Gustav Green, du Danemark, perd les pédales devant Nick Suzuki.

Suzuki offre des options à Tim Hunter

VANCOUVER — Il n'a toujours pas disputé un seul match régulier dans la LNH, mais l'attaquant d'Équipe Canada junior Nick Suzuki a déjà un bagage intéressant d'expérience au niveau professionnel.

Natif de London, en Ontario, et âgé de 19 ans, Suzuki a été sélectionné au 13e rang du repêchage de la LNH en 2017 par les Golden Knights de Vegas. Puis, Suzuki a été la pièce centrale de la transaction qui a envoyé le capitaine du Canadien de Montréal Max Pacioretty aux Golden Knights avant le début de la campagne.

«C'est un peu particulier de changer d'équipe avant d'avoir commencé sa carrière dans la LNH, a raconté Suzuki avant le premier match du Canada au Championnat mondial junior face au Danemark.

«C'est aussi assez spécial de maintenant faire partie de l'organisation du Canadien, une des plus grandes équipes de l'histoire du hockey.»

Suzuki avait participé au camp des Golden Knights en septembre 2017, avant d'être renvoyé à l'Attack d'Owen Sound, dans la Ligue de hockey junior de l'Ontario. Cet automne, il a disputé trois matches préparatoires avec le Canadien avant d'être à nouveau retourné au niveau junior.

Las Vegas a peut-être un charme différent, mais Suzuki a été impressionné par la riche tradition de Montréal.

«Quand j'étais à Vegas, l'aréna venait d'être construit, a-t-il raconté. Mais de jouer au Centre Bell, c'est assez spécial pour un Canadien. Vous ressentez la richesse de l'histoire de l'équipe, du vestiaire jusqu'aux plus hauts gradins.»

Le Canadien, qui a aussi obtenu Tomas Tatar et un choix de deuxième tour en 2019 en retour de Pacioretty, aime les habiletés et la vitesse de Suzuki, que certains voient devenir un marqueur de 30 buts dans la LNH.

Suzuki, qui a amassé 20 buts et 23 aides en 28 matches avec l'Attack cette saison, a admis qu'il avait été surpris au moment d'apprendre la transaction.

«J'étais sous le choc, a-t-il reconnu. Je ne savais pas qu'on parlait de m'échanger ou qu'une autre équipe s'intéressait à moi.

«D'entendre Marc Bergevin affirmer que j'étais la pièce centrale de l'échange, c'était spécial. Ça donne confiance. Vous savez que vous arrivez à un endroit où vous êtes vraiment voulu. Je suis très heureux de faire partie de l'organisation du Canadien et j'ai comme objectif de leur donner raison de m'avoir acquis.»

Suzuki a passé la majorité de sa carrière à jouer au centre, mais il est aussi à l'aise à l'aile droite. Avec Équipe Canada junior, Suzuki a surtout évolué à l'aile droite d'Alexis Lafrenière et Jaret Anderson-Dolan. Il a aussi été employé en avantage numérique.

L'entraîneur-chef Tim Hunter croit que Suzuki a les habiletés pour être utilisé à toutes les sauces.

«Nick est un joueur polyvalent, a noté Hunter. Il a beaucoup de talent, probablement plus que vous ne le pensez.

«Nous sommes heureux de pouvoir compter sur un joueur comme lui, qui est aussi ouvert à l'idée de jouer à différentes positions et dans différentes situations.»

De son côté, Suzuki espère seulement être en mesure de faire une différence pour l'équipe.

«Je crois que je peux être employé avec différents joueurs, a-t-il dit. Je peux démontrer l'étendue de mon talent, je peux récupérer des rondelles le long de la rampe. Je peux jouer au centre ou à l'aile, je crois pouvoir aider tous les trios.

«Je crois qu'il est important pour un joueur d'être polyvalent. Les entraîneurs peuvent ainsi vous faire confiance dans différentes situations et vous avez plus de temps de jeu.»