Andrew Shaw est bloqué par le gardien des Kings de Los Angeles Jonathan Quick, jeudi soir, en deuxième période.

Les insuccès du Canadien à l'attaque: un prolongement de la saison dernière

ANALYSE / Alors qu’il pensait avoir fait un pas dans la bonne direction avec sa victoire de 5-1 mardi soir contre les Panthers de la Floride, le Canadien de Montréal est retombé dans ses mauvaises habitudes, 48 heures plus tard.

Une attaque qui obtient sa vaste part de tirs aux buts, mais qui peine à loger le disque dans le filet adverse; un rival qui marque et qui frappe de nouveau à peine quelques secondes plus tard; Carey Price qui n’arrive pas à voler un but ou à réparer la gaffe d’un coéquipier.

Les hommes de Claude Julien ont vécu tout ça jeudi soir, une fois de plus cette saison, dans une défaite de 4-0 aux mains des Kings de Los Angeles, une deuxième par jeu blanc, déjà, en seulement dix matchs.

Chassez le naturel?

Comme le disaient à l’unisson les joueurs et l’entraîneur-chef du Tricolore après le match, l’équipe a connu un excellent départ. Elle dominait 16-6 au chapitre des tirs aux buts avec un peu plus d’une minute à jouer au premier vingt lorsque les Kings ont marqué deux fois en 11 secondes, sur autant de tirs, aidés par autant d’erreurs.

Et lorsque Anze Kopitar a porté le score 3-0 avec un peu plus de cinq minutes à jouer à la période médiane, on pouvait déjà inscrire une septième défaite en temps réglementaire à la fiche du Tricolore. Inconsciemment, les joueurs du Canadien devaient le penser aussi car il leur a fallu environ sept minutes pour décocher un premier tir au troisième vingt.

Tout ça en dit long sur l’incapacité de produire de cette attaque, qui vivote au dernier rang dans la LNH avec 17 buts alors qu’elle occupe le sommet de la ligue avec une moyenne de 38,4 tirs par partie! Même les Coyotes de l’Arizona, toujours à la recherche d’une première victoire, ont marqué plus souvent!

Cette incapacité est amplifiée par le fait que le Canadien se classe dans le top-10 dans la LNH avec 41 supériorités numériques, dont cinq contre les Kings.

«À un moment donné, les bonds vont tourner en notre faveur. Ça ne peut pas durer pendant 82 matchs», a lancé un Charles Hudon qui est apparu à la fois passionné et désemparé face aux déboires de l’équipe.

Mais dans les faits, les problèmes actuels du Canadien à l’attaque sont un prolongement de la deuxième moitié de 2016-2017. Lors des sept dernières rencontres de l’équipe sous le règne de Michel Therrien, le Tricolore a été limité à 10 buts - dont cinq dans le même match - et subi trois défaites par blanchissage.

L’arrivée de Claude Julien à la mi-février a servi d’électrochoc de moyenne intensité, mais les 11 buts inscrits lors des six parties éliminatoires contre les Rangers de New York auraient dû servir de présage. Ça, et l’incapacité de Marc Bergevin non seulement à bonifier son attaque pendant l’été, mais à garder en ses rangs Andrei Markov et Alexander Radulov, qui pourraient sûrement aider une formation limitée à un but ou moins lors de cinq de ses dix premiers matchs du calendrier.

Pendant les quatre dernières saisons, les joueurs du Canadien auraient souhaité que le mois d’octobre dure toute l’année. Mais celui de 2017 ne peut pas se terminer trop rapidement. Si seulement novembre promettait d’être facile, les partisans auraient peut-être raison d’espérer un favorable revirement

Alors qu’il pensait avoir fait un pas dans la bonne direction avec sa victoire de 5-1 mardi soir contre les Panthers de la Floride, le Canadien de Montréal est aussitôt retombé dans ses mauvaises habitudes, 48 heures plus tard.

Une attaque qui obtient sa vaste part de tirs aux buts, mais qui peine à loger le disque dans le filet adverse; un rival qui marque et qui frappe de nouveau à peine quelques secondes plus tard; Carey Price qui n’arrive pas à voler un but ou à réparer la gaffe d’un coéquipier.

Les hommes de Claude Julien ont vécu tout ça jeudi soir, une fois de plus cette saison, dans une défaite de 4-0 aux mains des Kings de Los Angeles, une deuxième par jeu blanc, déjà, en seulement dix matchs.

Chassez le naturel?

Comme le disaient à l’unisson les joueurs et l’entraîneur-chef du Tricolore après le match, l’équipe a connu un excellent départ. Elle dominait 16-6 au chapitre des tirs aux buts avec un peu plus d’une minute à jouer au premier vingt lorsque les Kings ont marqué deux fois en 11 secondes, sur autant de tirs, aidés par autant d’erreurs.

Et lorsque Anze Kopitar a porté la marque à 3-0 avec un peu plus de cinq minutes à jouer à la période médiane, on pouvait déjà inscrire une septième défaite en temps réglementaire à la fiche du Tricolore. Inconsciemment, les joueurs du Canadien devaient le penser aussi car il leur a fallu environ sept minutes pour décocher un premier tir au troisième vingt.

Tout ça en dit long sur l’incapacité de produire de cette attaque, qui vivote au dernier rang dans la LNH avec 17 buts alors qu’elle occupe le sommet de la ligue avec une moyenne de 38,4 tirs par partie! Même les Coyotes de l’Arizona, toujours à la recherche d’une première victoire, ont marqué plus souvent!


À un moment donné, les bonds vont tourner en notre faveur. Ça ne peut pas durer pendant 82 matchs
Charles Hudon

Cette incapacité est amplifiée par le fait que le Canadien se classe dans le top-10 dans la LNH avec 41 supériorités numériques, dont cinq jeudi soir contre les Kings.

«À un moment donné, les bonds vont tourner en notre faveur. Ça ne peut pas durer pendant 82 matchs», a lancé un Charles Hudon qui est apparu à la fois passionné et désemparé face aux déboires de l’équipe.

Mais dans les faits, les problèmes actuels du Canadien à l’attaque sont un prolongement de la deuxième moitié de 2016-2017. Lors des sept derniers matchs de l’équipe sous le règne de Michel Therrien, le Tricolore a été limité à 10 buts - dont cinq dans le même match - et subi trois défaites par blanchissage.

L’arrivée de Claude Julien à la mi-février a servi d’électro-choc de moyenne intensité, mais les 11 buts inscrits lors des six matchs éliminatoires contre les Rangers de New York auraient dû servir de présage. Ça, et l’incapacité de Marc Bergevin non seulement à bonifier son attaque pendant l’été, mais à garder en ses rangs Andrei Markov et Alexander Radulov, qui pourraient sûrement aider.

Pendant les quatre dernières saisons, les joueurs du Canadien auraient souhaité que le mois d’octobre dure toute l’année. Mais celui de 2017 ne peut pas se terminer trop rapidement. Si seulement novembre promettait d’être facile, les partisans auraient peut-être raison d’espérer un favorable revirement de situation. Mais avec une formation aussi fragile, rien n’est moins certain.

de situation. Mais avec une formation aussi fragile, rien n’est moins certain. À moins d’un autre électrochoc...