenseur Shea Weber au sujet des défis en deuxième moitié de saison. Il faudra éviter les creux de vague quand vous perdez deux ou trois matchs de suite. Tout est plus difficile en deuxième moitié de campagne, le jeu se resserre.

«Nous comptons sur beaucoup de jeunes joueurs, j’espère que ça signifie que leurs jambes resteront fraîches plus longtemps, qu’ils auront plus d’énergie. Peut-être que leur manque d’expérience va les aider en ne sachant pas à quoi s’attendre et ce sera aux vétérans de les aider en guidant le navire.»

Le Canadien traversera une autre séquence critique au cours des prochaines semaines, alors qu’il disputera neuf matchs en 15 jours. On pourrait en savoir plus sur le sort de l’équipe au terme de cette séquence.