Le retour de Shea Weber n'a pas aidé le Canadien à améliorer son avantage numérique.

Le Canadien est-il à cours de solutions pour relancer son avantage numérique?

MONTRÉAL — Le match commençait à glisser entre les doigts du Canadien samedi quand il s’est retrouvé en avantage numérique en deuxième période. Mais comme ça arrive souvent depuis plusieurs semaines, la formation montréalaise a été incapable de profiter de cette occasion, puis le vent a rapidement tourné.

Jonathan Drouin a décoché le seul tir au but du Canadien pendant cet avantage numérique plutôt désorganisé, puis les Flyers de Philadelphie ont inscrit deux buts quelques minutes plus tard, en route vers une victoire de 5-2.

Si Drouin a refusé la théorie selon laquelle cet avantage numérique infructueux avait été le point tournant dans la rencontre, son entraîneur-chef avait une vision différente des choses après le match.

«C’est sûr que ça n’aide pas quand votre avantage numérique ne génère absolument rien. (...) Cet avantage numérique là n’a pas donné grand-chose et le vent a semblé tourner par après,» a dit Julien.

Le Canadien n’a que deux buts en avantage numérique en 27 occasions à ses 11 dernières sorties. Et globalement depuis le début de la campagne, il occupe toujours le dernier rang de la LNH avec une efficacité de 12,6 pour cent.

Shea Weber se retrouve au troisième rang à travers la LNH au chapitre des buts en avantage numérique par un défenseur depuis son arrivée avec le Canadien en 2016 avec 16 - incluant 12 lors de sa première et seule saison complète avec le Tricolore. Il n’a toutefois inscrit que deux points en avantage numérique, deux buts, en 26 rencontres depuis son retour au jeu le 27 novembre après avoir raté presque une année complète à la suite d’opérations à un pied et à un genou.

Weber cachait mal sa frustration concernant les insuccès de l’avantage numérique après la défaite face aux Flyers.

«Vous me posez la question après chaque match. Je suis désolé, mais je n’ai pas de solutions, a-t-il affirmé. J’aimerais en avoir une, mais si c’était le cas, le problème aurait déjà été réglé.»

Julien semblait aussi à court d’explications.

«Nous envoyons 10 de nos meilleurs joueurs sur la glace, mais ils doivent prendre de meilleures décisions, a-t-il dit. C’est difficile à expliquer parce que nous sommes meilleurs à cinq contre cinq avec les mêmes joueurs qui évoluent à cinq contre quatre. Quelque chose doit s’améliorer. C’est la prise de décision, le choix de jeux. Des choses doivent s’améliorer parce que nous ne sommes pas du tout une menace en avantage numérique. C’était un peu mieux lors de certaines des dernières rencontres, mais (samedi soir), nous avons eu un avantage numérique et nous n’avons rien fait.»

Après avoir disputé 10 matchs en 17 jours depuis le début de janvier, le Canadien n’en a plus qu’un seul à l’horaire d’ici la fin du mois. Les joueurs et les entraîneurs auront non seulement l’occasion de se changer les idées, mais aussi un peu de temps pour peut-être retravailler certains éléments à la table à dessin.

Mais dans une saison où l’attitude est le mot-clé de l’équipe, la solution pourrait peut-être passer de ce côté-là.

«Tout le monde, et pas seulement en avantage numérique, mais aussi à cinq contre cinq, doit trouver un moyen d’envoyer la rondelle dans le fond du filet, a rappelé Max Domi, qui a marqué trois des 20 buts en supériorité numérique des siens cette saison. Quand ça va moins bien, vous avez parfois besoin d’un but moins joli, sur un tir qui dévie sur le derrière d’un joueur ou un patin. Il faut aller dans les endroits désagréables. Nous ne le faisons pas et c’est ce dont nous avons besoin.»

Le Canadien disputera un dernier match avant la pause du match des étoiles mercredi, quand il accueillera les Coyotes de l’Arizona.