Carey Price stoppe un lancer lors de la troisième période du match contre les Panthers, mardi soir, à Montréal.

Le CH livre une première performance de presque 60 minutes

ANALYSE / MONTRÉAL - C’est jour de photo d’équipe mercredi au Centre Bell. Et il y a fort à parier que le photographe officiel du Canadien de Montréal saura obtenir de beaux sourires de la part des joueurs et des dirigeants, après la solide prestation du Tricolore la veille contre les Panthers de la Floride.

Face à une formation tonifiée par sa victoire à Washington quelques jours plus tôt, la troupe de Claude Julien a livré ce qui s’est le plus rapproché d’une performance complète de 60 minutes dans un gain de 5-1.

Le début de match du Canadien a été peu convaincant, mais comme il l’a si souvent fait dans le passé dans des circonstances semblables, Carey Price a protégé son filet avec conviction et aplomb.

Parlez-en au talentueux Aleksander Barkov, qui, aidé par un peu de mollesse de la part des défenseurs du Canadien, s’est donné deux belles chances de faire vibrer les cordages pendant les quatre premières minutes de jeu du match. Chaque fois, il a trouvé chaussure à son pied.

À l’exception du match inaugural à Buffalo, Price avait jusque-là livré des performances moyennes et avait rarement réussi l’arrêt-clé qui allait relancer ses coéquipiers.

Ce fut le cas mardi, bien que le regain de vie a tardé à se manifester, a constaté Claude Julien.

«C’est sûr que ça aide quand tu vois ton gardien réaliser des arrêts importants, mais ça nous a pris un peu plus de temps que ça avant de démarrer comme on le voulait», a fait remarquer l’entraîneur-chef du Tricolore, en faisant particulièrement allusion aux deux très bonnes chances de marquer de Barkov.

«Mais un bon gardien te donne toujours de la confiance, c’est sûr, a-t-il renchéri. Le reste (du match), les gars ont travaillé fort pour retrouver notre confiance et notre façon de jouer.»

Cette ardeur au jeu a éventuellement mené à une explosion de trois buts en 1:35 vers la fin de la deuxième période et un troisième vingt lors duquel, pour la première fois en deux semaines, les joueurs du Canadien semblaient en plein contrôle de la situation sur la patinoire.

«Ça nous a libérés de beaucoup de poids de nos épaules, a reconnu Julien. Le match après un voyage en Californie est toujours difficile. On n’en a pas parlé, mais en réalité ces rencontres sont souvent ardues.

«Quand on s’est retrouvé en déficit 1-0, il était important de ne pas perdre de vue notre objectif, de ne pas paniquer. Il fallait trouver une solution et nous y sommes parvenus. Une fois que nous avons marqué les deuxième et troisième buts, soudainement les gars ont joué comme on les sait capables de le faire», a ajouté Julien.

Price, Shea Weber, Brendan Gallagher et Jonathan Drouin, qui ont tous contribué à ce réveil nécessaire, ont tour à tour déclaré qu’il y avait encore très loin de la coupe aux lèvres et que l’équipe ne s’est pas encore sortie du trou qu’elle a elle-même creusé.

«C’est dans ma mentalité. On gagne un match, c’est très bien, mais il faut tourner la page et passer au suivant», a déclaré Price.