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Tomas Tatar a été le meilleur pointeur du Tricolore la saison dernière, avec 61 points en 68 matchs.
Tomas Tatar a été le meilleur pointeur du Tricolore la saison dernière, avec 61 points en 68 matchs.

Tatar veut pouvoir vite refaire ses preuves avec le Canadien

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
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Tomas Tatar est difficile à ébranler. Le sympathique attaquant slovaque a toutefois admis avoir été secoué par la décision de l’entraîneur-chef Claude Julien de le retirer de la formation du Canadien de Montréal, samedi dernier contre les Maple Leafs de Toronto.

Tatar avait été séparé de ses complices réguliers des deux dernières années — Phillip Danault et Brendan Gallagher — lors de la rencontre précédente. Il avait aussi été limité à un but et une aide à ses huit derniers matchs.

«Ç’a été un petit choc, a reconnu Tatar en visioconférence, mercredi. Ce n’est pas moi qui prends les décisions, mais je les respecte. Je veux réagir comme le professionnel que je suis.»

Quand on lui a demandé d’évaluer ses 14 premiers matchs de la saison, Tatar a été franc et a fait échos aux propos tenus au cours des derniers jours par Julien et le directeur général Marc Bergevin.

«Le départ n’a pas été mauvais, puis j’ai ralenti un peu. J’aurais aimé produire un peu plus, a dit Tatar. D’autres joueurs ont pris la relève.

«Je dois jouer avec plus de confiance dans certaines situations, mieux gérer la rondelle, décocher plus de tirs, me créer plus d’espace pour obtenir plus de chances de marquer et quand j’ai des chances, je dois rester plus calme, a-t-il enchaîné. J’ai déjà vécu des situations comme celle-là. Je dois travailler fort et faire mes preuves.»

Malgré cette analyse, Tatar a quand même été incapable de retenir un petit rire quand on lui a demandé s’il voyait les mêmes choses que Bergevin et Julien dans son jeu.

«On peut être en désaccord, mais tout le monde veut le bien de l’équipe et ce n’est rien de personnel, a-t-il insisté. C’est bon d’en parler, de recevoir les conseils de tout le monde. Ça n’a jamais fait de mal d’écouter les autres. Chaque personne amène sa perspective de la situation et vous espérez que ça va vous aider à améliorer votre jeu.»

Tatar n’est toutefois pas du genre à s’apitoyer sur son sort.

Gallagher avait noté après la rencontre de samedi que Tatar avait été le premier à accueillir les joueurs dans le vestiaire pour célébrer la victoire de 2-1 face aux Maple Leafs.

«Il est toujours de bonne humeur, a souligné le défenseur Ben Chiarot. Il est un bon coéquipier, et vous n’auriez pas pu deviner qu’il avait été laissé de côté.»

Tempête dans un verre d’eau

Pour sa part, Julien a tenté de calmer le jeu mercredi, soulignant qu’il s’agissait d’une petite tempête dans un verre d’eau.

«Cette saison, nous allons avoir besoin de tout le monde pour avoir du succès et ça inclut Tatar, a-t-il rappelé. Il peut réellement nous aider. Il ne faut pas partir en peur avec le fait qu’il a sauté un match.

«Il n’y a pas beaucoup de points négatifs contre lui. Il est un bon gars d’équipe, une bonne personne. Il était content que l’équipe ait gagné. Il sait que nous avons besoin de lui. C’est à lui de revenir en force quand il en aura la chance, et c’est tout ce que nous lui demandons.»

Tatar a été le meilleur pointeur du Tricolore la saison dernière, avec 61 points en 68 matchs, loin devant Phillip Danault au deuxième rang avec 47. Il a vite fait sa niche au sein de l’équipe après son acquisition des Golden Knights de Vegas en compagnie de Nick Suzuki, et en retour de Max Pacioretty.

Négociations

Malgré tout, le vétéran âgé de 30 ans pourrait en être à sa dernière saison avec le Canadien. Le contrat de Tatar, qui lui rapportait un salaire moyen annuel de 5,3 millions $ US par saison, arrivera à échéance au terme de la campagne en cours.

Bergevin a rappelé l’importance de bien gérer sa masse salariale, sachant que des joueurs comme Suzuki, Alexander Romanov et Jesperi Kotkaniemi commanderont éventuellement des augmentations salariales.

Tatar a dit ne pas être au courant de négociations avec le Tricolore, laissant son agent gérer ce dossier. Il a également insisté pour dire qu’il ne s’en faisait pas trop avec tout ça.

«J’essaie de ne pas trop y penser. On verra ce que l’avenir me réservera, a-t-il dit. Mon but cette saison est d’aider l’équipe à se rendre plus loin que l’an dernier en séries. Je me concentre là-dessus et j’essaie de travailler fort, tout en continuant à avoir du plaisir à le faire.»

Tatar a aussi noté qu’il aurait aimé avoir l’occasion de vite pouvoir réintégrer la formation du Canadien. Malheureusement pour lui, l’équipe profitait d’une semaine sans match. Le Tricolore sera de retour en action seulement samedi, quand il accueillera les Maple Leafs au Centre Bell.