Brendan Gallagher et ses coéquipiers du Canadien se sont butés à Jonathan Quick.

Quick se charge du Canadien

MONTRÉAL — Jonathan Quick a réalisé 40 arrêts et il a été l’artisan d’une victoire de 4-0 des Kings de Los Angeles face au Canadien de Montréal jeudi soir, au Centre Bell.

Quick, qui avait limité le Tricolore à un but en 37 tirs il y a huit jours, à Los Angeles, a été encore meilleur cette fois-ci.

Il a fermé la porte à toutes les attaques du Canadien, surtout pendant les 40 premières minutes de jeu après lesquelles il avait déjà reçu 29 rondelles.

Il faut d’ailleurs croire que son rendement a miné le moral de la troupe de Claude Julien, car celle-ci a dû patienter jusqu’à la septième minute de jeu du troisième vingt pour obtenir son 30e tir du match, un lancer des poignets inoffensif de Jeff Petry pendant une supériorité numérique.

La performance de Quick lui a permis de récolter un 46e jeu blanc en carrière, un deuxième cette saison, un deuxième à vie contre le Canadien, tous deux au Centre Bell. Quick a maintenant gagné ses six dernières sorties contre la formation montréalaise.

Pendant que les attaquants du Canadien se butaient à une muraille à une extrémité de la patinoire, ceux des Kings ont profité d’à peu près toutes leurs bonnes chances de marquer contre Carey Price, qui a été la cible d’applaudissements dérisoires au troisième vingt.

À sa décharge, deux des buts des Kings ont été le résultat d’erreurs directes du Canadien en zone défensive, ceux d’Adrian Kempe (6e) et de Tyler Toffoli (3e), inscrits à 11 secondes d’intervalle vers la toute fin de la première période.

De plus, Kempe, qui avait marqué trois buts la semaine dernière contre le Canadien, a battu Price en faisant dévier un tir de Derek Forbort. Ce scénario s’est répété sur le but de Kurtis MacDermid (1er), dont le tir a bifurqué sur le bâton d’Andrew Shaw, tôt en troisième période.

Anze Kopitar (7e), grâce à un superbe tir des poignets au deuxième vingt, a marqué l’autre but des Kings contre Price, qui a fait face à 27 rondelles.

La deuxième moitié de la troisième période s’est jouée devant des gradins à moitié vides et sous les huées bien senties de plusieurs des partisans qui avaient choisi de rester à leur siège.

Les hommes de Claude Julien tenteront de renouer avec la victoire samedi soir en recevant la visite de David Desharnais et des Rangers de New York, une équipe dont le début de saison est à peine moins laborieux que celui du Canadien.

Jeudi soir, les Rangers ont mérité une troisième victoire cette saison contre les pauvres Coyotes de l’Arizona, qui ont perdu leurs dix premiers matchs du calendrier.

Mette ne tient rien pour acquis

Le Canadien de Montréal a tenu une séance optionnelle d’entraînement jeudi, au Complexe sportif Bell de Brossard à laquelle a participé, sans surprise, Victor Mete. De toute façon, l’idée de profiter d’une matinée de congé ne lui a jamais traversé l’esprit.

La belle aventure que vit le jeune homme de 19 ans, qui a commencé dès les premiers moments du camp d’entraînement, s’est poursuivie en soirée, lors de la visite des Kings de Los Angeles.

Victor Mete entre en collision avec Carey Price en première période du match de jeudi. Le défenseur de 19 ans impressionne à sa première année avec le Canadien de Montréal.

Il a disputé son 10e match, un jalon loin d’être historique, mais qui a une certaine valeur pour tout hockeyeur de moins de 20 ans issu des rangs juniors, puisque la saison en cours, dorénavant, comptera officiellement comme une année écoulée à son contrat.

Étrangement, et malgré tous les commentaires positifs émis par l’entraîneur-chef Claude Julien jusqu’à maintenant, ainsi que par le directeur général Marc Bergevin lors de sa rencontre avec les journalistes mercredi, Mete ne tenait toujours rien pour acquis.

« On ne m’a pas informé de façon officielle. Je suppose que je serai dans la formation. (Jeudi) matin, c’était un entraînement optionnel et bien sûr, j’allais être présent. Mais on ne m’a rien dit. »

Lors de sa rencontre avec les médias après la séance d’entraînement, Julien a de nouveau eu de bons mots à l’endroit de Mete, notamment au niveau de son attitude générale.

« Il est apprécié par tous ses coéquipiers dans le vestiaire. Il est très respectueux, il est à sa place et sur la patinoire, il continue de jouer de l’excellent hockey. C’est bon de l’avoir au sein de l’équipe et il sera ici (jeudi) soir parce qu’il n’y a aucun doute dans notre esprit qu’il a sa place ici. »

Au passage, Julien a reconnu que le développement de Mete a été facilité par le rôle que joue Shea Weber auprès de lui.

« On les sent à l’aise et capables de bien réagir l’un à l’autre. Ça ne veut pas dire qu’ils seront toujours ensemble et je ne dis pas que nous allons les séparer non plus. Il pourrait y avoir des matchs où ils ne seront pas réunis. Nous l’avons fait à Washington, ça n’a peut-être pas fonctionné, mais il y avait une raison derrière ça. »

Dans les faits, l’entraîneur-chef du Canadien n’a fait que reprendre ce qu’il avait essayé l’an dernier avec les Bruins de Boston. « Je l’ai vu (Mete) au camp de perfectionnement et j’étais curieux de savoir ce qu’il pourrait faire avec un joueur comme Shea, parce que j’ai vécu l’expérience avec (Brandon) Carlo et (Zdeno) Chara. De tels joueurs sont de bons meneurs et ils sont bons avec les jeunes. Ils s’assurent qu’ils demeurent détendus, ils leur parlent beaucoup et ils tentent de rendre la tâche des jeunes aussi facile que possible. Jusqu’à maintenant, cette expérience fonctionne bien pour nous. »

Mete n’hésite nullement à louer la contribution de Weber. « Il m’inclut tout le temps avec les autres membres de l’équipe lorsque nous jouons à l’étranger. Il me montre comment gérer les situations dans la ligue pour un jeune de 19 ans. Je peux lui demander n’importe quoi et il accepte toujours de m’aider. »

L’utilisation régulière de Mete avec le Canadien et les commentaires élogieux qu’il reçoit de toutes parts provoquent, par ailleurs, des sentiments ambivalents chez ceux qui étaient ses coéquipiers avec les Knights de London dans la Ligue junior de l’Ontario.

« Je reçois beaucoup de messages de leur part me demandant ce qui arrive. Ils sont déçus de voir que je ne suis pas de retour avec eux, mais ils sont contents de voir ma carrière avancer. »