Canadien

Le Canadien retrouve le sentier de la victoire

WASHINGTON — Le Canadien a retrouvé un peu de mordant vendredi soir et un but de Paul Byron à mi-chemin en troisième période a permis à la formation montréalaise de vaincre les Capitals de Washington 3-2.

Byron a tranché à 10:41 du dernier tiers. Le tir sur réception de la ligne bleue de Jakub Jerabek a raté la cible, mais la rondelle est ressortie de l'autre côté. Max Pacioretty a habilement dévié la trajectoire du disque vers Byron, qui a surpris le gardien Philipp Grabauer. Ce dernier était encore déporté vers le mauvais côté à la suite du tir de Jerabek.

«Tous les trios ont bien joué, ont été responsables dans les deux sens de la patinoire, a affirmé l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. On était tous déçus du dernier match, mais c'est plus encourageant ce soir. Il faut essayer de bâtir sur ces séquences-là.»

Pacioretty a réussi un doublé pour le Canadien (19-21-6), qui a mis fin à une série de trois revers (0-1-2). Pacioretty a ouvert la marque en avantage numérique et a inscrit un but d'assurance dans un filet désert qui a prouvé son utilité. Il totalise six buts à ses six dernières sorties.

Antti Niemi avait obtenu un troisième départ dans l'uniforme tricolore et il a stoppé 24 tirs. Après des séjours infructueux avec les Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride, il a signé une première victoire cette saison.

«Tout le monde est heureux pour lui, a dit Julien au sujet de Niemi. Tu vois à l'entraînement, dans sa manière de travailler, il a une bonne attitude et les atouts d'un bon gardien. Il a connu un début de saison difficile en allant d'une place à l'autre, mais il est bien ici et tout le monde est content, incluant les entraîneurs.»

John Carlson et Lars Eller ont touché la cible pour les Capitals (28-15-4), qui n'ont qu'une victoire à leurs quatre dernières rencontres (1-2-1). Grubauer a repoussé 23 lancers.

Le Canadien reprendra le collier samedi soir, quand il accueillera les Bruins de Boston. Il s'agira du troisième affrontement entre les deux équipes en huit jours. Les Bruins ont gagné les deux premiers, dont un en fusillade.

Grubauer s'impose

Même s'ils sont reconnus pour leurs vedettes offensives, Grubauer s'est rapidement imposé comme l'une des étoiles de la soirée. Le gardien allemand a réussi un arrêt acrobatique en première période face à Byron, saisissant la rondelle avec le gant renversé en plongeant vers sa droite.

Grubauer a aussi profité de la clémence de Dame chance au cours du match. Il a vu Brendan Gallagher toucher le cadre du filet en échappée tard en deuxième période, puis Alex Galchenyuk l'a imité à deux reprises dans un court intervalle en troisième période. Artturi Lehkonen s'est aussi buté au démon métallique lors du dernier tiers, alors qu'il était fin seul devant le gardien.

Il aura fallu un tir parfait comme celui de Pacioretty en avantage numérique en deuxième période pour le battre, ou encore un bond favorable de la bande comme sur le but de Byron.

Niemi a été moins occupé en général que son vis-à-vis. Il a stoppé un bon tir de Chandler Stephenson en début de rencontre, puis a frustré coup sur coup Evgeny Kuznetsov et Andre Burakovsky en fin de troisième période. Il a aussi joué de chance, alors que Burakovsky a atteint deux fois le poteau au cours de la rencontre.

Carlson a battu Niemi en deuxième période alors que le gardien finlandais avait la vue voilée. Il a fait mouche pendant une punition à Jonathan Drouin pour conduite antisportive. L'attaquant du Canadien avait été envoyé au cachot après qu'il eut échangé quelques mots avec le juge de ligne Jonny Murray, qui venait de le chasser d'une mise en jeu.

Pour sa part, Eller a marqué pendant la dernière minute de jeu à l'aide d'un puissant tir sur réception, mais le Canadien a été en mesure de fermer la porte.

Canadien

Retour gâché pour Julien à Boston

BOSTON — Probablement qu’il ne l’aurait jamais avoué, mais une victoire du Canadien à Boston aurait apporté plus de satisfaction à Claude Julien que bien d’autres au fil de sa belle carrière dans la LNH. Encore aurait-il fallu que ses joueurs fournissent un effort plus convaincant.

Les Bruins de Boston ont gâché le retour de Julien au TD Garden, défaisant le Canadien de Montréal par la marque de 4-1 mercredi soir.

Les hommes de Bruce Cassidy ont vaincu la formation montréalaise pour la deuxième fois en quatre soirs. Samedi au Centre Bell, ils auront l'occasion de compléter un tour du chapeau potentiellement désastreux pour le Canadien.

Brad Marchand (1-1) et Patrice Bergeron (0-2) ont récolté deux points chacun pour les Bruins, qui ont gagné leurs quatre dernières parties face au Canadien.

Le but de Marchand, son 19de la saison, a procuré aux Bruins une avance de deux buts en troisième période et le Tricolore n'a pas été en mesure de s'en remettre.

David Pastrnak (18e), au premier vingt, et Ryan Spooner (6e), tôt en deuxième période, ont également déjoué Carey Price, qui a bloqué 28 tirs et qui n'a rien pu faire sur les buts qu'il a concédés.

David Krejci (8e) a poussé la rondelle dans un filet désert avec 3:14 à jouer à la troisième période, soit 19 secondes après que Julien eut retiré Price au profit d'un sixième attaquant.

Jerabek brise la glace

La riposte du Canadien est venue du défenseur Jakub Jerabek. Quarante-huit heures après avoir obtenu ses deux premiers points dans la LNH, Jerabek a inscrit son premier but en carrière dans la LNH après seulement 31 secondes d'écoulées au match.

En fait, les joueurs du Canadien ont relativement bien amorcé la rencontre et avec 12:17 à jouer au premier vingt, ils totalisaient six tirs au but, mais ils ont finalement bouclé avec seulement 22 contre Tuukka Rask, qui a possiblement connu l'une de ses soirées les plus faciles depuis longtemps.

«On n’a pas été bons ce soir. C’est aussi simple que ça, a déclaré Julien.

«J’ai été vraiment désappointé de notre effort. Carey nous a donné une chance de rester dans le match pendant au moins deux périodes. On joue du bon hockey dernièrement, mais ce soir, comme on dit en anglais, ‘‘we laid an egg’’ [on a fait chou blanc].

«C’est un recul parce qu’on avait joué quatre ou cinq bonnes parties et ce soir, on avait besoin d’un bon effort. Puis, ça ne s’est pas produit, a ajouté Julien.

«Il faut prendre nos responsabilités. Quand ton quatrième trio continue d’être ton meilleur, côté attaque, travail, tu espères, à un moment donné, qu’on va avoir la même chose de tout le monde.»

Par ailleurs, l'expérience de muter Jacob De la Rose au centre d'un trio complété par Alex Galchenyuk à gauche et Jonathan Drouin à droite, n'a pas été concluante. Une mauvaise passe de De la Rose a d'ailleurs mené au but gagnant, celui de Spooner, et à la fin du match, Drouin était de retour au centre, avec Alex Galchenyuk et Nicolas Deslauriers.

Mince consolation

Claude Julien a donc vu ses hommes subir une troisième défaite consécutive, lui qui aurait rejoint Jacques Demers au 12e rang avec une 107e victoire à titre d'entraîneur-­chef dans l'histoire du Canadien. L'équipe demeure au 14e rang de l'Association est avec 42 points en 45 matchs.

Si ça peut le consoler un peu, Julien a mérité de chaleureux applaudissements des partisans des Bruins pendant la présentation d'une vidéo rendant hommage aux dix années passées derrière le banc de l'équipe, en première période.

Pendant ce temps, les Bruins ont prolongé leur impressionnante séquence de succès. Ils comptent dix victoires à leurs 14 dernières sorties, une séquence lors de laquelle ils n'ont pas perdu en temps réglementaire. Depuis le 16 novembre, ils affichent un dossier de 19-3-4.

Le Canadien cherchera à retrouver le sentier de la victoire vendredi soir à Washington, face aux Capitals.

Canadien

Chance en or pour De La Rose

Jacob De La Rose a reconnu qu’il aura peut-être la plus belle occasion de sa carrière professionnelle de prouver qu’il a un potentiel pour produire offensivement dans la Ligue nationale. Le Suédois de 22 ans a été placé au centre d’Alex Galchenyuk et de Jonathan Drouin, mardi matin, lors de l’entraînement du Canadien.

Au lendemain d’un revers de 5-4 en prolongation face aux Islanders de New York, l’entraîneur Claude Julien avait légèrement remanié ses trios.

Nicolas Deslauriers avait terminé la rencontre à la gauche de Drouin et Galchenyuk. Il était de retour sur la quatrième unité à la gauche de Byron Froese et Daniel Carr, tandis que De La Rose avait été promu au centre des deux étalons de l’équipe.

«Ils sont deux des joueurs les plus talentueux de la ligue, a affirmé De La Rose au sujet de ses nouveaux compagnons de trio. Je ne veux pas changer mon style parce que je me retrouve avec eux, mais je suis certainement enthousiaste de me retrouver dans cette situation.»

En 25 matchs cette saison, De La Rose a inscrit un but et trois aides. Depuis ses débuts avec le Canadien en 2014-2015, il a amassé cinq buts et six aides en 89 rencontres.

Le choix de deuxième tour du Tricolore en 2013, 34e au total, a déjà bien fait dans des rôles offensifs, notamment au niveau junior quand il a eu l’occasion d’évoluer avec Filip Forsberg. Il a aussi terminé la dernière campagne en force dans la Ligue américaine avec neuf buts et quatre aides en 20 rencontres avec les IceCaps de Saint-Jean.

«Je n’ai pas le talent de [Drouin et Galchenyuk], mais j’espère créer de l’espace sur la glace pour eux en utilisant ma vitesse, a mentionné De La Rose. Je vais peut-être aussi leur enlever un peu de pression en zone défensive et leur permettre de se concentrer un peu plus sur l’attaque. Mais je me sens bien présentement. Je crée un peu plus d’occasions de marquer. C’est à moi d’en profiter.»

Plus habitué à l’aile

Julien a expliqué sa décision de finalement déplacer Drouin à l’aile par le fait que le Canadien disputera ses deux prochains matchs à l’étranger et qu’il n’aura pas le dernier changement.

«[De La Rose] est un centre qui est peut-être un peu plus efficace dans sa zone et je veux que ce trio-là passe plus de temps en zone offensive, a noté Julien. J’espère qu’il va aider à ‘‘tuer’’ le jeu plus vite et permettre aux deux autres d’utiliser leurs habiletés offensives à leur avantage.»

De son côté, Drouin ne semblait pas malheureux d’avoir été muté à l’aile. «Honnêtement, ça ne change rien, a-t-il dit. Que tu sois ailier ou centre, dans une partie, tu vas te retrouver à être le troisième homme en repli. Et ailier ou centre, offensivement, ça ne change rien. J’ai joué à l’aile souvent dans les dernières années. Je suis plus habitué à ça que de jouer au centre.»

Galchenyuk a récolté deux buts et deux aides à ses trois derniers matchs, tandis que Drouin a mis fin mardi à une disette de 13 rencontres sans toucher la cible en marquant un premier but depuis le 29 novembre.

«J’espère simplement qu’il n’aura pas besoin de répondre aussi souvent que moi à ce genre de questions», a pour sa part déclaré Galchenyuk, qui a vécu le manège ailier-centre au cours des dernières saisons. «Il va rester le même joueur et être créatif, peu importe qu’il soit au centre ou à l’aile.»

+

DESLAURIERS CONTINUE DE S'IMPOSER

Lorsque Marc Bergevin a échangé le défenseur Zach Redmond aux Sabres de Buffalo en retour de Nicolas Deslauriers le 4 octobre, un peu tout le monde était d’avis que le colosse ailier gauche rendrait de fiers services au Rocket de Laval. Pas au Canadien de Montréal.

Exactement deux mois après son rappel, Deslauriers a inscrit son sixième filet de la saison, à son 24e match avec l’équipe, lundi, contre les Islanders de New York. Un but qu’il a marqué à l’aide d’une belle réaction de sa part devant le filet de Thomas Greiss.

En 2015-2016, Deslauriers avait également marqué six buts, un sommet personnel en carrière? En 70 matchs.

Dans la défaite crève-cœur du Canadien en prolongation, Deslauriers est le joueur qui s’est imposé le plus physiquement, avec six mises en échec.

En confiance

En fait, il a tellement bien joué que Claude Julien l’a sorti du quatrième trio et l’a fait jouer avec Jonathan Drouin et Alex Galchenyuk.

Après le revers, Deslauriers s’exprimait comme un joueur qui a apprécié l’expérience et qui aimerait la revivre, tout en sachant ce qu’il a à faire, et le rôle qu’il doit jouer.

«Ce sont des changements qui arrivent, et j’essaie de cliquer avec n’importe qui, a déclaré Deslauriers. Il ne faut pas que je change mon style de jeu. Le but, pour moi, est de leur donner un peu plus de place. J’espère encore être là demain [mercredi] et lors du prochain match.

«Avec la maturité que j’ai acquise, avec tous les défis que j’ai dû affronter au cours de ma carrière, je me sens super bien, sur la glace et à l’extérieur aussi. Il faut que je continue. Je suis confiant face à mon jeu.»

Lors de son point de presse après le match, Claude Julien s’est montré élogieux à son endroit. «Il peut servir d’exemple à d’autres joueurs par sa façon de travailler, son coup de patin. Il provoque des choses. Je l’ai changé de trio pour qu’il génère de l’énergie, et il méritait de s’y retrouver.»

Selon Julien, Deslauriers est devenu un bel atout pour sa formation. «J’aime son attitude, j’aime ce qu’il apporte, sa façon de travailler, de compétitionner. C’est plaisant de travailler avec des joueurs comme lui.»

Canadien

Nicolas Deslauriers accroît son rôle chez le Canadien

ANALYSE / MONTRÉAL - Lorsque Marc Bergevin a échangé le défenseur Zach Redmond aux Sabres de Buffalo en retour de Nicolas Deslauriers le 4 octobre, un peu tout le monde était d’avis que l’ailier gauche rendrait de fiers services au Rocket de Laval. Pas au Canadien de Montréal.

Exactement deux mois après son rappel, Deslauriers a inscrit son sixième filet de la saison, à son 24e match avec l’équipe, lundi contre les Islanders de New York. Un but qu’il a marqué à l’aide d’une belle réaction de sa part devant le filet de Thomas Greiss.

Pendant un peu plus d’une période de jeu, il a même passé devant Jonathan Drouin chez le Canadien à ce chapitre, jusqu’à ce que Drouin l’imite tard au deuxième vingt.

En 2015-2016, Deslauriers avait également marqué six buts, un sommet personnel en carrière en 70 matchs.

Dans la défaite crève-coeur de 5-4 du Canadien, Deslauriers est le joueur qui s’est imposé le plus physiquement, avec six mises en échec.

En fait, il a tellement bien joué que Claude Julien l’a sorti du quatrième trio et l’a fait jouer avec Drouin et Alex Galchenyuk.

Après le revers, Deslauriers s’exprimait comme un joueur qui a apprécié l’expérience et qui aimerait la revivre, tout en sachant ce qu’il a à faire, et le rôle qu’il doit jouer.

«Ce sont des changements qui arrivent, et j’essaie de cliquer avec n’importe qui, a déclaré Deslauriers. Il ne faut pas que je change mon style de jeu. Le but, pour moi, est de leur donner un peu plus de place. J’espère encore être là demain et lors du prochain match.

«Avec la maturité que j’ai acquise, avec tous les défis que j’ai dû affronter au cours de ma carrière, je me sens super bien, sur la glace et à l’extérieur aussi. Il faut que je continue. Je suis confiant face à mon jeu.»

Lors de son point de presse après le match, Claude Julien s’est montré élogieux à son endroit.

«Il peut servir d’exemple à d’autres joueurs par sa façon de travailler, son coup de patin. Il provoque des choses. Je l’ai changé de trio pour qu’il génère de l’énergie, et il méritait de s’y retrouver.»

Selon Julien, Deslauriers est devenu un bel atout pour sa formation.

«J’aime son attitude, j’aime ce qu’il apporte, sa façon de travailler, de compétitionner. C’est plaisant de travailler avec des joueurs comme lui.»

Sans le vouloir, Julien venait de décrire les qualités d’un candidat au trophée Jacques-Beauchamp chez le Canadien de Montréal.