Les Canadiens ont signé une autre défaite jeudi soir.

La grogne s’installe

(Analyse) La solution est à l’interne, clamait Marc Bergevin lorsqu’il a accordé une audience aux médias mercredi. Il a aussi dit qu’il ne regrettait aucune de ses décisions estivales, que son club était aussi bon qu’il le pensait et qu’il y avait de la malchance dans ce début de saison catastrophique. Manquait juste un peu de confiance pour que le fudge prenne…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que son Canadien ne l’a pas bien fait paraître jeudi face aux Kings. La façon de perdre est plus problématique que le pointage. Vos p’tits gars ont joué avec entrain jeudi. L’effort y était. À la fin d’un voyage de sept jours ponctués de sept matchs, et privés de Jeff Carter, les Kings ne pouvaient être plus vulnérables. Pourtant, le Canadien n’est même pas passé proche!

Jonathan Quick a mis Carey Price dans sa petite poche. C’est déjà la cinquième fois cette saison que l’Élu accorde au moins cinq buts. Mais cette défensive est meilleure que l’an dernier, pas vrai?

Ce serait injuste de blâmer uniquement Price. L’attaque n’a même pas été en mesure de lui acheter un but. Certains diront qu’en laissant moisir un marqueur de 30 buts sur un quatrième trio, entouré de deux joueurs de la Ligue américaine, le Canadien n’optimise certainement pas sa chance de faire briller la petite lumière rouge derrière le gardien… En déficit de trois buts, Claude Julien a fini par offrir plus de glace à Alex Galchenyuk. Pauvre Chucky, c’est pas drôle se faire barouetter comme ça. Doit être mêlé comme un jeu de cartes quand il se réveille le matin. 

Chose certaine, cette défaite a fait grimper d’un cran la grogne chez les partisans. Elle était déjà présente sur les réseaux sociaux, elle s’est rendue jusqu’aux gradins. Il y a eu des huées jeudi, et pas mal d’applaudissements en fin de match lorsque Price touchait à la rondelle. J’ose à peine imaginer le cirque si un scénario semblable se produit samedi face aux Rangers.