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Jonathan Drouin amasse trois points et le Canadien freine l’Avalanche 4-2

Jonathan Drouin a amassé trois points et il a été l’artisan d’une victoire de 4-2 du Canadien de Montréal face à l’Avalanche du Colorado mardi soir au Centre Bell.

Le Canadien a signé un deuxième gain à ses six dernières sorties et mis fin à la séquence de dix victoires de l’Avalanche, qui n’avait pas perdu depuis le 27 décembre, et qui avait défait les Maple Leafs 4-2 lundi à Toronto.

On ne sait trop si la présence de Nathan MacKinnon, son ancien coéquipier avec les Mooseheads de Halifax, a fouetté Drouin, mais toujours est-il qu’il a connu l’un de ses bons matchs de la saison.

Il a été particulièrement visible en deuxième période alors qu’il a participé aux buts de Nicolas Deslauriers (7e) et d’Alex Galchenyuk (12e), marqués en moins de trois minutes.

Drouin a ajouté son septième de la saison au troisième vingt après une belle passe de Jeff Petry.

En fait, les choses allait tellement bien pour Drouin qu’il avait remporté quatre de ses cinq mises en jeu après les 40 premières minutes de jeu, dont les trois auxquelles il a participé pendant la période médiane.

Galchenyuk, qui a fait bouger les cordages en avantage numérique, a ajouté une mention d’aide sur le but de Deslauriers.

Brendan Gallagher a confirmé la victoire avec son 17e de la saison, dans un filet désert avec un peu plus d’une minute à jouer au temps réglementaire.

Mais cette victoire, contre la formation de l’heure dans l’Association ouest, n’a pas été uniquement l’affaire de Drouin et de Galchenyuk. Elle a été le résultat d’un solide effort d’équipe.

MacKinnon, qui vit une saison digne d’un candidat au trophée Hart, et ses coéquipiers de trio, Gabriel Landeskog et Mikko Rantanen, avaient été limités à seulement deux tirs pendant les deux premières périodes.

MacKinnon et J.T. Compher, tous deux en troisième période, ont déjoué Carey Price, qui n’a reçu que 22 rondelles.

Canadien

Tomas Plekanec essaie d’ignorer les rumeurs de transaction

BROSSARD — Tomas Plekanec a eu bien du mal, lundi, à convaincre qu’il ignore que son nom se retrouve au centre des rumeurs de transaction.

À sa 12e saison avec le Canadien, le Tchèque âgé de 35 ans avait relativement été épargné jusqu’ici par les rumeurs de départ. Mais alors qu’il écoule la dernière saison d’un contrat qui lui rapporte six millions $US par année, et que l’équipe se trouve dans les bas-fonds du classement de l’Association Est, Plekanec devient un candidat idéal pour une transaction à l’approche de la date limite des transferts.

Une équipe en position de participer aux séries pourrait être tentée d’ajouter le vétéran, même si sa production offensive a piqué du nez au cours des deux dernières campagnes.

Questionné à propos du fait que son nom se retrouve dans la machine à rumeurs, Plekanec a d’abord nié être au courant de la situation.

«Est-ce que c’est le cas? Je ne le savais pas. Je ne lis pas ces choses-là, a-t-il dit. Si c’est comme ça, on verra ce qui arrivera. Je peux seulement me concentrer sur ce que je contrôle. Je suis certain que mon nom doit circuler, mais je ne sais pas qui me désire. Je ne me tiens pas au courant de ces choses-là. Je sais qu’il y a des rumeurs, mais on verra ce qui arrivera», a-t-il fini par avouer.

Depuis le départ d’Andrei Markov cet été, Plekanec est le joueur qui est avec le Canadien depuis le plus longtemps. Il a disputé son premier match avec l’équipe le 31 décembre 2003 et avait obtenu un poste régulier au sein de la formation au retour de la saison perdue en raison du lock-out, en 2005-2006.

Sa famille est installée à Montréal et un départ en milieu de saison pourrait être difficile. «Honnêtement, nous n’en avons même pas discuté, a-t-il mentionné. J’essaie de me concentrer sur le hockey. C’est hors de mon contrôle et nous nous ajusterons quand ça se produira.»

Un trio qui en arrache

Avec une maigre production de quatre buts et 13 aides en 47 matchs cette saison, la valeur marchande de Plekanec ne sera pas très élevée. Si Brendan Gallagher a trouvé le moyen d’accumuler 16 buts et huit aides en jouant principalement à sa droite, Artturi Lehkonen en arrache aussi avec seulement deux buts et quatre aides en 31 rencontres.

L’entraîneur-chef Claude Julien a toutefois rappelé que ce trio n’est pas seulement évalué par son travail en zone offensive, mais aussi par celui effectué en zone défensive.

«Si on regarde Lehkonen, il a du talent offensif. C’est difficile pour lui avec seulement deux buts. On sait qu’il peut en donner plus offensivement, mais il revient d’une blessure», a-t-il rappelé. Lehkonen a raté 16 matchs plus tôt cette saison en raison d’une blessure au bas du corps.

«Nous l’avons vu l’an passé avec un gars comme [Alex] Galchenyuk, quand tu as raté un mois ou plus, ce n’est pas facile de revenir au jeu. On l’a vu aussi avec [David] Schlemko. Nous continuons de travailler avec eux pour qu’ils trouvent une touche offensive. [...] Mais ces gars-là jouent du bon hockey depuis le début de la saison.»

Canadien

Un genou au sol

Lorsque les joueurs du Canadien sont rentrés à Montréal pour le congé de Noël après une défaite de 4-1 aux mains des Oilers à Edmonton le 23 décembre, les observateurs qualifiaient le mois suivant de vital. Cette période de 30 jours est pratiquement terminée et elle n’aura fait que confirmer l’inquiétante tendance des mois précédents.

En 11 matchs depuis la reprise des activités de la LNH, le 27 décembre, le Tricolore affiche un dossier de 3-6-2 et n’a inscrit que 21 buts. On ne compte pas celui accordé d’office dans sa victoire de 2-1 en tirs de barrage contre le Lightning de Tampa Bay le 4 janvier.

Par ailleurs, neuf de ces buts sont venus lors de deux matchs spécifiques, soit cinq contre les Canucks de Vancouver et quatre face aux Islanders de New York, match qu’il a tout de même perdu soit dit en passant. Ces deux formations, doit-on préciser, se classaient 27e et 31e dans la LNH pour le nombre de buts concédés après les rencontres de samedi.

Ça laisse 12 buts pour les neuf autres matchs, ce qui représente une moyenne de 1,33 but par partie. On a beau dire que les défensives gagnent les championnats, encore faut-il être capable de frapper à l’autre extrémité de la patinoire pour espérer sabrer le champagne.

Et heureusement que Max Pacioretty a repris des couleurs depuis le début de 2018?

Soit, le Canadien a joué la dernière semaine avec des forces réduites, à la suite de la commotion cérébrale dont a été victime Phillip Danault et la blessure à Andrew Shaw lors du même match contre les Bruins de Boston le 13 janvier. Mais Danault et Shaw, malgré de petites similitudes dans leur approche, ne sont quand même pas Patrice Bergeron ou Brad Marchand?

Et il y a Shea Weber que l’on n’a pas vu depuis la mi-décembre et qu’on ne reverra probablement qu’au mois de février ou, si on est très optimiste, le 30 janvier à St. Louis.

Mais rien ne laisse croire que la présence de ces trois joueurs aurait changé quoi que ce soit au portrait du dernier mois, ou à celui des huit derniers jours lors desquels les Bruins ont étalé leur nette supériorité face au Canadien en gagnant trois matchs d’affilée.

D’ailleurs, après la défaite de samedi, Claude Julien n’a pas hésité une seule seconde à répondre par la négative lorsqu’un journaliste lui a demandé si son équipe pouvait rivaliser avec les Bruins dans le contexte actuel.

Pour récolter six points sur six face à ses grands rivaux, le Canadien aurait eu besoin d’un peu de chance lors du premier match, qu’il se présente à Boston lors du second et que Carey Price soit un peu plus solide qu’il ne l’a été sur les deux premiers buts samedi soir.

Il s’agit là de trois éléments qu’on a vu fréquemment au fil d’une campagne fort décevante. Quand ce n’était pas le premier, c’était le second ou le troisième. À l’occasion, c’était même deux à la fois.

Mais au-delà du fait que Price aurait pu faire un peu mieux, l’attaque du Canadien n’a montré que très peu de mordant samedi. Là encore, comme trop souvent cette saison.

Même si Pacioretty s’est vu octroyer la troisième étoile, Paul Byron a été le plus incisif, avec trois tirs au but et de la belle combativité, notamment sur le but du capitaine du Tricolore au deuxième vingt.

Confronté à Bergeron, Marchand et David Pastrnak, le trio de Tomas Plekanec, Brendan Gallagher et Artturi Lehkonen a connu une soirée difficile avec une récolte de quatre tirs au but — tous par Gallagher — et un ratio défensif combiné de moins-7. Par ailleurs, Jonathan Drouin et Alex Galchenyuk ont été carrément invisibles avec un seul tir à eux deux.

Si le mois qui s’achève allait nous en dire beaucoup sur le sort qui attendrait le Canadien, le prochain sera intrigant puisqu’il mènera toutes les formations de la LNH jusque vers la date limite des transactions, fixée au 26 février.

D’ici là, le Canadien jouera 14 matchs — il accueillera les Flyers de Philadelphie le 26 — et il sera intéressant de voir à quoi ressemblera l’équipe lors des 20 parties qu’il restera à écouler après coup.

Canadien

Les Bruins complètent le balayage face au Canadien, 4-1

MONTRÉAL — Le calendrier de la Ligue nationale de hockey peut comporter certaines incongruités. Comme le fait que le Canadien de Montréal et les Bruins de Boston aient dû attendre jusqu'à la mi-janvier pour s'affronter une première fois, pour ensuite croiser le fer trois fois en huit jours. Si seulement Claude Julien avait su ce qui l'attendait...

Alors que le Canadien avait besoin de trois victoires face à ses grands rivaux pour gagner des échelons au classement général, il a plutôt subi une troisième défaite d'affilée, celle-là par la marque de 4-1 samedi au Centre Bell.

À lui seul, David Pastrnak a causé tous les dégâts, avec une performance de deux buts et une aide.

Le Tchèque de 21 ans a inscrit son 19e de la saison en milieu de deuxième période avant de mettre la rencontre hors de portée avec 2:57 à écouler au temps réglementaire.

La performance de Pastrnak a aidé les Bruins à porter leur dossier à 12-0-4 depuis le 16 décembre.

Torey Krug a également battu Carey Price, qui a réalisé 27 arrêts. Riley Nash a ajouté un but dans un filet désert.

Max Pacioretty, avec son 15e, a réussi le seul but du Canadien contre Tuukka Rask, qui a reçu 25 tirs.

Après sa surprenante victoire contre les Capitals de Washington vendredi soir dans la capitale américaine, le Canadien a livré une assez bonne performance contre une formation qui continue d'accumuler des points au classement et qui, doucement, s'approche du Lightning de Tampa Bay et du premier rang de la section Atlantique.

Il a cependant été victime de deux buts en moins de deux minutes en deuxième, et n'a pu s'en remettre.

«On n'a pas joué un mauvais match, a opiné Julien. Reste qu'ils ont été quand même meilleurs que nous. Leur premier trio [Pastrnak, Brad Marchand et Patrice Bergeron] cause du dommage tous les soirs, et a encore causé du dommage ce soir. Ils se retrouvent partout sur la patinoire, les trois ensemble. Il y a une bonne chimie. Tu regardes le reste de l'alignement, il n'y a pas grand-chose qui s'est produit avec les autres trios ce soir», a-t-il ajouté.

Ainsi, le Canadien (19-22-6) demeure confiné au 13e rang de l'Association Est avec 44 points et seulement 35 parties au calendrier. S'il faut 95 points pour participer aux séries, c'est donc dire qu'il devra accumuler 51 points sur une possibilité de 70, ce qui équivaut à un taux de réussite de ,729.

Le Canadien sera de retour au Centre Bell mardi soir pour y affronter l'Avalanche du Colorado.

À ceux qui pensent que le Tricolore aura enfin un match facile après tous ces duels face aux Bruins et aux Capitals de Washington au cours des huit derniers jours, on leur suggère de jeter un sérieux coup d'oeil sur les statistiques. La troupe de Jared Bednar représente la formation de l'heure dans l'Association Ouest avec neuf victoires d'affilée et dix à leurs 11 dernières sorties.

Rien de trop enlevant

Il a fallu beaucoup de temps avant de voir un peu d'action. Une trentaine de minutes en fait.

Quand les joueurs des deux équipes s'y sont mis, c'est le Canadien qui a lancé le bal. Pacioretty a profité de la combativité de Paul Byron, et d'une belle passe de son nouveau joueur de centre, pour enfiler son 15e de la saison et son septième à ses six dernières parties à 11:29.

Ce but, inscrit à 11:29 de la période médiane, a donné des ailes au Canadien qui est venu près de porter la marque 2-0 grâce à l'acharnement du trio de Jacob de la Rose, Byron Froese et Logan Shaw.

Les Bruins se sont sortis d'embarras et ont frappé deux fois en moins de deux minutes, grâce à Pastrnak et Krug avant que ne s'achève la deuxième période.

Price n'a pas nécessairement bien paru sur le but de Pastrnak, marqué d'un angle fermé et avec l'aide du patin gauche du gardien du Canadien. Après le match, il s'en voulait, d'ailleurs, sauf que Claude Julien ne tenait pas le même discours.

«Ce sont des choses qui arrivent. On voit ça souvent. Ce ne sont pas des buts qu'on aime voir contre nous, mais ça arrive. Et à ce moment-là, c'est encore 1-1. Il n'y a aucune raison de baisser les bras. Je ne suis pas prêt à dire que c'est de sa faute.»

Échos de vestiaire

«Les trois joueurs ont plusieurs fois été en positon de marquer ce soir, et ils nous l'ont fait payer. Il faut trouver un moyen de tenir au silence des trios comme celui-là.» — Max Pacioretty, sur le travail du trio de Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak

«Ç'aurait été bien si j'avais pu faire l'arrêt. Ç'a changé l'allure du match. C'est pas mal décevant.» — Carey Price sur le premier but de David Pastrnak

«David est un joueur dynamique. Ce soir [samedi], j'ai aimé le fait qu'il soit allé plus souvent vers le filet et tiré au but. Son filet d'assurance en fin de troisième s'est avéré très important. C'est un but casse-reins.» — Bruce Cassidy, au sujet des qualités de David Pastrnak